Réforme professionnelle : le secteur du paysage se mobilise

18/10/2019

Réforme professionnelle : le secteur du paysage se mobilise

Organisé les 16 et 17 septembre derniers par l’Unep – les entreprises du paysage - le 5e Séminaire National a réuni plus de 160 participants, issus de la filière du paysage et venus de toute la France pour relancer l’attractivité de leurs métiers.
Ce 5 ème séminaire était l'occasion de se pencher sur les relations à pérenniser entre les professionnels de la filière et les acteurs de l’enseignement et de la formation, afin de tirer profit de la récente réforme issue de la loi « Avenir professionnel » sur l’apprentissage.

Un défi : mieux orienter dès le départ

Catherine Muller effectue un second mandat à la tête de l'Unep depuis sa réélection en octobre 2016 © Stéphane Grangier

Depuis 2018, le recrutement de nouveaux employés reste la première préoccupation des professionnels du paysage. Pour faire face à cet enjeu, l’Unep a réuni autour de trois table-rondes l’ensemble des parties-prenantes, pour faire des questions d’attractivité et de l’écart de compétences entre formation-métier le cœur du débat. À l’issue de ces rencontres, Catherine Muller, présidente de l’Unep, a salué cette mobilisation collective, malgré certains absents : « Nous sommes ravis de voir à quel point le dialogue a bien été initié, notamment avec Ocapiat. Je regrette toutefois l’exclusion du secteur agricole de la gouvernance de France Compétences. »

La réforme effective depuis janvier dernier autorise désormais de débuter une formation sans avoir signé de contrat et reconnait la possibilité de démissionner pour l’apprenti. L’orientation prend également une place plus importante au lycée avec plus de 54 heures annuelles consacrées à ce sujet. « Notre priorité est de tirer profit de cette flexibilité et de ce vivier de plus de 8 millions d’apprentis afin de promouvoir une orientation réfléchie et choisie vers les métiers du paysage, et ce dès la classe de seconde » a rappelé Catherine Muller.

Par ailleurs, certaines aides anciennement assurées par les régions ont disparu, inquiétant l’Unep, qui espère que les opérateurs de compétences pourront reprendre directement ces frais à leur charge.

Accélérer en région et retenir les talents

L’événement a aussi permis de passer à la vitesse supérieure au niveau des territoires. L’Onisep a annoncé vouloir intensifier sa collaboration avec les régions, notamment par la signature des conventions régionales applicables dès janvier 2020. Même main tendue de la part de l’Association des Régions de France envers l’Unep, pour fluidifier l’information sur les métiers du paysage au niveau local.

La question cruciale de la fidélisation des apprentis a ensuite clôturé les discussions. Après avoir rappelé l’importante campagne de communication lancée par l’Unep sur l’attractivité des métiers du paysage (réseaux sociaux, nouveau site dédié), Catherine Muller a souligné l’importance de saisir l’opportunité de la réforme pour davantage collaborer avec le monde enseignant. « Sensibiliser et accompagner les formateurs et les enseignants reste crucial pour retenir les apprentis dans nos métiers. Tous les acteurs concernés ont montré leur volonté de mettre en place les passerelles nécessaires. Nous devons désormais identifier ce que nous voulons garder et développer dans le cadre de cette réforme. »

Les chiffres à retenir

42% des entreprises de paysage n’ont pas réussi à recruter au premier semestre 2019

91 centres de formation d’apprentis sont affiliés à l’Unep, bientôt 100 en 2020

5629 , le coût contrat retenu pour le CAP de jardinier paysagiste – alors que l’Unep en avait proposé 6073 € à l’origine

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