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Festivals au jardin cet été!

13 juillet 2018 Posted by Agenda, Professionnel 0 thoughts on “Festivals au jardin cet été!”

L’été est un moment propice aux festivals. Les vacances, le beau temps, autant de conditions idéales pour apprécier des moments en extérieur. Si l’on associe le plus souvent festival et musique, certains évènements sont également consacrés aux créations paysagères. Découvrez notre petit aperçu des grands rendez-vous estivaux pour les amateurs de jardins.

 

Le Festival international des Jardins de Chaumont sur Loire

Jardin « La Possibilité d’une île » Festival des jardins de Chaumont 2018

 

Le Festival international des Jardins de Chaumont-sur-Loire, rendez-vous incontournable des amoureux de jardin, revient pour sa 27e édition. Jusqu’au 4 novembre, les amateurs de jardin pourront découvrir trente créations au festival international de Chaumont-sur-Loire avec pour thème « Les jardins de la pensée ». Il s’agira pour les lauréats du concours d’explorer le rapport entre pensée et jardin, la façon dont la capacité de réflexion de l’homme peut s’exprimer à travers la création paysagiste. Pour cette 28ème édition, le festival accueillera également les créations de personnalités reconnues telles que Bernard Lassus, homme aux multiples facettes, à la fois paysagiste, peintre, urbaniste mais aussi chercheur et universitaire. L’Oulipo ( L’Ouvroir de littérature potentielle), le groupe littéraire auquel sont associées d’illustres figures littéraires telles que Raymond Queneau ou Geoges Perec, sera aussi de la partie avec son projet au titre on ne peut plus oulipien, « Le jardin des voyelles ».

Découvrez notre série d’articles sur les jardins présentés au festival : Le livre des sables, La possibilité d’une île, Le temple de la pensée

 

Festival international des Jardins de Chaumont-sur-Loire :                                                                     

Domaine régional de Chaumont-sur-Loire, 41150 Chaumont-sur-Loire                                               

Du 24 avril au 4 novembre 2018.

 

Annecy Paysages :

« Extended Island » de Javier Riera ; Annecy Paysages

 

Cette année, la Scène nationale avec la ville d’Annecy et l’ensemble des partenaires locaux des arts plastiques et du patrimoine, créent la première édition de « Annecy Paysages ». Ce festival essentiellement consacré aux installations paysagères dans l’espace public présente 23 créations d’artistes, paysagistes, architectes et designers. Dans une ville en mouvement par sa croissance démographique, sa recomposition territoriale et la mutation de son usage par la population, « Annecy Paysages » questionne à la fois le mouvement et les contenus qui en découlent. Les installations abordent les relations entre paysages naturels et espaces naturels en milieu urbain. Elles réactualisent également la place du spectateur face au paysage naturel et urbain et lui proposent un autre rapport à l’art en déplaçant la scène vers l’espace partagé de la ville.

 

Festival Annecy Paysages :                                                                                                                                       

Bonlieu Scène nationale, 1 rue Jean Jaurès 74000 Annecy                                                                         

Du 30 juin au 2 septembre 2018. Accés libre

 

 

Festival Art, villes et paysage

Festival Art, villes et paysage

 

Le festival Art, villes & paysage revient pour une 9e édition jusqu’au 21 octobre à Amiens. 10 nouvelles créations seront ainsi réalisées in situ, s’ajoutant à la quarantaine de jardins et installations déjà crées. 46 œuvres au total seront accessibles à pied depuis la ville sur l’île aux fagots et dans la partie sauvage des hortillonnages en barque autour de l’étang de Clermont.

 

L’accès au festival est gratuit. Les hortillonnages se situent à proximité de la gare d’Amiens, de la cathédrale et du centre-ville. Pour visiter le festival (les créations sont installées sur l’île aux Fagots, l’île Robinson, le chemin du Malaquis et autour de l’étang de Clermont), plusieurs circuits à pied, en barque ou en vélo sont possibles.

 

 

Festival Lieux Mouvants

Festival Lieux Mouvants, Journée des plantes © Lieux Mouvants

 

Lieux Mouvants est une manifestation culturelle organisée chaque été, dans des lieux naturels du Centre Bretagne, par l’association Dialogues avec la Nature. On pourra y découvrir deux expositions autour du jardin avec les photos de créations paysagères de Pascal Cribier et Marianne Lavillonnière ainsi que la diffusion de films de jean-Philippe Teyssier réalisés pour Arte. Deux journées à thème autour de l’art des jardins sont également prévues. Le samedi 25 août et dimanche 26 août, le village de Saint Antoine accueillera des pépiniéristes collectionneurs, des paysagistes et des spécialistes de l’art du jardin en France. Les visiteurs pourront ainsi rencontrer Pierre Bonnaure, (ancien jardinier en chef des Tuileries, du Palais-Royal et du musée Eugène-Delacroix, actuel responsable des parcs et jardins des résidences présidentielles) Jean Philippe Teyssier, (paysagiste, réalisateur des films de jardins sur Arte) ou encore Monique Mosser (grande spécialiste mondiale de l’art des jardins).

 

Le festival Lieux Mouvants se déroule du 24 juin au 26 août. Les exposition de photographies et de films se déroulent dans les maisons du village de Saint-Antoine de 10h à 18h tous les week-ends. La journée des plantes se tiendra samedi 25 août et dimanche 26 août Village de Saint Antoine 10h à 18h

Village de Saint Antoine, département des Côtes d’Armor, 22480 Lanrivain

 

 

 

 

 

 

Jardins Jardin : que retenir de l’édition 2018?

13 juin 2018 Posted by Agenda, Professionnel 0 thoughts on “Jardins Jardin : que retenir de l’édition 2018?”

La 15e édition de Jardins Jardin s’est achevée le dimanche 3 juin. Le salon a connu une augmentation de fréquentation pour une édition qui marque une évolution par rapport aux années précédentes. Retour sur un évènement majeur du monde du paysage.

 

Le succès de l’édition 2018 de Jardins Jardin

« Monsieur Paul », jardin de Pierre-Alexandre Risser et Solenn Moquet (Horticulture et Jardins). © Anthony Ondomat

 

La dernière édition de Jardins Jardin s’est achevée il y a 8 jours et l’heure est désormais au bilan. Avec ses 26 500 visiteurs, l’évènement a attiré 10% de visiteurs supplémentaires par rapport à l’année précédente. Pour 2018, l’accent a été mis sur les professionnels, avec l’organisation en avant-première d’un « mercredi des pros » qui a accueilli plus de 350 représentants des filières de l’agriculture, de l’horticulture, du paysage. Réunis dans la tente de l’Orangerie, ils ont animé trois conférences portant sur des thèmes d’actualité : agriculture urbaine, jardins patrimoniaux et villes vertes. Le salon a aussi été l’occasion de la traditionnelle remise de prix récompensant les jardins éphémères exposés. Parmi les plus notables, on peut retenir le prix Val’Hor/Cité Verte remis à la startup Up4Green pour son projet « La nature entre ciel et terre ». Il s’agit d’une installation végétale verticale, connectée et intelligente, qui est capable de s’adapter aux contraintes des villes durables. Le Prix de la Création Paysagère a  lui récompensé Pierre-Alexandre Risser et Solenn Moquet (Horticulture & Jardins) pour leur hommage à Paul Bocuse avec « Monsieur Paul », potager de 100 m2 célébrant les plantes qui passent du jardin à l’assiette. Le « coup de cœur » du jury a lui été décerné à « Projection », le jardin de Bernard Bois/Marcel Villette/N2B arrosage, création paysagère avec une vision prospective prenant en compte le réchauffement climatique et l’usage de l’eau.

 

Un évènement en phase de transition

« Projection », jardin de Bernard Bois/Marcel Villette/N2B arrosage. © Anthony Ondomat

 

Cette édition 2018 a été l’occasion de nouveautés. La Terrasse du bord de l’eau présentait le Bosquet des innovations, nouveau lieu dédié à l’innovation et à l’expérimentation. Le public y a découvert les projets de huit écoles (design, paysage, architecture) amenées à travailler sur le thème de la nature en ville. Dix-sept prototypes de design d’extérieur en cours d’édition étaient exposés, et les visiteurs échangeaient directement avec les lauréats du Concours de l’Innovation. Si une volonté de changement est perceptible, l’organisation du Carré du Sanglier, espace traditionnellement réservé aux jardins éphémères, nous a laissés quelque peu perplexes. Si, certaines créations étaient très réussies, telles que « Monsieur Paul » (Pierre-Alexandre Risser) ou « Projection » (Bernard Bois/Marcel Villette/N2B arrosage), tous deux récompensés, globalement les stands semblaient moins sophistiqués qu’à l’accoutumée pour le visiteur, peut-être par la présence de certains exposants dont la présentation relevait davantage de la scénographie classique de stand que du paysagisme à proprement parler. En revanche, l’espace terrasse semblait offrir davantage de propositions pour les petites surfaces urbaines. Ainsi, pour son édition 2018, Jardins Jardin nous est apparu comme un évènement entrant dans une phase de transition, ce qui ne l’empêche pas de rester un salon majeur du domaine, très agréable à parcourir, comme en témoignent les chiffres de fréquentation.

 

Découvrez notre vidéo de la dernière édition de Jardins Jardin :

 

 

David Kabla

Lancement du concours « Le Carré des Jardiniers » par Paysalia!

6 juin 2018 Posted by Agenda, Professionnel 0 thoughts on “Lancement du concours « Le Carré des Jardiniers » par Paysalia!”

Évènement important du monde du paysage, le salon Paysalia se déroule à Lyon tous les deux ans. Il accueille le Carré des Jardiniers, concours dont le sujet, « La place du village », a été révélé le week-end dernier lors d’une conférence durant Jardins Jardin à Paris.

 

Le Salon Paysalia, lieu d’échange pour les professionnels du paysage

Créé en 2009, le salon Paysalia rassemble tous les deux ans durant trois jours l’ensemble des acteurs de la filière du paysage en France. Cette manifestation co-produite par l’Unep et GL Events Exhibition vise à favoriser les découvertes et les échanges entre les différents professionnels de ce domaine. Des évènements conviviaux sont proposés afin de favoriser des rencontres entre ces différents acteurs : soirées, nocturnes, conférences, journées et parcours dédiés. On y présente également les dernières nouveautés (innovations techniques et esthétiques, ou respectueuses de l’environnement) dans l’Espace Innovations et les lauréats reçoivent leur récompense lors de la cérémonie de remise des trophées. La prochaine édition se déroulera à Lyon Eurexpo du 3 au 5 décembre 2019.

 

Le concours du Carré des Jardiniers

« Les gens heureux », jardin de Anne Cabrol, lauréate du Carré des Jardiniers 2017

 

Le Carré des jardiniers est un concours ayant lieu tous les deux ans dans le cadre du salon Paysalia. Il a été créé en 2011 par des professionnels du paysage et du jardin, dont Jean Mus architecte paysagiste de renom et président du jury. À travers cet évènement, il s’agit pour Paysalia de mettre en avant la figure du jardinier et sa capacité de création à travers l’exposition de son travail. La profession acquiert ainsi une plus grande visibilité auprès du public qui fait l’expérience des bénéfices, de la valeur ajoutée apportés par un paysagiste lors de la conception d’un jardin. Le concours est également l’occasion de révéler les talents de cette filière et de lancer de nouvelles tendances. Après une édition 2017 sur le thème des « Bon soins du Docteur Jardin », l’évènement aura pour sujet en 2019 « La place du village ». Avec une augmentation constante de la population urbaine, on observe conjointement une désertification des villages et de leur centre. C’est ce constat qui a motivé le choix de la thématique de ce prochain concours qui aura pour objectif d’amorcer une revitalisation de ces petites villes et villages à travers leur végétalisation. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er mars 2019. Anne Cabrol, lauréate du concours 2017 avec son jardin « Les gens heureux », était présente pour le lancement de cette nouvelle édition. Elle n’a cependant pas pu présenter de jardin durant l’évènement Jardins Jardin comme c’est habituellement le cas pour le gagnant du Carré des Jardiniers.

 

Découvrez notre interview de Anne Cabrol, lauréate de l’édition 2017 du Carré des jardiniers :  

 

Pour plus d’informations sur le Carré des Jardiniers, vous pouvez consulter nos articles sur les jardins des finalistes du concours 2017 :

 

David Kabla

 

Ce week-end, tous à Versailles pour Esprit Jardin!

3 mai 2018 Posted by Agenda 0 thoughts on “Ce week-end, tous à Versailles pour Esprit Jardin!”

Esprit Jardin revient à Versailles pour sa 10e édition le samedi 5 et dimanche 6 mai ! L’évènement aura cette année pour thématique « L’art au jardin » et proposera aux visiteurs de nombreuses activités autour du domaine du paysage.

 

Esprit Jardin, rendez-vous des amateurs et des professionnels du paysage

Potager du roi © Ville de Versailles

 

Chaque année, la ville de Versailles accueille Esprit Jardin, évènement consacré aux jardins et à l’activité paysagiste. Pour cette nouvelle édition, l’évènement rassemblera plus de 80 exposants (pépiniéristes, fleuristes, paysagistes, décorateurs…) pour près de 25 000 visiteurs attendus. Esprit Jardin se déroulera dans le quartier de Saint-Louis, au Potager du roi et à la Pièce d’eau des Suisses, trois zones qui seront reliées par un parcours piétonnier. C’est l’occasion pour l’ancienne cité royale de valoriser son patrimoine végétal et architectural à travers l’organisation de nombreuses visites et activités.

 

Une découverte des « richesses végétales » de Versailles

 

Esprit Jardin propose chaque année un large panel d’activités. Pour la première fois, les visiteurs découvriront le parc Balbi, ancien jardin de collections d’essences rares du Comte de Provence, futur roi Louis XVIII. Des visites du Potager du roi par son directeur, Antoine Jacobsohn, seront également organisées samedi et dimanche à 15h. Le site, classé monument historique et jardin remarquable, a été construit entre 1678 et 1683 par Jean-Baptiste La Quintinie à la demande de Louis XIV. Il abrite aujourd’hui l’École nationale supérieure de paysage dont l’on pourra visiter les ateliers ce week-end. Une promenade proposera aussi de découvrir la faune et la flore de la ville de Versailles à travers une création sonore inspirée par la nature. La Cour des senteurs accueillera quant à elle des ateliers et des rencontres pour les amateurs de parfum et les gourmets friands de produits made in France. Un documentaire, suivi d’un débat, abordant la question des produits phytosanitaires et de l’agriculture biologique, Zéro Phyto 100% Bio, sera également projeté au Potager du roi samedi à 15h30. Cette année encore, Esprit Jardin propose donc une multitude d’activités qui feront découvrir aux visiteurs la richesse du patrimoine historique mais aussi végétal de Versailles.

 

Découvrez l’évènement Esprit Jardin en vidéo :

 

5 livres qui vous tiendront chaud en ce grand froid

27 février 2018 Posted by Livres, Plantes, Tendances 0 thoughts on “5 livres qui vous tiendront chaud en ce grand froid”

L’heure est venue d’enfiler nos gros pulls et de se blottir au coin du feu, abrités sous un plaid douillet. En ce grand froid qui perdure, on savoure une tasse de thé bien au chaud, et surtout on s’évade avec un beau livre. Notre sélection qui vous réchauffera à coup sûr !

Nos coups de cœur du moment

 

Vies sur l’eau

« Habiter sur l’eau », éd. Phaidon 39, 95 €. Parution en mars 2018

Domus Aurea, Alberto Campo Baeza and GLR Arquitectos, 2016, Monterrey, Mexico. Picture credit: Javier Callejas, javiercallejas.com (pages 206-7)

Pole House, F2 Architecture, 2017, Fairhaven, Australia. Picture credit: Tanja Milbourne (pages 74-5)

Exbury Egg, PAD Studio, SPUD Group, and Stephen Turner, 2013, Beaulieu River, Hampshire, UK. Picture credit: Nigel Rigden (page 166)

 

Un élégant panorama de 55 résidences bâties en harmonie avec l’eau qui les entoure. Océans, lacs, piscines ou source, l’eau a cette particularité de sculpter les paysages. Plus qu’un privilège, vivre sur l’eau apaise et nous offre son lot d’inspirations. Elle joue un rôle clef dans la conception des maisons. Certaines offrent une vue sur l’eau, d’autre la surplombent et certaines s’y reflètent. Dans tous les cas, le résultat est impressionnant. « L’eau peut finalement devenir la meilleure amie d’une maison », peut on lire dès le début du livre. En feuilletant ces belles pages, on ne peut qu’acquiescer.  « Habiter sur l’eau », éd. Phaidon 39, 95 €. Parution en mars 2018

Patrimoine dissimulé

« France abandonnée », photos de Sylvain Margaine, texte de David Margaine, éd. Jonglez

« France abandonnée », photos de Sylvain Margaine, texte de David Margaine, éd. Jonglez

« France abandonnée », photos de Sylvain Margaine, texte de David Margaine, éd. Jonglez

« France abandonnée », photos de Sylvain Margaine, texte de David Margaine, éd. Jonglez

 

Après le succès d’un premier livre, Sylvain Margaine aime parcourir la France en quête de lieux interdits, et laissés en marge. Un château oublié en région parisienne, une aciérie abandonnée à Gandrange, un cimetière de bateaux de guerre en Bretagne, un hôpital désaffecté dans le Sud-ouest, un fort militaire désormais interdit dans les Pyrénées…C’est une multitude de lieux voués à disparaître qui nous est présenté à travers ce beau livre. Tel un explorateur, Sylvain Margaine capture les trésors oubliés de notre patrimoine et leur rend la dignité qu’ils méritent. Il sort des sentiers battus et nous dévoile des trésors que nous ne voyons pas. « France abandonnée », photos de Sylvain Margaine, texte de David Margaine, éd. Jonglez

Jardin du Sud

« La Méditerranée dans votre jardin », Olivier Filipi, éd. Actes Sud, 39 €. Parution en mars 2018

 

On admire souvent la beauté des garrigues méditerranéennes. Puis on s’interroge : comment s’inspirer de ces paysages pour concevoir son jardin et en limiter l’entretien ? Les plantes sauvages du Sud offrent une diversité et une résistance sans limite. Elles permettent d’envisager des extérieurs au style résolument varié et riche. En cultivant ce type de jardinage, le jardinier doit cesser de se battre contre la nature pour instaurer une scène figée à tout prix. Il va prendre soin d’encourager –en douceur – l’évolution naturelle de son jardin. Richement illustré de plus de 400 photos, ce beau livre nous dévoile les nouvelles perspectives qu’offre le jardin méditerranéen mais aussi ces atouts dans toutes les régions L’année de leur 40e anniversaire, les éditions Actes Sud se renouvellent et nous offrent encore de belles pages. « La Méditerranée dans votre jardin », Olivier Filipi, éd. Actes Sud, 39 €. Parution en mars 2018

Jardin à manger

« Plantes sauvages comestibles », Steffe FLEISCHHAUER , Jürgen GUTHMAN, Roland SPIEGELBERGER, éd. Ulmer, 16, 90 €. Parution le 22 mars 2018

 

De plus en plus plébiscitée, les plantes sauvages s’invitent désormais dans nos assiettes. Ce livre richement illustré nous dresse un tour d’horizon des plantes comestibles, parmi les 50 les plus fascinantes. Fleurs, tiges, feuilles, graines et fruits, pour chaque plante, l’auteur détaille le goût, l’endroit ou la cultiver, les modes de conservations adaptés ainsi qu’une recette originale à tester. Pour une cueillette en toute sécurité, les plantes dangereuses et toxiques sont présentées en détail dans l’ouvrage. De quoi se concocter de bons dîners ! « Plantes sauvages comestibles », Steffe FLEISCHHAUER , Jürgen GUTHMAN, Roland SPIEGELBERGER, éd. Ulmer, 16, 90 €. Parution le 22 mars 2018

Plantes sur gravure

« The book of flowers », H. Walter Lack, éd. Taschen, 50 €

« The book of flowers », H. Walter Lack, éd. Taschen, 50 €

« The book of flowers », H. Walter Lack, éd. Taschen, 50 €

 

Un beau catalogue qui réunit toutes les gravures en couleur issues des illustrations de « Roses et Choix des plus belles fleurs et quelques branches des plus beaux fruits » de Pierre-Joseph Redouté (1759-1840). Ce peintre français a consacré toute sa vie à l’observation et à la représentation des plantes afin de composer des planches à l’aquarelle. Ensuite gravés sur cuivre et publiésavec une description, ces chefs-d’œuvre floraux valent le coup d’œil. Surnommé le « Raphaël des fleurs », Redouté est toujours considéré comme un maître en matière d’illustration botanique. « The Book of flowers », H. Walter Lack, éd. Taschen, 50 €

Un rendez-vous livre à ne pas manquer

Le Salon du Livre

16 – 19 mars 2018

Porte de Versailles

Paris

En 2018, le Salon du Livre a la joie d’accueillir la Russie en « pays invité d’honneur ». Pour cette édition, ce festival littéraire à part entière recevra 38 auteurs russes ainsi que de nombreux grands noms de la littérature d’aujourd’hui. A découvrir, des auteurs reconnus à l’internationale, mais également des talents émergents et prometteurs.

Emmanuelle Jung

(Re) découvrez l’ensemble de nos sélections de beaux livres à avoir dans son salon

Les Victoires du Paysage 2014 - Projet " La Caleta" à Dinard

Inscrivez-vous au concours des Victoires du Paysage !

21 février 2018 Posted by Agenda, Professionnel 0 thoughts on “Inscrivez-vous au concours des Victoires du Paysage !”

Les Victoires du Paysage reviennent cette année pour récompenser l’aménagement des plus beaux espaces verts. Les projets peuvent être proposés par un acteur privé, public ou encore un particulier, à condition d’avoir été réalisés par des professionnels.

Une 6e édition des Victoires du Paysage 

Les Victoires du Paysage 2014 - Projet " La Caleta" à Dinard

Les Victoires du Paysage 2014 – Projet « La Caleta » à Dinard, création de Eric Lequertier. © Victoires du Paysage

 

Après une dernière édition en 2016, les Victoires du Paysage reviennent cette année pour leur 6e édition. Ce concours, projet de Val’hor (Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage), récompense les plus beaux espaces verts. Créé en 2008, il a distingué 134 lauréats. L’objectif de cette initiative est de rendre nos villes plus vertes et notre cadre de vie plus agréable grâce au végétal et au paysage.

 

Les Victoires du Paysage : une grande variété de projets avec un désir commun de préservation de l’environnement

Les Victoires du Paysage - Projet d'un particulier pour un jardin biologique en ville

Les Victoires du Paysage – Projet d’un particulier pour un jardin biologique en ville. © Victoires du Paysage

 

Le concours est ouvert aux maîtres d’ouvrages privés comme publics et leur projet doit avoir été réalisé par des professionnels du paysage : des paysagistes concepteurs, des entreprises du paysage, des producteurs de plantes. Ainsi, les propositions varient selon le type de candidats. Les collectivités participent en présentant un aménagement d’infrastructure, de jardin urbain, de place, de quartier, d’espace naturel… Les entreprises et promoteurs y font découvrir leurs travaux sur des sièges sociaux, des hôtels, des immeubles… Quant aux particuliers, ils exposent leur création de terrasse, jardin ou parc paysagé. Il n’y a pas de contrainte de taille pour les projets proposés, les critères retenus étant ceux de la pertinence de la réponse aux enjeux du maître d’ouvrage, le respect des règles de l’art, l’esthétique et le développement durable. En effet, les Victoires du Paysage s’inscrivent dans la démarche citoyenne européenne Cité Verte qui vise à réintroduire le végétal dans la cité pour en faire redécouvrir les bienfaits. L’intégration des préoccupations environnementales dans la conception des espaces verts proposés est donc essentielle.

Informations pratiques

Pour pouvoir être pris en compte, les aménagements doivent être achevés depuis moins de 5 ans. L’inscription se fait gratuitement en ligne jusqu’au 15 mai 2018. Les nominés seront sélectionnés en juin et le jury visitera l’ensemble des espace pendant l’été. Après une sélection en octobre, la cérémonie de remise des prix se déroulera à Paris en décembre.

Site internet du concours : https://www.lesvictoiresdupaysage.com/

 

David Kabla

 

 

 

 

Claude Cormier, scénographe québécois du paysage

16 février 2018 Posted by Paysagiste, Professionnel, Rencontres 0 thoughts on “Claude Cormier, scénographe québécois du paysage”

Pour la Journée du Patrimoine canadien, cap sur Montréal  avec Claude Cormier !  Nous avons rencontré cette grande star du paysage en marge du  premier Sommet mondial du design en octobre dernier.

Réalisation Claude Cormier,  Hôtel Four Seasons, Toronto © Industryous Photography-

 

Paysage dual : entre nature et artifice

« Pour moi, le paysage c’est tout. Ce n’est pas seulement la nature ; elle n’est qu’un élément. J’ai grandi à la campagne et, à mon sens, ce n’était pas très sexy, c’était même « plat ». Par contre, l’idée de la ville, c’était magique, c’était même puissant », exprime-le très acclamé architecte et paysagiste star montréalais Claude Cormier, moins connu de ce côté de l’Atlantique, mais dont le nombre de sollicitations à faire des selfies lors du Sommet mondial du design de Montréal ne laissait aucun doute sur sa popularité. Ses réalisations débordent du cadre traditionnel de l’architecture de paysage, pour tisser des liens entre le design urbain, l’art public et l’architecture. A l’agence Claude Cormier + Associés, la création de paysage s’inspire d’éléments culturels puisés dans les musées et autres lieux. Ces éléments sont ensuite mis en scène, commente l’architecte paysagiste, qui n’hésite pas à convoquer la figure du théâtre. Ainsi, il n’utilise pas forcement des éléments naturels à proprement dit ou, « si je le fais, explique-t-il, je mets en opposition artifice et naturel dans des milieux urbains très durs. J’aime créer ces contrastes, car c’est souvent là qu’apparaissent de nouvelles choses. » En résultent des paysages tous sauf conventionnels, à l’instar du créateur, exaltant l’artifice, mêlant subrepticement réalité et surréalité. « Par l’utilisation de la couleur, des motifs et de la texture, l’optimisme contagieux et l’humour subversif de Claude Cormier se transforment en espaces sérieusement enjoués », peut-on lire sur le site internet de l’agence.

 

Claude Cormier,  Hôtel Four Seasons, Toronto © Guillaume Paradis CC +A .  Dans la cour intérieure, se confrontent deux parterres : l’un pavé, orné de motif de roses et embelli d’une fontaine rouge rubis en son centre, l’autre planté de massifs sur des plates-bandes, dont la composition prend l’allure d’un puzzle éclaté.

Paysage et création

L’activité de l’agence a débuté à Montréal, puis s’est déplacée à Toronto, une ville en effervescence, avant de rejoindre les Etats Unis, avec notamment deux projets au centre-ville de Chicago. Selon l’architecte paysagiste, la création contemporaine montréalaise – qu’elle concerne l’architecture, le paysage ou le design urbain – semble dépendante d’un système bien particulier : les concepteurs travaillent essentiellement sur appels d’offres, et sont surtout choisis sur l’estimation des coûts, alors qu’en France il y a davantage de considération pour la qualité des propositions. Pour Claude Cormier, ce fonctionnement québécois est discutable, surtout face à un Canada anglais affamé de nouveautés : « Je m’aperçois que le Canada anglais est très réceptif à de nouvelles idées. Je suis très inquiet pour Montréal là-dessus, parce qu’il faut suivre la parade, mais il faut alors reconnaître la valeur ajoutée dde ce que l’on apporte à l’espace public. » Pour lui, il est temps que les décisionnaires prennent conscience de la valeur de l’aménagement de l’espace public, véritable atout pour la ville et ses citoyens. A la question « Le design peut-il changer le monde ? », thématique annoncée du Sommet du design, Claude Cormier nous répond : « Oui, je pense que le design peut changer le monde, mais le vrai design. Pas le design à la mode, mais celui qui a une authenticité et qui répond à des problèmes. Le design, c’est l’art de mettre en relation les choses, de les mettre en symbiose. »

Claude Cormier, Hotel-Four Seasons Toronto © Guillaume Paradis CC+A-

Amélie Luquain

Un prix de plus pour le Jardin des IFS !

7 février 2018 Posted by Jardins à vivre, Plantes, Professionnel, Tendances 0 thoughts on “Un prix de plus pour le Jardin des IFS !”

Ouvert au public en 2016, le Jardin des IFS remporte sa 4e distinction en ce début d’année 2018. Désormais Lauréat du concours Art & Topiaires EBTS 2018, ce jardin historique situé à Gerberoy s’apparente à un véritable havre de paix et dévoile de surprenantes sculptures végétales.

Jardin des IFS

 

Le Jardin des IFS célèbre l’art topiaire

À peine ouvert au public, le Jardin des IFS décroche immédiatement le label « Arbres remarquables » pour 3 de ces ifs XXXL. En 2017, il est classé « Jardin remarquable » par le ministère de la culture et obtient la même année le « grand prix du public au Concours National de l’Arbre de l’année ». À  l’époque c’est son IF Igloo alors âgé de 400 ans, un géant de 9 mètres de diamètre et de 4 mètres de hauteur qui a fait son effet. Le « Prix Topiaire EBTS 2018 » devient la 4ème distinction attribuée au Jardin des IFS. Déployé dans le village médiéval de Gerberoy dans l’Oise (1h30 de Paris) cultive les merveilles de l’art topiaire et est classé comme « l’un des plus beaux Villages de France ». Ce site, propriété de Martine et Delphine Higonnet, a vu défilé une succession de familles depuis le XVIIe siècle. Prisé dans l’Antiquité romaine, à la Renaissance, puis délaissé au XIXème siècle ce type de jardin s’inspire du style paysager anglais privilégiant les formes libres.

La Grotte, Jardin des IFS

 

À propos du concours Art & Topiaires EBTS

Association française honorant l’art topiaire, EBTS siège au Touquet Paris Plage depuis 2003. A travers des voyages, visites, ateliers, ou conférences l’organisation a pour objectif de faire découvrir cet art végétal.

Emmanuelle Jung

 

 

Beaux livres : 4 nouveautés à ne pas manquer !

29 janvier 2018 Posted by Jardins à vivre, Livres, Plantes, Tendances 0 thoughts on “Beaux livres : 4 nouveautés à ne pas manquer !”

4 beaux livres à découvrir pour commencer l’année en beauté. Niché au chaud dans le rocking chair, ou lézardant sur le canapé, on aime profiter d’un temps mort, et rêvasser en feuilletant de belles pages. Notre sélection du moment.

De beaux livres à avoir dans sa bibliothèque

 

Floraison nippone

Flora Japonica, Masumi Yamanaka et Martyn Rix, éd. Ulmer, 35 €

 

Adulée par horticulteurs et jardiniers européens, la flore du Japon et ses plus belles variétés défilent à travers les pages de ce panorama. Hortensias, camélias, azalées, érables japonais, lys orientaux et toute plante issue de cet archipel ont entraîné d’avides échanges entre botanistes japonais et occidentaux. Depuis plus de deux siècles, cette passion a conduit à la naissance de l’art et l’illustration botanique au pays des baguettes. La première partie du livre dévoile l’histoire des premiers échanges entre les botanistes. La seconde partie nous dresse une sélection de 80 planches botaniques de plantes sauvages japonaises, commandées pour cet ouvrage nippon, qui ne cessent d’influer sur nos jardins occidentaux. Flora Japonica, Masumi Yamanaka et Martyn Rix, éd. Ulmer, 35 €

 

Beauté menacée

A Tribute to Flowers, Richard Fischer, éd. TeNeues, 40 €

 

Chaque année, de nombreuses fleurs disparaissent  de notre planète, sans que personne s’en aperçoive. Des plantes délicates, d’exception, bien souvent méconnues de l’homme. Tel un « ambassadeur des fleurs », Richard Fischer s’évertue depuis des années à honorer ces merveilles menacées depuis son studio photo. En collaboration avec des jardins botaniques de renom, ce maître de la photographie dévoile, dans cet ouvrage,  la beauté des fleurs dans ses clichés, en démontrant leur pouvoir expressif et en leur rendant la dignité qu’elles méritent. Populaire sur le marché de l’art photographique, Richard Fischer dévoile ses créations lors de diverses expositions à Paris, Londres, Tokyo ou Genève.  A Tribute to Flowers, Richard Fischer, éd. TeNeues, 40 €

 

 

L’homme et le monde

Paysages entre nature et histoire, Pierre Wat, éd. Hazan, 99 €

 

L’historien d’art Pierre Wat pose un nouveau regard sur le paysage, en revisitant les œuvres d’hier à la lumière de celles d’aujourd’hui. Telle une traversée de deux siècles d’art occidental, l’historien retrace la grande histoire du paysage de Turner à Kiefer. Confrontant les individus et le monde, Pierre Wat réalise un essai novateur sur la peinture de paysages afin de porter le grand récit de l’humanité. Paysage de ruine, paysage en guerre, et paysages qui confrontent à l’indifférence du monde sont quelques-uns des thèmes qui composent ce beau livre. Paysages entre nature et histoire, Pierre Wat, éd. Hazan, 99 €

 

Aventure photographique

Paysages Français, une aventure photographique 1984-2017, 49, 90 €

 

Jusqu’au 4 février 2018, une exposition magistrale trônait à la BnF et dressait un portrait de la France perçue par des photographes contemporains. À son tour, le catalogue d’exposition nous fait vivre une balade sur quatre décennies et nous révèle les transformations du paysage hexagonal. À l’initiative de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar) en 1984, une trentaine de photographes sont dépêchés aux quatre coins de la France afin de présenter leur vision du paysage français. Loin d’un travail de recensement des lieux français, l’enjeu était de refléter leur propre représentation du territoire, tout en dévoilant les grandes métamorphoses qu’il a subies au fil du temps. Le tout en 1000 tirages, regroupés dans cet ouvrage. Paysages Français, une aventure photographique 1984-2017, 49, 90 €

Emmanuelle Jung

paysage forêt

Rétro 2017 : dernières semaines pour « Paysages français »

2 janvier 2017 Posted by Agenda 0 thoughts on “Rétro 2017 : dernières semaines pour « Paysages français »”

« Paysages français », une aventure photographique à la BnF (1984-2017) jusqu’au 4 février.

A la BnF, une exposition magistrale nous dresse un portrait de la France, vue par une trentaine de photographes contemporains. Au rythme d’une ballade sur quatre décennies, ils nous révèlent avec acuité les transformations du paysage hexagonal, tant rural qu’urbain : nous est ainsi proposée une exploration physique, politique et socio-économique du territoire tout en révélant des partis pris artistiques.

                                      

A l’initiative de la Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale (DATAR), en 1984, sous l’impulsion de Bernard Latarjet et de François Hers,  une trentaine de photographes sont dépêchés aux quatre coins de la France afin de présenter leur vision du paysage français. Ce fut la première mission d’une longue série de projets photographiques soutenus par l’Etat (tels l’Observatoire photographique national du Paysage ou le Conservatoire du littoral…) ou par des collectifs de photographes  (tels  France 14,  France(s) Territoire Liquide…).   Loin d’un travail de recensement de lieux français, l’enjeu est  de refléter leur propre représentation du territoire, tout en révélant les grandes métamorphoses qu’il a subies au fil du temps. Sélectionnés par les deux commissaires Raphaële Bertho et Héloïse Conesa, les quelque 1 000 tirages dévoilés dans cette exposition « Paysages français » témoignent ainsi doublement de l’évolution d’un genre photographique – la photographie de paysage – tout en rendant compte des mutations  en cours depuis plus de 30 ans sur notre territoire.

Les années 80 qui amorcent l’expérience du paysage

Quand en 1984, la DATAR  confie à 29 photographes, déjà célèbres ou encore inconnus pour certains, la mission de représenter le paysage français des années 80, elle ne leur commande pas un inventaire, mais recherche justement leur point de vue d’auteurs pour questionner l’époque. Jouissant d’une grande liberté de création, Robert Doisneau, Raymond Depardon, en passant par Lewis Baltz ou l’Italien Gabriele Basilico… posent ainsi un regard propre les paysages urbains et naturels, des côtes de la Normandie à Marseille, qu’ils soient en rupture ou en continuité avec leurs représentations habituelles du paysage : l’idée est de rendre compte d’une « expérience du paysage ».

 

Si Raymond Depardon offre une représentation critique de l’exploitation agricole de son enfance,  Tom Drahos présente une banlieue parisienne méconnaissable. De la même façon, Robert Doisneau s’inspire de la banlieue de Paris en immortalisant des tours de béton. Suzanne Lafont, quant à elle cultive l’art du plan échelonné pour nous engouffrer dans sa composition verticale où la terre, la mer et le ciel s’agencent avec justesse.

Robert Doisneau, mission photographique de la DATAR, série « Banlieue d’aujourd’hui, dans les banlieues et villes nouvelles de la région parisienne »  Tours Mercuriales, Porte de Bagnolet, Bagnolet Seine-Saint-Denis, 1984 © Robert Doisneau / GAMMA-RAPHO

 

Le temps du paysage qui exploite les transformations durant les années 90

Dans les années 90, le paysage constitue un élément central des politiques d’aménagement du territoire avec l’adoption de la loi « Paysage » en 1993. Considéré comme un héritage à protéger, le paysage français et ses permanentes évolutions sont saisies par la photographie. On perçoit alors deux dynamiques : la valorisation  visuelle d’un patrimoine et une observation des changements, dans une optique plus documentaire.

Sabine Delcour, mission photographique du Conservatoire du littoral série « Delta de la Leyre », 2006-2007 © Sabine Delcour / Cliché Mission photographique du Conservatoire du littoral- Fonds  géré par l’association A travers le paysage, Arles.

 

C’est ainsi que Serge Sautereau et Martin Becka valorisent les chantiers d’envergure des années Mitterrand, ou que Sabine Delcour ou Jean-Christophe Ballot vont travailler une nouvelle  narration photographique du paysage, entre des compositions épurées ou foisonnantes, dans l’esprit d’une rencontre avec des sites naturels remarquables. De nombreux artistes  se sont intéressés aux sur les grands ensembles et à l’évolution de leur perception : après la Seconde Guerre mondiale, ils sont  associés à la modernité et au confort,  comme le reflètent les compositions archéologiques de Catherine Poncin, les cartes postales de Mathieu Pernot mais aussi les portraits romantiques de Laurent Kronental. Dès les années 1980, ils cristallisent à l’inverse  les marqueurs d’une  fracture sociale et urbaine. 

Laurent Kronental, série « Souvenir d’un Futur », Joseph 88 ans, Les Espaces d’Abraxas, Noisy-le-Grand, 2014 © Laurent Kronental, BnF, Estampes et photographie

 

Les années 2000, quand le paysage devient style

 

Dans les années 2000, le territoire donne lieu au développement d’une forme imaginaire topographique. A travers les photographies, le style aisément identifiable d’artistes reconnus, tels que Stéphane Couturier, Thibaut Cuisset ou Jürgen Nefzger, contribue à la valorisation des lieux. Les photographes investissent le territoire pour saisir les nouvelles facettes d’un paysage devenu humain, social ou économique.

Stéphane Couturier, Mission photographique du Centre méditerranéen de la photographie, commande « Sédimentation »
Série « Melting Point », Bastia n°1, 2007 © Stéphane Couturier-Courtesy La Galerie Particulière, Paris/Bruxelle Centre méditerrannéen de la photographie, Bastia

 

paysage forêt

Thibaut Cuisset Série « Une campagne française » Sans titre (La Margeride, Lozère), 2010
© Thibaut Cuisset / Observatoire photographique national du paysage
Galerie Les Filles du Calvaire, Paris

Si Bertrand Stofleth s’attarde à capter la présence de l’homme dans un territoire longeant le cours du Rhône, de la Suisse à la Méditerranée, Jacques Filiu, quant à lui, quadrille la ville de Marseille, quartier par quartier pour en montrer les différentes mutations. Pour certains, la volonté d’apporter une touche de style au territoire français passe par une ambition hexagonale. Bertrand Meunier, Xavier Zimmermann ou Gilles Leimdorfer montrent à travers leurs travaux qu’il n’y a pas une vision générale et édifiante du territoire. Chaque photographe va l’exploiter différemment. En parallèle, avec le projet Retour en Lorraine, Alex Jordan et André Lejarre parviennent à créer une carte du paysage qui se dessine dans l’espace comme dans le temps. Venus photographier la casse des usines du bassin de Longwy en 1979, les artistes y retournent 30 ans plus tard. Aujourd’hui comme hier, ils immortalisent le même point de vue d’un territoire qui a subi la désindustrialisation puis la mondialisation, histoire d’affirmer les nombreuses évolutions liées au temps.

Bertrand Stofleth Série « Rhodanie », 2007-2014 Villeneuve, Lac Léman, piscine communale Les Marines, 2013 © Bertrand Stofleth

 

L’être au paysage installe l’homme dans le cadre dès les années 2010

Pour clore ce voyage photographique, on aborde les années 2010 en insérant l’homme au cœur des travaux : un paysage est photographié tel un lieu à habiter. L’homme s’installe, s’immisce dans le cadre et constitue une part entière du paysage. A l’ère des flux, des réseaux de transport et voie fluviales, la capitale française devient lieu d’inspiration pour de nombreux photographes. Les projets d’Ambroise Tézéna montrent les illustres monuments parisiens, quand Frédéric Delangle propose de faire des lieux incontournables de Paris des zones phares combinées avec de la peinture indienne.

Frédéric Delangle France(s) territoire liquide Série « Paris-Delhi » Porte Saint-Denis, 10ème arrondissement, Paris colorisé par Ashesh Josh, 2010 © Fred Delangle ADAGP, Paris 2017, Courtesy Galerie, Binôme, Paris. BnF, Estampes et photographie

 

 

Emmanuelle Jung

 

« Paysages français. Une aventure photographique, 1984-2017 », jusqu’au 4 février 2018, BnF, Paris 13 e 

A lire Paysages français, Une aventure photographique, 1984-2017, éd. BnF, 49, 90 euros

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