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© Passion Jardin

Pièce d’eau végétale

13 août 2018 Posted by Jardins à vivre, Professionnel, Reportages 0 thoughts on “Pièce d’eau végétale”

Conçue comme une véritable pièce d’eau, ce jardin inspire  la sérénité. Comme un peintre ajuste ses couleurs, Sylvère Fournier  a composé une palette végétale essentiellement locale  pour animer ce petit joyau de tranquillité.

© Passion Jardin

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Une pièce d’eau, véritable biotope

Ce petit endroit à l’abri du temps, difficile d’imaginer qu’il a été conçu entièrement par Sylvère Fournier et son équipe de Passion Jardin. Ici, un véritable biotope s’est créé, entre les insectes, les poissons et les oiseaux, qui prennent possession des lieux. Comme le souligne Sylvère Fournier : « C’est l’art du paysagiste de donner l’illusion qu’il n’a rien fait, que tout a toujours été là. » Au départ de ce jardin, un des divers espaces de son showroom, une simple bâche EPDM flexible, qui est l’élément premier de ce bassin… mais totalement invisible pour le promeneur. Tout autour de cette pièce d’eau, l’équipe a rapporté des minéraux locaux pour créer des plages naturelles : gravier et galets de la Durance de divers calibres, galets de gaves et boules de granit vont construire ce cadre serein, qui entourera le bassin sans qu’il paraisse artificiel.

© Passion Jardin

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Toiture végétalisée

Une terrasse en cumaru vient le border d’un côté. Elle supporte un abri en pin autoclave, dessiné par l’équipe, qui pourrait tout à fait être aménagé comme un mini-bureau au fond du jardin, pour peu qu’on y ajoute des parties vitrées. Comme la région est propice aux vents, une porte coulissante a été prévue. La toiture végétalisée renforce son inscription dans un cadre naturel. à côté d’une végétation spontanée qui s’y développe – sous le contrôle du paysagiste – se répandent joyeusement du thym rampant, de la verveine de Buenos Aires, des stipes, du sédum… Pour éviter qu’il y ait trop de poids, l’équipe a utilisé un mélange de pouzzolane et de terreau.

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Une pièce d’eau contemplative © Passion Jardin

 

 

Au cœur de cet écrin naturel, la chaise longue a été conçue sur mesure par l’artisan Denis Paget (Dens Béton décoration).

© Passion Jardin

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Bien évidemment, le bassin est entouré de végétation adaptée à la région : Calama, Stipa gigantea, Carex alba… Par petites touches, des tapis de zoysias forment une bonne alternative au gazon. Les Phormium apportent le détail graphique, les agapanthes bleues et les alliums violettes, l’esprit prairie. Ici les papyrus ne poussent pas dans l’eau ; Sylvère Fournier les préfère en pleine terre, pour les laisser atteindre allègrement 1,5 à 2 mètres de hauteur. Pour une note zen, et une esthétique contemporaine, les oliviers ont été taillés en nuage, à proximité des trognes boules. Vers les chemins, le lipia en couvre-sol rose accompagne le chemin bordé de pierre… que l’on retrouve naturellement, sous forme de pas japonais, dans le ruisseau qui alimente le bassin. Un lieu reposant, qui semble intemporel.

© Passion Jardin

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Pour aller plus loin :

– Retrouvez un jardin urbain et l’aménagement d’un mazet par Passion Jardin

–   portrait de Sylvère Fournier

Nathalie Degardin

Remettez en route votre piscine !

25 juin 2018 Posted by Jardins à vivre, Piscines 0 thoughts on “Remettez en route votre piscine !”

L’arrivée du printemps sonne l’heure de la remise en route de la piscine. Au programme : nettoyage et apport en eau neuve ! Décryptage de toutes les étapes incontournables pour profiter de son bassin le plus longtemps possible.

Réalisation : Espace Piscines (20) – Euro Piscines

 

Dès les prémices du printemps (mi-mars, mi-avril), il est temps de faire fonctionner son bassin. En effet, plus elle est effectuée rapidement, plus la remise en route de la piscine se révèle facile. Lorsque les températures sont encore basses, l’eau demeure généralement bleue car les algues sont absentes ou se sont peu développées. La piscine peut donc être laissée en veille. À l’inverse, combiné à l’absence de produits de traitement, le redoux favorise la prolifération de micro-organismes. Autre avantage, et non des moindres, d’un entretien réalisé tôt : si un problème est détecté, le piscinier aura le temps, la disponibilité et les pièces nécessaires pour y remédier dans les meilleurs délais.

PAR QUOI COMMENCER ?

Les protections doivent être retirées du bassin. On remise au placard les couvertures et flotteurs d’hivernage, tout comme les gizmos des skimmers ou les bouchons positionnés dans les prises balais et de refoulement. Ils laissent place aux paniers et aux jets de refoulement orientables.

NETTOYAGE DU BASSIN

Dans un premier temps, on enlève les impuretés en surface à l’aide d’une épuisette. On brosse ensuite intégralement les parois et le fond du bassin pour décoller les dépôts calcaires et les zones de développement d’algues. On passe enfin l’aspirateur manuel, en orientant les flux vers l’égout pour ne pas obstruer le filtre. Les nettoyeurs automatiques peuvent alors prendre le relais.

RENOUVELER SON EAU

Lors de la remise en route de la piscine, l’apport en eau neuve doit représenter de 30 % à 50 % du volume total. Ce renouvellement réduit sensiblement la concentration de certains éléments : résidus de produits (en particulier les stabilisants employés pour un traitement au chlore), calcaire, voire métaux et micro-organismes. Le niveau d’eau s’ajuste à mi-hauteur de la meurtrière des skimmers.

 

Vérifier l’état des équipements

De la régulation au système de sécurité, la remise en route est synonyme d’état des lieux et de révision pour tous les équipements.

Mini-piscine urbaine ; Réalisation : Irrijardin 

 

En présence d’un électrolyseur, il convient de vérifier l’état de la cellule d’électrolyse. Du fait d’un contact régulier avec l’eau, celle-ci est sujette à l’entartrage. Pour préserver sa capacité à transformer le sel en chlore, deux solutions : plonger la cellule dans une solution légèrement acide (sans frotter!) ou, lorsque l’appareil le permet, procéder à un cycle d’autonettoyage. La couverture d’hivernage est remisée au placard, après avoir été débarrassée de ses feuilles à l’aide d’un jet d’eau. Elle laisse place à une couverture à barres, pour la sécurité, ou à une couverture thermique, si sa finalité concerne uniquement la réduction des pertes de chaleur.

CURE DE JOUVENCE POURLES ROBOTS

Les supports filtrants sont à renouveler tous les deux à trois ans, selon les préconisations des différents fabricants. Les brosses (certains modèles conçus en PVC disposent parfois de témoins d’usure), les roues ainsi que les chenilles sont également des composants à remplacer régulièrement pour pré- server la pleine efficacité des déplacements et du nettoyage.

UNE QUESTION DE SÉCURITÉ

Pour constituer un réel élément de sécurité, les dispositifs prévus par la loi doivent parfaitement fonctionner. Rien ne doit venir entraver la fermeture du portillon de la barrière.De la même manière, les éléments mobiles d’un abri, le tablier d’un volet ou la toile d’une couverture doivent pouvoir se déplacer sans aucune limitation. Et tous doivent être parfaitement verrouillables. Pour les alarmes, périmétriques ou immergées, on vérifie l’état de l’alimentation (sur secteur ou batterie), ainsi que la capacité du système à détecter un franchissement ou une présence dans le bassin.

 

Une eau cristalline

La filtration relancée, place maintenant à l’équilibre de l’eau et au traitement choc pour un bassin limpide et désinfecté.

 

L’équilibre de l’eau, c’est le passage incontournable du début de la belle saison. Tout niveau anormal de l’une des trois variables clés (pH, TAC et TH) peut avoir des répercussions sur l’efficacité du traitement, la consommation de produits et le confort de baignade. Le TH est l’élément le plus difficilement modifiable : son niveau est quasiment immuable. En respectant les seuils idéaux déterminés grâce à la balance de Taylor, on ajuste le TAC puis le pH avec des correctifs pour obtenir un équilibre de l’eau parfaitement juste.

LA GUERRE AU CALCAIRE

Le calcium dans l’eau génère des incrustations sur les parois (ligne d’eau rugueuse et marquée visuellement) ainsi qu’un entartrage des filtres et des canalisations. Il est impossible de supprimer le calcium, mais l’emploi d’un séquestrant limite sa cristallisation sous forme de dépôts calcaires.

QUELS PRODUITS UTILISER ?

Deux caractéristiques primordiales pour l’efficacité du traitement choc : la rapidité de dissolution et la teneur en éléments actifs. Pour les piscines traitées au chlore (y compris par électrolyse du sel) et au brome, on utilise de préférence de l’hypochlorite de calcium, qui peut contenir jusqu’à 75 % de chlore actif. Non stabilisé, ce chlore limite le risque de blocage de l’eau. En moyenne, il faut compter 150 grammes de produit pour 10 mètres cubes d’eau.

DÉSINFECTION DE CHOC

Pour détruire tous les micro-organismes (bactéries, algues), il n’y a qu’une solution : le traitement choc. Cette action consiste à augmenter de manière significative et quasi instantanée la concentration d’agents désinfectants dans le bassin. L’eau est alors parfaitement désinfectée et assainie.

 

L’analyse de l’eau

On mesure certains paramètres avant de les ajuster. Objectif ? Réunir les conditions idéales pour le fonctionnement de la piscine.

Réalisation : Espace Piscines (20) – Euro Piscines

 

Trois variables sont à surveiller. Ces trois caractéristiques de l’eau interagissent et se révèlent déterminantes pour le confort des utilisateurs et l’action du traitement en place : le pH (potentiel d’hydrogène), le socle du traitement de l’eau ; le TAC (titre alcalimétrique complet), un indispensable pouvoir tampon, ; et le TH (titre hydrotimétrique), ce révélateur de calcaire.

COMMENT LES MESURER ?

Il existe des outils d’analyse qui permettent d’appréhender rapidement et facilement les niveaux des différents paramètres de l’eau sur une échelle comparative de couleurs.

Les trousses d’analyse : à partir de réactifs (liquides ou en pastilles), elles mesurent précisément le niveau de pH et le taux de chlore, de brome et d’oxygène actif.

Les bandelettes : en kit générique ou spécifique (chlore, électrolyse, brome, PHMB, oxygène actif ), elles analysent le pH, le TAC, le stabilisant, les algicides.

Les appareils électroniques : que ce soit via une lecture digitale de bandelettes ou par une analyse en chambre avec un réactif, ces outils assurent une meilleure fiabilité des résultats grâce à une analyse photo- métrique. La balance de Taylor est une représentation graphique qui matérialise les combinaisons idéales entre le pH, le TAC et le TH. Pour que l’eau soit stable, les trois valeurs doivent être reliées par une droite. C’est la valeur du TH qu’il faut re- porter en premier sur cette table. À partir de ce point, on trace une droite passant par le pH souhaité. L’intersection de cette droite avec l’axe du TAC donne l’alcalinité idéale pour l’équilibre de l’eau.

LA MARCHE À SUIVRE

Toujours prélever l’échantillon à analyser au minimum à 10 centimètres de profondeur. Si le prélèvement est effectué trop en surface, les résultats seront biaisés. Et, bien entendu, il convient de tenir compte des consignes d’utilisation : durée d’immersion, délai de lecture et ordre d’analyse.

 

Benoît Viallon

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