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La Gloriette de Buffon réouverte au Jardin des Plantes

10 août 2018 Posted by Hors les murs, Patrimoine, Professionnel 0 thoughts on “La Gloriette de Buffon réouverte au Jardin des Plantes”

Après restauration, la Gloriette de Buffon  vient d’être réouverte au Jardin des Plantes. C’est le plus ancien édifice métallique de Paris !

Gloriette de Buffon après restauration© MNHN A. Iatzoura

Les visiteurs du Jardin des Plantes ont de nouveau accès à la Gloriette de Buffon, qui surplombe les allées du Jardin. Sa restauration a nécessité sept mois de travaux : c’est la plus vieille construction métallique de Paris et l’une des plus anciennes au monde, aussi classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993.

La Gloriette de Buffon : un édifice historique 

Depuis 1635, date de la création par Louis XIII du Jardin royal des Plantes médicinales, le Jardin des Plantes a évolué avec les besoins et les styles d’aménagements de chaque époque.  L’un des plus anciens témoins de cette évolution est la Gloriette de Buffon, érigée au sommet de la butte du labyrinthe. Cette butte, qui compte parmi les premiers terrains acquis pour la fondation du Jardin royal, n’a en fait rien de naturel : elle a été constituée au XIVe siècle par l’accumulation de détritus et de gravats calcaires provenant des faubourgs de la capitale !

 Avant-gardiste pour l’époque, la Gloriette précède de 60 ans les œuvres de Victor Baltard, et de plus d’un siècle les réalisations de Gustave Eiffel. Le belvédère a en effet été construit en 1786-87 sur l’ordre du Comte de Buffon, d’après les dessins d’Edme Verniquet, architecte de Louis XVI, et réalisé par Claude-Vincent Mille, serrurier du Roi. Elle est classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993.

Gloriette de Buffon après restauration © MNHN A Iatzoura

La structure de la Gloriette

La Gloriette est établie sur un plan de forme circulaire, présentant huit colonnes. Constitué d’une armature en fonte de très haute qualité fabriquée dans les forges de Buffon à Montbard, le kiosque présente des superstructures et des décorations composées de bronze, cuivre, laiton et or. Cet habillage dissimule en grande partie l’ossature en fer fixée par rivets, la soudure n’existant pas au XVIIIe siècle. S’élevant sur plus de 9 mètres, la Gloriette est surmontée d’une sphère armillaire en fonte et cuivre, modélisant le mouvement des étoiles, du Soleil et de l’écliptique autour de la Terre. Un gong solaire, qui sonnait chaque jour à midi, dominait l’ensemble. Ce dernier a aujourd’hui disparu.

Malheureusement, l’association des différents métaux transforma la structure en une pile polymétallique, et certains éléments se dégradèrent rapidement par électrolyse. Restauré au début des  années 80, l’édifice avait retrouvé son aspect originel. Mais depuis, la forte fréquentation du Jardin des Plantes, la pollution et la stagnation des eaux, entre autres, ont détérioré ses décors mais aussi fragilisé sa structure, le rendant dangereux pour le public et obligeant le Muséum à fermer son accès. Pour sa rénovation intégrale, le Muséum a lancé en 2016 un appel aux dons auprès du grand public, qui a largement répondu. Les entreprises mécènes (Fondation du patrimoine grâce au mécénat de la Fondation Total, Fondation de la Maison de la Chimie, Eiffage, Société des Amis du Muséum) ont également apporté leur soutien à la rénovation.

Gloriette de Buffon après restauration © MNHN A Iatzoura

Restauration de la Gloriette

Maître d’ouvrage : Muséum national d’Histoire naturelle
Maître d’ouvrage délégué : Oppic (Opérateur du Patrimoine et des Projets Immobiliers de la Culture),
Maître d’œuvre : François Botton, architecte en chef des monuments historiques
Coût de la restauration : 600 000 € TTC

Jardins de la Ballue

Les Plus BeauxJardins de France comptent 4 nouveaux membres !

13 mars 2018 Posted by Agenda, Jardins à vivre, Professionnel 0 thoughts on “Les Plus BeauxJardins de France comptent 4 nouveaux membres !”

Les plus beaux jardins de France, réseau professionnel renommé, a décidé d’accepter quatre nouveaux jardins.

 

Quatre jardins font leur entrée dans le réseau Les Plus Beaux Jardins de France !

Vue générale du Jardin des cinq sens d'Yvoire

Vue générale du Jardin des Cinq sens d’Yvoire

 

Les plus beaux jardins de France, association visant à promouvoir et développer le patrimoine du jardin français, a décidé d’accueillir dans ses rangs quatre nouveaux membres :

  • Le château de Chambord et ses fameux jardins à la française Louis XV comportant plus de 600 arbres, 15 250 plantes et plus de 18 874 m2 de pelouses. Après des travaux ayant pour but de restaurer la beauté de son style paysager du XVIIIe siècle, les jardins ont rouvert en mars l’année dernière.
  • Le château et les jardins de la Ballue, déjà récompensés en 2017 au concours du European Garden Award. Situé entre Saint-Malo et le Mont-Saint-Michel, entre la Bretagne et la Normandie, ce jardin historique date du XVIIe siècle. Il a récemment été replanté pour retrouver la beauté qui l’avait rendu célèbre. En 2005, il s’est d’ailleurs vu accordé le label de « Jardin Remarquable » par le Ministère de la Culture, statut officiel qui distingue les jardins et les parcs présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique.
  • Le Domaine de Chaumont-sur-Loire, dont la création du parc remonte à la fin du XIXe siècle. Labellisé « Jardin Remarquable » depuis 2009, cet espace est déjà renommé pour son Festival International des Jardins qui récompense des projets de paysagistes du monde entier.
  • Le Jardins des Cinq sens d’Yvoire, situé sur les rives du lac Léman en Haute-Savoie. Ouvert au public en 1988, cet espace récent est inspiré des jardins du Moyen-Âge. Il est composé de différentes parties (jardin de l’odorat, cloître des plantes médicinales, jardin du toucher…) et abrite plus de 1500 espèces. Il s’est vu attribuer le label « Jardin remarquable » en 2004.

L’association a donc décidé cette année de distinguer des espaces extrêmement variés, tant au niveau géographique, esthétique qu’historique.

 

L’association Les Plus Beaux Jardins de France

Jardins de la Ballue

Les Jardins de la Ballue

 

Le réseau Les plus beaux jardins de France a été créé afin de faire connaître aux Français la richesse de leur patrimoine en matière de jardins. Outre les espaces cités précédemment, il inclut aujourd’hui :  la Bambouseraie de Prafrancele château de Breteuille château du Champ de Bataillele domaine de Chantillyle château de Chenonceaule domaine de Coursonle château de Saint Jean de Beauregardle château de Vaux-le-Vicomtele château de VillandryEyrignac et ses jardins et la villa et jardins Ephrussi de Rothschild.

Pour devenir membre de ce réseau professionnel il faut que le jardin candidat bénéficie d’une grande notoriété, qu’il soit ouvert à un large public au minimum de Pâques à la Toussaint, qu’il soit recommandé par les grands guides touristiques et parfaitement entretenu par des professionnels. Avec ses quatre nouveaux jardins, l’association compte actuellement quinze membres.

 

David Kabla

Affiche du concours "Allées d'arbres", édition 2018

Les concours de « Sauvegarde du patrimoine » de la SPPEF approchent !

5 mars 2018 Posted by Agenda, Professionnel 0 thoughts on “Les concours de « Sauvegarde du patrimoine » de la SPPEF approchent !”

La Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France organise deux concours visant à la sauvegarde d’un certain patrimoine français dans le cadre de son projet « Sauvegarde du patrimoine ».

 

Les « allées d’arbre » et le « second œuvre », deux richesses préservées par la SPPEF

Affiche du concours "Allées d'arbres", édition 2018

Concours « Allées d’arbres », édition 2018

 

La Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF) organise deux concours visant à préserver les richesses paysagères et patrimoniales. Cet organisme fondé en 1901 a eu pour but dès son origine de défendre le patrimoine naturel et bâti et c’est à son initiative que fut votée en 1906 la 1ère loi de protection de l’environnement en France.

Les concours qu’il présente aujourd’hui sont destinés à encourager la préservation, le bon entretien et la recréation d’allées d’arbres, ainsi que la conservation, la restauration ou l’adaptation respectueuse du second œuvre (portes et fenêtres notamment), deux aspects du patrimoine particulièrement menacés. Ils s’adressent aux collectivités territoriales, particuliers, professionnels et associations. Dans le cadre de ces deux concours, des prix, des dotations financières et des diplômes sont remis aux lauréats sélectionnés par un jury composé de représentants des ministères chargés de l’Ecologie et de la Culture et de personnalités qualifiées.

 

Deux concours pour deux champs du patrimoine : naturel et bâti

Les allées d’arbres (chemins, routes, rues ou voies d’eau, bordés d’alignements d’arbres) forment un patrimoine culturel européen important et la France, avec son fameux « jardin à la française », a joué un rôle de premier plan dans leur histoire. Des études ont d’ailleurs témoigné de leur apport positif en matière de préservation de la biodiversité, de lutte contre la pollution atmosphérique mais aussi de sécurité routière. Ce concours a justement pour vocation de préserver cette richesse paysagère et vise à promouvoir les actions locales qui contribuent à sa sauvegarde.

Il récompense différentes actions : les efforts de pérennisation des allées d’arbres (entretien, restauration, plantations…), les opérations de financement et de valorisation économique (tourisme, pépinières), les actions de communication et d’animation ainsi que de sensibilisation auprès du grand public et des professionnels.

 

Ce concours porte sur toutes les actions qui contribuent à sauvegarder ou restaurer, dans les bâtiments de toutes époques, certains éléments de second œuvre participant au caractère de ces créations. Le second œuvre appartient aux travaux et ouvrages des bâtiments qui ne contribuent pas à la stabilité et à la cohésion des constructions (portes, sols, plafonds, équipements sanitaires ou de service…).

Les prix récompensent en particulier les actions pérennisant des patrimoines menacés : reprise partielle et consolidation d’éléments sans destruction, recherche d’état premier (en particulier pour les peintures), prise en compte de la valeur historique et esthétique, promotion des professionnels respectueux des règles de restauration et soucieux de leur transmission…

Avec ces deux concours, la SPPEF poursuit donc son travail de préservation d’une partie oubliée ou menacée du patrimoine français qu’elle contribue à faire reconnaître à sa juste valeur.

 

David Kabla

 

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