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Alban de La Tour / Paysalia 2017

Alban de La Tour : le jardin rédempteur

16 janvier 2018 Posted by Paysagiste, Rencontres 0 thoughts on “Alban de La Tour : le jardin rédempteur”

Alban de La Tour aime partager sa vision singulière du jardin. À Paysalia, il présentait une réalisation baptisée « Liberté », un jardin atypique et sensoriel, pour reprendre conscience de soi, et confiance en soi.

Alban de La Tour / Paysalia 2017

Alban de La Tour / Paysalia 2017

À Lyon, l’Atelier de Beauvernay conçoit des petits et des grands jardins, durables et poétiques, avec des végétaux adaptés à la région, au climat et à la terre. Il propose également la conception de potagers intérieurs en aquaponie et de jardins thérapeutiques (urbains ou non). Alban de La Tour travaille en collaboration avec Aqua Scène, située à Soucieu-en-Jarrest, dans les monts du Lyonnais, spécialisée dans les bassins d’agrément et de baignade naturelle.  Quelques mois après avoir passé son diplôme, il a créé sa propre structure, préférant être à son compte pour pouvoir exprimer librement sa conception singulière du jardin. Car s’il est paysagiste, Alban de La Tour a toujours eu un intérêt pour la médecine,  le bien-être du corps, au point de tenter  un passage par la faculté. 

Alban De La Tour - portrait

Alban De La Tour – portrait

Alban de La Tour  à Paysalia

Le thème du concours du Carré des Jardiniers  2017 portant sur  « Aux bons soins du docteur Jardin », Alban de La Tour a naturellement décidé de tenter sa chance, tant cela correspondait à ses centres d’intérêt.  Bien lui en a pris, puisqu’il a fini parmi les quatre finalistes qui ont pu réaliser in situ leur projet.  Son jardin baptisé « Liberté » se voulait un parcours bienfaiteur pour un malade, une aventure sensorielle pour une acceptation de soi. A travers un jardin foisonnant et original, il propose « un jardin novateur présentant une vision de la maladie souvent occultée dans le cadre des jardins thérapeutiques mais pourtant très présente dans notre société : les maladies psychologiques et psychiatriques. Par ce parcours rédempteur, axé principalement sur le malade en tant qu’individu social et non à travers. sa maladie, nous espérons pouvoir redonner confiance et liberté aux patients et à tous les usagers de notre jardin. » Un pari osé, une imagination sensible et une bienveillance que nous vous partageons en images.

 
 

Nathalie Degardin

Étienne Bourdon : un jardin pour les malades d’Alzheimer

12 janvier 2018 Posted by Paysagiste, Rencontres 0 thoughts on “Étienne Bourdon : un jardin pour les malades d’Alzheimer”

Doctorant en gériatrie et architecte paysagiste, Étienne Bourdon associe une expertise dans le paysage et de recherche en santé, notamment auprès des malades d’Alzheimer.

Etienne Bourdon – portrait

Étienne Bourdon conduit depuis 8 ans une exploration sur la matière active à introduire dans le jardin afin d’agir sur le syndrome gériatrique, mais aussi en addictologie en psychiatrie. Il a conçu un protocole d’évaluation qu’il conduit dans le cadre d’un doctorat auprès du Pr Joël Belmin. Avec sa société O Ubi Campi, ce savoir-faire est mis en œuvre par une démarche de partenariat pluridisciplinaire avec des professionnels de santé, des industriels, des associations de patients pour créer une valeur mesurable pour le patient.

 

Le jardin d’Étienne Bourdon à  Paysalia :  » Vivre heureux avec Alzheimer » 

Le thème du concours du Carré des  jardiniers 2017  étant  » Aux bons soins du Docteur Jardin », on retrouvait naturellement Étienne Bourdon parmi les derniers finalistes de cet événement de Paysalia.  Il expliquait son projet ainsi : « Ce jardin  a été conçu en associant sur un espace réduit un ensemble d’ateliers  ou « matière active » qui ont été développés depuis plusieurs années avec des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Les objectifs thérapeutiques ciblés par ces ateliers concernent : la stimulation sensorielle, la perte d’autonomie fonctionnelle, les pertes cognitives, les troubles du comportement et en particulier l’agitation et l’agressivité, la fréquentation libre d’un jardin pendant plusieurs semaines à raison d’une fréquence minimum de 4 fois par semaine produisait une amélioration significative de la situation des patients sur chacun des critères.  Le choix minutieux de la palette végétale est destiné par une association de couvre-sol, de vivaces et de graminées à créer un ruissellement progressif de couleurs induisant des changements de teintes et de profils. Les lignes blanches fines sur un feuillage  d’Arum deviennent  des traits plus larges sur des feuilles d’Hosta. Ce rythme orchestré par le végétal produit des zones aux couleurs et aux formes différenciées dans le jardin dont la perception visuelle favorise le repérage spatial de personnes désorientées. Ce berceau végétal que nous présenterons à Paysalia est destiné à accueillir avec bienveillance les visiteurs avec cet espoir que la poursuite de nos recherches permette demain de vivre heureux avec Alzheimer. » Retour en images sur la réalisation présentée en décembre dernier.

N.D. 

réalisation et photo Bö Garden

Une petite surface bien harmonisée

11 janvier 2018 Posted by Jardins à vivre, Reportages 0 thoughts on “Une petite surface bien harmonisée”

En banlieue parisienne, l’équipe de Bö Garden a transformé l’espace avant d’une maison d’architecte en un microcosme verdoyant, rythmé.

réalisation et photo Bö Garden

Réalisation et photo Bö Garden

Il n’est pas nécessaire d’avoir de grandes surfaces à traiter pour relever des défis, nombre de paysagistes le confirment bien volontiers. Pour ce projet, toute la difficulté de l’équipe de Bö Garden était de s’adapter  à l’existant, de faire d’un espace à l’avant d’une maison un microcosme verdoyant, original, tout en étant pérenne, parfaitement inscrit dans le lieu, comme s’il avait été pensé en même temps que les plans initiaux de l’habitation. L’enjeu était de taille, la demeure étant une maison d’architecte. Pour cette parcelle située à l’entrée, le paysagiste  Philippe Foucher se devait de respecter l’esprit de cette maison inspirée des constructions sur pilotis. Pour renforcer cette impression, il  a donc imaginé un bassin aquatique accolé  à la demeure ; ainsi, par une passerelle en ipé, on accède à la porte d’entrée. Pour éviter un escalier classique, il a également imaginé un cheminement totalement déstructuré, avec un chevauchement de grandes dalles d’ardoise carrées – 1,2 x 1,2 mètres –, qui confère directement une atmosphère ultra-contemporaine au lieu. Depuis la rue, un autre chemin, cette fois linéaire, conduit à un patio ouvert, conçu dans un esprit très zen.  A droite de la maison, la zone parking est entourée de massifs. Regorgeant d’hortensias, de Pennisetum, le jardin est subtilement dense : « On a travaillé avec des effets de masse, en pensant de longues floraisons. » Vers la clôture, des massifs se répondent, conjuguant des arbustes, des jasmins, des graminées du Japon, telle l’Hakonechlora  De plus, le paysagiste a créé des surprises dans des endroits inattendus : sous la maison, un massif de rhododendrons est démultiplié par la présence astucieuse d’un miroir qui permet de cacher, dans le même temps, un gros pilier. Cette profusion vient renforcer l’impression générale de légèreté et de maison « flottante ». Et pour la note chaleureuse, en concordance avec la façade en bois, ce matériau est repris par touches pour la passerelle et les clôtures confortant un sentiment de bien-être et d’harmonie du lieu. Ainsi, en utilisant tous les espaces – ici, un passage recouvert d’helxine dans lequel ondule un chemin en sable noir, là, un recoin luxuriant –, en ponctuant le lieu de buis taillés, de Gleditsia, et en imprégnant le vert ambiant de floraison blanche, le paysagiste  a su offrir un caractère calme et oxygénant, et créer un véritable écrin.

Réalisation Bö Garden

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Mathias Bonnin : le bien-être pour tous !

10 janvier 2018 Posted by Jardins à vivre, Reportages 0 thoughts on “Mathias Bonnin : le bien-être pour tous !”

Mathias Bonnin prône le bien-être au jardin. Dans le jardin imaginé pour Paysalia, il choisissait de faire répondre l’eau, le végétal et le minéral  dans un cocon de verdure. En résulte un espace dédié à la détente, et accessible à tous. 

Mathias Bonnin PAYSALIA-ROCALIA 2017

 

Architecte paysagiste, Mathias Bonin est gérant de Paysage Conception, située à Bergerac. Il  baigne depuis l’enfance dans le monde du paysage grâce à un père architecte-paysagiste. Diplôme en 1996 , il passe un temps dans le bureau d’étude familial, puis crée en 2004 sa propre agence Paysage Conception, située à Bergerac. Il  travaille aussi bien  sur  des espaces publics, lieux éducatifs, médicaux, touristiques et communaux, avec une préférence pour  les jardins de particuliers. Selon lui,les tendances actuellesdu jardin prônent des aménagements très épurés associant végétal et minéral à parts égales. avec un retour en force de la pierre naturelle.

Mathias Bonnin PAYSALIA-ROCALIA 2017

Mathias Bonnin à Paysalia

Début décembre, à Paysalia, il était l’un des quatre finalistes à concourir pour le titre de Maître Jardinier.  Comme il le définit lui-même,  un jardin est une extension de l’espace de vie, un endroit unique apportant calme, sérénité et bien-être. » A Paysalia, il souhaitait s’adresser à tous du plus petit au plus grand.    Il associe  l’eau, les plantes et  le minéral  pour stimuler le visiteur en créant des   espaces à la fois très différents mais qui se répondent. Dans ce jardin éphémère, le visiteur rentre par un couloir, où le nom des plantes se reflètent dans un jeu de miroir.   À l’image de ces potagers où toute plante est indiquée, ici toute la signalétique est également en braille. Le promeneur accède ensuite à un bassin, aménagé de  banquettes de repos spacieuses, où prendre un livre ou converser, bercé par le bruit de l’eau d’une cascade. La variété des feuillages et des différents matériaux créent diverses atmosphères chaleureuses et reposantes. Le jardin se termine par une pergola, qui est un véritable un nid douillet de verdure, telle une cabane. On s’y repose, protégés par une importante toiture végétale. 


 

 

N. D.

Anne Cabrol, Maître Jardinier, Paysalia 2017

Paysalia 2017 : La molécule du bonheur d’Anne Cabrol

4 janvier 2018 Posted by Paysagiste, Rencontres 0 thoughts on “Paysalia 2017 : La molécule du bonheur d’Anne Cabrol”

Le 6 décembre dernier, Anne Cabrol remportait à Paysalia le titre de maître Jardinier 2017 pour son jardin intitulé  « Les gens heureux ».

Après un an de réflexion, de jury en jury, le travail d’ Anne Cabrol a été consacré à Paysalia. Lauréate du Carré des Jardiniers, elle est  avec  un chèque de 15 000 € remis par Val’hor, partenaire officiel de l’événement. La paysagiste gagne aussi un emplacement réservé de 50 mètres carrés  au cœur du prochain salon Jardins, Jardin 2018. Toute émue, Anne Cabrol déclarait :  « Je suis très fière et heureuse d’avoir remporté le titre de Maître Jardinier, d’autant que je suis la première femme à l’avoir décroché. Je mettrai toute mon énergie à porter le métier comme je l’ai toujours fait. Avec mon équipe, sans laquelle je n’aurai pas pu réaliser ce challenge, nous nous sommes tous donnés pour cette aventure avec passion ». Nous l’avions rencontrée sur son jardin :  retour en images.

 

 Paysalia en quelques chiffres :

La 5e édition de Paysalia s’est tenue avec un franc succès :

  • elle a regroupé 664 exposants
  • 22 % d’exposants internationaux originaires de 17 pays
  • Parmi les visiteurs : 24 096 professionnels (entreprises du paysage, collectivités locales ou privées, paysagistes,
  • concepteurs…), soit une progression de 45,20% par rapport à 2015

À lire aussi :  portrait d’Anne Cabrol

 

N.D.

Concours paysager : appel à candidatures pour la Cité internationale

20 décembre 2017 Posted by Agenda, Jardins à vivre, Paysagiste, Rencontres 0 thoughts on “Concours paysager : appel à candidatures pour la Cité internationale”

La 2e édition du concours « Jardins du monde en mouvement » est lancée. Destinée aux architectes, urbanistes ou paysagistes, ce concours paysager invite les candidats à réaliser des créations éphémères dans les jardins de la Cité internationale.  L’appel à candidatures est lancé !

Jardins du Monde en mouvement © Jon ONGKIEHONG

 

Un concours paysager consacré à la nature en ville

La 2e édition du concours « Jardin du monde en mouvement » convie les professionnels enrichis de 10 ans d’expérience à concevoir des installations éphémères dans les jardins de la Cité internationale. Une bourse d’un montant de 8 000 € se verra attribuée à 5 projets distingués. Le thème du concours ? La nature en ville. En tenant compte des enjeux de environnementaux, les professionnels candidats devront veiller à respecter 3 conditions essentielles : dialoguer avec les architectures de la Cité internationale en s’y intégrant, proposer une identité forte en lien avec l’influence stylistique de la maison, prendre en compte une dimension du développement durable. Il peut s’agir de matériaux biosourcés, de récupération des eaux pluviales, de niches écologiques, de partage des ressources, d’un comportement éco responsable et de tout ce qui favorise protection de la nature. Pour prendre part au concours, les participants devront déposer un dossier de candidature en français ou en anglais avant le 31 janvier 2018. Les jardins éphémères seront installés à partir du 16 mai 2018.

Projets 2017 « Jardins du  monde en mouvement »

Pour informations

Présentation détaillée et dossier de candidature : http://bit.ly/jardins-candidature2018

31 janvier 2018 à minuit : date limite d’envoi du dossier de candidature.

Entre le 1er et le 9 mars 2018 : les candidats sélectionnés seront conviés à participer à une visite technique sur le site, visant à lever toutes les questions liées à l’installation de leurs structures.

Les candidats retenus s’engagent à installer leur œuvre pour le 16 mai 2018 à 10 h.

Projet 2017 "Cortège Sifflant" Cédric RIVIERE, paysagiste DPLGMaison de la Tunisie ©Caisse des dépôts/Photo Jean-Marc Pettina/juin 2017

Projet 2017 « Cortège Sifflant » Cédric RIVIERE, paysagiste DPLG -Maison de la Tunisie
© Caisse des dépôts/Photo Jean-Marc Pettina/juin 2017

Emmanuelle Jung

 

Jardins, Jardin 2018 : une journée en plus consacrée aux pros

30 novembre 2017 Posted by Agenda 0 thoughts on “Jardins, Jardin 2018 : une journée en plus consacrée aux pros”

Rendez-vous incontournable des professionnels et amateurs de jardins, la 15e édition de « Jardins, Jardin » aux Tuileries se tiendra du 31 mai au 3 juin 2018. Cette saison mettra  les expériences de nature en ville à l’honneur et invitera les visiteurs à découvrir une panoplie d’expériences innovantes en matière d’aménagement urbain.

Jardins Jardin 2017 Jardin Low- Impact-Didier DanetSA par-Fabien Cuny © Eric Dherouville

 

Jardins, Jardin : une trentaine de jardins éphémères

Implanté dans le cadre idyllique du Jardin des Tuilerie, au cœur de Paris, en partenariat avec le Louvre, « Jardins, Jardin » apparaît comme le rendez-vous incontournable des tendances du jardin et du paysage urbain. Chaque année, le grand public vient s’inspirer en découvrant plus de 30 terrasses et jardin scénographiés pour l’occasion par des paysagistes reconnus ou des jeunes talents émergents. Tous sont invités à déambuler dans les allées du Jardin des Tuileries pour mieux laisser entrer le végétal en ville.

2017 Jardins, Jardin par Fournet pour Vallois

Jardins, Jardin dédie un mercredi aux professionnels

Premier évènement parisien de toute la profession de l’horticulture et du paysage, « Jardins, Jardin » se réinvente et consacre le mercredi 30 mai 2018 aux professionnels. En cette occasion, architectes, urbanistes, paysagistes, responsables d’espaces verts, fédérations, association, écoles, et débat sur la ville verte seront au rendez-vous. Véritable plateforme de découvertes et expérimentations, cette édition incite les visiteurs à percevoir le jardin comme un laboratoire d’idées et un lieu d’échanges autour des innovations en matière d’aménagement urbains, ou la nature joue un rôle essentiel. L’occasion d’échanger avec divers professionnels issus d’univers différents, mais complémentaires. Concepteurs, créateurs, designers, producteurs, entrepreneurs…tous pourront y découvrir la richesse des installations élaborée dans des domaines variés, touchant à l’art des jardins, la nature et l’environnement en ville. Pour une immersion dans le paysage au cœur de Paris, cette édition englobe une trentaine d’installations paysagères éphémères, 100 exposants, un concours de l’innovation, une exposition des écoles de design extérieur, et aussi des remises de prix.

 

Emmanuelle Jung

 

aménagement jardin

Inspiration Sud-Américaine, un jardin joyeux et convivial

7 août 2017 Posted by Jardins à vivre, Reportages 0 thoughts on “Inspiration Sud-Américaine, un jardin joyeux et convivial”

Coloré, ce jardin d’Alan Rudden respire une convivialité joyeuse propice à la fête comme au farniente, dans des tonalités chiliennes, tout en restant très contemporain.

Jardin magnifique

Passé les grilles entourées d’un bougainvillier flamboyant, le visiteur entre dans la cour et directement dans l’intimité familiale de cet espace voué à la convivialité. Comme une invitation à partager un repas, une table en bois, entourée de deux bancs, est installée à proximité d’un foyer, pour profiter d’un feu à la nuit tombée. En passant un porche blanc, on découvre un couloir de nage rafraîchissant. Le bassin est bordé de plantations verdoyantes, inscrites dans des murets de pierre déjà présents dans la zone d’accueil.

Au milieu de ces massifs, un plant de vigne et des arbustes fruitiers étonnent, tout en inscrivant délibérément la scène dans un cadre chaud et ensoleillé. Un panneau en Corten habille l’ensemble d’une touche contemporaine et apporte aussi un rappel vertical, qui valorise justement ces compositions. Il fait face à une bordure volontairement végétale, plus sauvage dans l’esprit et ombragée, comprenant des graminées, des cactées, des oliviers, dans une savante composition dynamique et exubérante, sans être étouffante. Au fond, un mur de couleur rouille sépare cette zone de détente d’un espace plus champêtre ; cette limite est symbolique : pour la fluidité du regard, et pour rester dans cet esprit festif, le mur est percé d’un cercle qui prolonge la vue sur le salon extérieur, et, pour l’esthétique, se décline en différents murets légèrement séparés, comme une installation architecturale, pour garder cette circulation légère. Une fois de plus, avec cette création savamment équilibrée, Alan Rudden a remporté de nouveau une médaille d’or à Bloom dans la catégorie Large Garden. Sponsorisé par Santa Rita, il voulait recréer une atmosphère chilienne, en gardant des notes exotiques dans les plantations, l’énergie joyeuse de l’esprit sud-américain, tout en restant très contemporain. Un air de vacances, de soleil… au cœur de l’Irlande ! « Santa Rita Living La Vida 120 », création Alan Rudden, sponsor Santa Rita, médaille d’or Bloom 2016, Irlande.

aménagement jardin

SÉPARATION ASTUCIEUSE • Un mur couleur rouille sépare la zone aquatique d’un espace plus champêtre, sans pour autant obstruer la vue depuis le salon : une façon de jouer sur les perspectives dans ce jardin essentiellement en longueur.

aménagement jardin

MURS FLEURIS • Les bougainvilliers fuchsia apportent dès l’entrée une touche joyeuse à l’espace outdoor.

Texte : Nathalie Degardin 

Photos : Laurent André

Jardin BEAURECUEIL - MORVANT et MOINGEON Jardin BEAURECUEIL - MORVANT et MOINGEON

Réinterprétation d’espace dans la région Aix en Provence

31 juillet 2017 Posted by Jardins à vivre, Reportages 0 thoughts on “Réinterprétation d’espace dans la région Aix en Provence”

En structurant l’espace extérieur autour de cette maison construite sur un promontoire, Nicolas Moingeon et Yoran Morvant l’ont réinscrite dans le paysage environnant.

Jardin BEAURECUEIL - MORVANT et MOINGEON

Dans la région d’Aix-en-Provence, un jardin se fond parfaitement dans le paysage environnant, et en fonction de l’endroit où il se trouve, offre au visiteur une vue incroyable sur la montagne Sainte Victoire ou sur le massif de l’Étoile. Dans cet espace d’environ un hectare, les lieux s’enchaînent comme une évidence. Au sud de la demeure, une zone de baignade fait une halte contemporaine dans un environnement paysager méditerranéen. C’est tout l’intérêt du travail des paysagistes-concepteurs Nicolas Moingeon et Yora Morvant : au départ, ils sont arrivés sur un terrain nu, la maison était construite, la piscine aussi, mais il manquait du lien entre des éléments qui semblaient juste posés. Créer du sens, de l’harmonie, de la fonctionnalité tout en préservant un espace à vivre naturel et esthétique, voilà quels ont été les objectifs majeurs des deux paysagistes-concepteurs.

Dans un premier temps, ils ont ainsi repensé les accès et les espaces de circulation, la maison étant située sur un promontoire. Après l’installation d’un portail en contrebas, donc, de la demeure, ils ont retravaillé un chemin d’une longueur de 300 mètres, qui monte à travers la pinède jusqu’à la résidence. Cela a signifié une réflexion sur la voirie, sur la gestion des talus plantés, notamment sur les modes de soutènement. Sur ce chemin en pavés granit, deux bandes noires structurent la voie, l’identifiant parfaitement des allées piétonnes, qui sont, elles, en sol stabilisé ou en pierre pour conserver un esprit naturel.

Pour valoriser la zone de la piscine, et la relier subtilement à la maisonnées, les deux paysagistes ont totalement structuré l’espace. Si un chemin en pierre de travertin part du auvent et traverse une grande pelouse, ils se sont en fait appuyés sur l’implantation de quatre trames de graminées successives pour bâtir le lieu, lui insuffler une touche graphique moderne et, en même temps, dissimuler le bassin, recouvert d’un volet beige en hiver. La première haie, proche de la maison, d’un vert rouge, avoisine les 50 centimètres de hauteur ; la dernière, d’un vert doré, aux abords directs de la plage de la piscine, se dresse de plus d’1,50 mètre de haut. En travaillant des dégradés de textures, de couleurs, de hauteurs, les deux paysagistes évitent la monotonie d’un vaste gazon et annoncent un espace distinct. S’ils ont élargi la plage du bassin pour laisser respirer le lieu, ils devaient également répondre à la commande d’un abri. S’inspirant des gazebos balinais, ils ont ainsi conçu un pool house actuel, avec sa toiture plate et sa structure minimale (5 poteaux en acier), très design dans le travail du bois : le sol est en ipé, le garde-corps et l’habillage en iroko, et un store automatique a été installé. Des banquettes – qui font aussi office de coffre de rangement – ont été créées sur mesure, et des troncs travaillés servent de desserte, avec un caractère naturel. Dans cette volonté d’harmonie avec le végétal, après la longue étendue structurée depuis la maison, le pool house est entouré de massif plantés, de lavande, de pittosporums. Le long de la piscine, pour apporter du volume dans l’espace, trois oliviers ont été plantés, comme des repères visuels et des points de transition.

 Jardin BEAURECUEIL - MORVANT et MOINGEON Jardin BEAURECUEIL - MORVANT et MOINGEON

La maison comprend une seconde terrasse qui accueille un salon d’extérieur ; elle a été réagencée comme un cocon par la présence de deux massifs plantés d’agapanthes, de Teucrium, rosiers blancs, myrte boule, Senecio… et ornés de cerisiers à fleur. De façon générale, les tonalités du jardin respectent le vert, le gris, le bleu, le blanc, pour ne pas troubler les panoramas. Çà et là, quelques touches de jaune pâle et de rose pâle accrochent le regard mais sans ostentation. Tout est pensé en transition, jusqu’au parking visiteur proche d’une placette, d’où profiter d’une vue sur la montagne Sainte-Victoire en se posant sur des transats, elle-même reliée à la maison par un petit verger, qui décline cette notion d’agrément.

Dans cet esprit tranquille et serein, les chemins sont bordés de bornes en Corten qui créent, la nuit tombée, un éclairage rasant dans l’idée de laisser respirer la nature tout en marquant les espaces de circulation.

Nathalie Degardin

Photos : Gabrielle Voinot

Réalisation : Agence Morvant & Moingeon

 

 

Festival international des jardins de Chaumont : « La Fleur du mal » de Nathan Crouzet, Lynda Harris et Ali

25 juillet 2017 Posted by Paysagiste, Rencontres 0 thoughts on “Festival international des jardins de Chaumont : « La Fleur du mal » de Nathan Crouzet, Lynda Harris et Ali”

Cette édition du festival international de Chaumont met en exergue la richesse et la diversité des collaborations qui se créent aujourd’hui autour des jardins : «  La Fleur du mal »  résulte de la conjugaison des idées et des imaginaires de Lynda Harris,  paysagiste, de Nathan Crouzet, Architecte et d’Ali, artiste de street art. Une pluridisciplinarité gagnante !

En axant son festival 2017 sur le Flower Power,  Chantal Colleu-Dumont, directrice du Festival international des jardins de Chaumont, voulait  entre autres « mettre en évidence l’extraordinaire pouvoir graphique, esthétique, thérapeutique, parfois maléfique, des fleurs ».  Nul doute que le projet pour le moins original de Nathan Crouzet, Lynda Harris et Ali a titillé sa curiosité au moment des sélections.  « La fleur du mal »  est un  village abandonné par des consommateurs d’opium, et le défi majeur du trio était de faire ressentir d’une façon ou d’une autre les effets d’un trip hallucinogène. De la composition végétale soigneusement étudiée pour ses références médicinales ou sa beauté secrète, à la construction de structures où s’allonger pour laisser les images voyager dans la tête… tout a été pensé de façon complémentaire pour créer une atmosphère très particulière. C’est un jardin où il faut absolument prendre son temps, et notamment celui de se se poser sous l’une des pergolas, pour percevoir les effets des rayons de soleil sur les toitures … qui font danser des fleurs au-dessus de nos têtes, sous l’inspiration d’Ali.  Comme  l’explique Lynda Harris, l’équipe  a cherché à composer des aires d’évasion de l’esprit, et pour garder  une touche concrète intrigante, n’a pas hésité à planter des espèces  utilisés par les chamans ou les herboristes. 

Nathalie Degardin

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