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Un bassin qui associe les époques

18 juillet 2018 Posted by Jardins à vivre, Professionnel, Reportages 0 thoughts on “Un bassin qui associe les époques”

Dans les Deux-Sèvres, une demeure du XVIIe siècle trouve un ancrage contemporain avec la présence d’une vaste piscine. Une réalisation Everblue.

Piscine, réalisation Everblue. © Fred Pieau

 

Détente au jardin autour de la piscine

La vaste prairie accueille un espace de fraîcheur et de vie, le préau abritant une cuisine d’été, une salle à manger et un salon. © Fred Pieau

 

Cachée des regards à l’arrière de l’ancien logis, la longue piscine étire ses 16 mètres de longueur sur un terrain nu qui n’attendait qu’elle. La vaste prairie ensoleillée avait besoin de ce havre de fraîcheur. Une bonne raison de pousser les occupants de la demeure à se rendre sur cette partie du jardin autrefois inexploitée. La création de ce bassin, de sa terrasse et de son préau, qui abrite une cuisine d’été, une salle à manger et un salon, a donné naissance à un espace de vie dédié à la détente. Les propriétaires souhaitaient une esthétique préservant l’esprit du lieu, le caractère ancien donné par le logis datant du XVIIe siècle. La piscine, bien que contemporaine, est revêtue d’un liner sable pour une eau limpide, laissant dominer sa pureté. À l’une de ses extrémités, trois larges marches donnent accès au bassin en pente douce.

 

Respecter l’esprit du lieu

Le choix du marbre en margelle de cette piscine contemporaine entérine la volonté des propriétaires de respecter un contexte ancien. © Fred Pieau

 

La terrasse assure cette dimension d’intégration historique grâce à un carrelage de tomettes aux coloris variant de l’ocre rouge à la terre de Sienne brune ou rosée pour un effet ancien et traditionnel. En terre cuite, douce et naturelle, de formes variées, ce matériau est le trait d’union entre les vieilles pierres du logis et l’esprit contemporain de la piscine. Sa résistance à l’usure est adaptée aux conditions climatiques rigoureuses, comme ses performances thermiques, qui apportent une inertie agréable en soirée d’automne. La forme des tomettes est travaillée différemment selon l’espace : des parefeuilles de forme rectangulaire marquent la terrasse de la piscine, des losanges et de plus petits rectangles délimitent la zone des salons et de la salle à manger. Leur pose est tout aussi originale et porteuse du sens lié à l’usage du lieu. Ainsi, la zone solarium est dessinée par des tomettes posées à bâtons rompus, c’est-à-dire disposées parallèlement entre elles par travées et assemblées en équerre, tel un parquet en bois. Autour du bassin, la margelle en marbre gris de Turquie souligne le rectangle d’eau et renvoie aux pierres des édifices. Des murets ont également été construits autour de l’espace piscine dans l’esprit du lieu et pour le délimiter sur cet immense terrain qui possède aussi un étang.

 

Samantha Pages

Villégiature urbaine par Frassinago

16 juillet 2018 Posted by Jardins à vivre, Professionnel, Reportages 0 thoughts on “Villégiature urbaine par Frassinago”

Avec ce jardin, l’agence italienne Frassinago a réussi à créer un lieu serein, un refuge apaisant et confortable où s’isoler sans avoir à quitter la ville.

Réalisation Cabinet Frassinago : Paolo Pejrone et Franco Brugo. © Giovanni de Sandre

 

Un jardin-sanctuaire au sein de la ville

Réalisation Cabinet Frassinago : Paolo Pejrone et Franco Brugo. © Giovanni de Sandre

 

Un jardin n’est pas toujours synonyme de campagne ou de vaste terrain. Il peut être aménagé au cœur de la ville, dans un espace urbain où il agit comme un refuge, un abri. C’est manifestement l’idée qu’avait en tête l’équipe du cabinet Frassinago lorsqu’elle a réalisé un jardin pour particulier dans la cité balnéaire de Milano Marittima, près de Ravenne, en Italie. Les paysagistes Paolo Pejrone et Franco Brugo ont fait en sorte que ce jardin, situé dans l’espace qui entoure la villa, soit coupé de l’extérieur. Pour cela, ils ont disposé des pins ainsi que des plants de lauriers qui délimitent le lieu en l’isolant tout à fait de son environnement immédiat. En effet, ces arbres et ces plantes grimpantes empêchent de voir les rues et les maisons avoisinantes et donnent l’impression de se trouver dans un oasis en plein centre-ville.

 

Un écrin végétal lumineux et apaisant

Réalisation Cabinet Frassinago : Paolo Pejrone et Franco Brugo. © Giovanni de Sandre

 

Le caractère vert du lieu semble d’ailleurs avoir été une priorité de Frassinago, puisque les plantes choisies possèdent des feuilles persistantes. Quelle que soit la période de l’année, l’aspect végétal du lieu est conservé et permet de préserver son calme, sa sérénité, ainsi qu’un ombrage bienvenu au cœur de l’été. Cette idée générale est d’ailleurs renforcée à travers le choix de matériaux et de fleurs qui s’harmonisent avec la couleur de la villa. Le sol en teck, les sièges en corde tressée sont, comme les murs, de teinte beige, crème. Les fleurs sont des hortensias blancs, dont le coloris se fond aussi parfaitement avec le reste. Cette harmonie de couleurs claires concourt donc à procurer au visiteur une sensation d’apaisement et ajoute de la lumière à cet havre bucolique et cosy.

 

David Kabla

Festivals au jardin cet été!

13 juillet 2018 Posted by Agenda, Professionnel 0 thoughts on “Festivals au jardin cet été!”

L’été est un moment propice aux festivals. Les vacances, le beau temps, autant de conditions idéales pour apprécier des moments en extérieur. Si l’on associe le plus souvent festival et musique, certains évènements sont également consacrés aux créations paysagères. Découvrez notre petit aperçu des grands rendez-vous estivaux pour les amateurs de jardins.

 

Le Festival international des Jardins de Chaumont sur Loire

Jardin « La Possibilité d’une île » Festival des jardins de Chaumont 2018

 

Le Festival international des Jardins de Chaumont-sur-Loire, rendez-vous incontournable des amoureux de jardin, revient pour sa 27e édition. Jusqu’au 4 novembre, les amateurs de jardin pourront découvrir trente créations au festival international de Chaumont-sur-Loire avec pour thème « Les jardins de la pensée ». Il s’agira pour les lauréats du concours d’explorer le rapport entre pensée et jardin, la façon dont la capacité de réflexion de l’homme peut s’exprimer à travers la création paysagiste. Pour cette 28ème édition, le festival accueillera également les créations de personnalités reconnues telles que Bernard Lassus, homme aux multiples facettes, à la fois paysagiste, peintre, urbaniste mais aussi chercheur et universitaire. L’Oulipo ( L’Ouvroir de littérature potentielle), le groupe littéraire auquel sont associées d’illustres figures littéraires telles que Raymond Queneau ou Geoges Perec, sera aussi de la partie avec son projet au titre on ne peut plus oulipien, « Le jardin des voyelles ».

Découvrez notre série d’articles sur les jardins présentés au festival : Le livre des sables, La possibilité d’une île, Le temple de la pensée

 

Festival international des Jardins de Chaumont-sur-Loire :                                                                     

Domaine régional de Chaumont-sur-Loire, 41150 Chaumont-sur-Loire                                               

Du 24 avril au 4 novembre 2018.

 

Annecy Paysages :

« Extended Island » de Javier Riera ; Annecy Paysages

 

Cette année, la Scène nationale avec la ville d’Annecy et l’ensemble des partenaires locaux des arts plastiques et du patrimoine, créent la première édition de « Annecy Paysages ». Ce festival essentiellement consacré aux installations paysagères dans l’espace public présente 23 créations d’artistes, paysagistes, architectes et designers. Dans une ville en mouvement par sa croissance démographique, sa recomposition territoriale et la mutation de son usage par la population, « Annecy Paysages » questionne à la fois le mouvement et les contenus qui en découlent. Les installations abordent les relations entre paysages naturels et espaces naturels en milieu urbain. Elles réactualisent également la place du spectateur face au paysage naturel et urbain et lui proposent un autre rapport à l’art en déplaçant la scène vers l’espace partagé de la ville.

 

Festival Annecy Paysages :                                                                                                                                       

Bonlieu Scène nationale, 1 rue Jean Jaurès 74000 Annecy                                                                         

Du 30 juin au 2 septembre 2018. Accés libre

 

 

Festival Art, villes et paysage

Festival Art, villes et paysage

 

Le festival Art, villes & paysage revient pour une 9e édition jusqu’au 21 octobre à Amiens. 10 nouvelles créations seront ainsi réalisées in situ, s’ajoutant à la quarantaine de jardins et installations déjà crées. 46 œuvres au total seront accessibles à pied depuis la ville sur l’île aux fagots et dans la partie sauvage des hortillonnages en barque autour de l’étang de Clermont.

 

L’accès au festival est gratuit. Les hortillonnages se situent à proximité de la gare d’Amiens, de la cathédrale et du centre-ville. Pour visiter le festival (les créations sont installées sur l’île aux Fagots, l’île Robinson, le chemin du Malaquis et autour de l’étang de Clermont), plusieurs circuits à pied, en barque ou en vélo sont possibles.

 

 

Festival Lieux Mouvants

Festival Lieux Mouvants, Journée des plantes © Lieux Mouvants

 

Lieux Mouvants est une manifestation culturelle organisée chaque été, dans des lieux naturels du Centre Bretagne, par l’association Dialogues avec la Nature. On pourra y découvrir deux expositions autour du jardin avec les photos de créations paysagères de Pascal Cribier et Marianne Lavillonnière ainsi que la diffusion de films de jean-Philippe Teyssier réalisés pour Arte. Deux journées à thème autour de l’art des jardins sont également prévues. Le samedi 25 août et dimanche 26 août, le village de Saint Antoine accueillera des pépiniéristes collectionneurs, des paysagistes et des spécialistes de l’art du jardin en France. Les visiteurs pourront ainsi rencontrer Pierre Bonnaure, (ancien jardinier en chef des Tuileries, du Palais-Royal et du musée Eugène-Delacroix, actuel responsable des parcs et jardins des résidences présidentielles) Jean Philippe Teyssier, (paysagiste, réalisateur des films de jardins sur Arte) ou encore Monique Mosser (grande spécialiste mondiale de l’art des jardins).

 

Le festival Lieux Mouvants se déroule du 24 juin au 26 août. Les exposition de photographies et de films se déroulent dans les maisons du village de Saint-Antoine de 10h à 18h tous les week-ends. La journée des plantes se tiendra samedi 25 août et dimanche 26 août Village de Saint Antoine 10h à 18h

Village de Saint Antoine, département des Côtes d’Armor, 22480 Lanrivain

 

 

 

 

 

 

Le jardin naturel et structuré de Frédéric Trifilio

9 juillet 2018 Posted by Jardins à vivre, Professionnel, Reportages 0 thoughts on “Le jardin naturel et structuré de Frédéric Trifilio”

Respecter le caractère naturel d’un lieu tout en y imprimant sa marque, tel a été le défi de Frédéric Trifilio pour ce jardin provençal.

 

Un jardin « construit et sauvage »

Réalisation Les Jardins des Arcades, Frédéric Trifilio © Les Jardins des Arcades

 

Situé sur les hauteurs de Saint-Didier, ce jardin bénéficie d’un cadre rêvé pour un paysagiste : faisant face au mont Ventoux, le terrain est placé au cœur d’un environnement typiquement provençal, avec un paysage vert et vallonné, agrémenté de taches orangées formées par les falaises et les habitations alentour. De ce fait, les propriétaires souhaitaient un jardin qui respecte cette nature splendide. Frédéric Trifilio a donc travaillé sur un espace structuré sans pour autant étouffer l’aspect brut du site, une dichotomie dont il a su faire une force en concevant un lieu habilement « construit et sauvage, net et flou ». Le jardin entoure une propriété contemporaine qui contraste avec son environnement. Le paysagiste l’a imaginée comme le cœur du pôle ordonné de l’espace. Autour, la végétation y est clairement organisée, entre des haies au carré, des oliviers taillés en paupière et les plants très nets de bruyères. Ce caractère travaillé du jardin se retrouve aussi à travers les plantes aux couleurs vives qui tranchent avec le vert environnant.

 

S’adapter au lieu

Réalisation Les jardins des Arcades, Frédéric Trifilio © Les Jardins des Arcades

 

Pourtant, en s’éloignant de la maison, l’apparence structurée s’estompe pour laisser place à une nature plus primitive. Pour construire cette progression, le paysagiste s’est servi du terrain, il a adapté sa vision à la topographie. La propriété étant bâtie sur un surplomb, il a usé du dénivelé pour marquer l’infiltration progressive du naturel dans ce cadre agencé. Les cyprès sont les premiers marqueurs de cette transformation. Leur allure rustique, leur taille impressionnante font surgir de la verticalité dans un endroit défini jusque-là par l’horizontalité. Au-delà, la nature reprend ses droits avec ses arbres et arbustes en bataille, que Frédéric Trifilio n’hésite pas à décrire comme des « sentinelles du domaine ». Les fascines en bois agissent comme des marqueurs dans la structure du lieu. Nécessaires en raison du dénivelé, elles servent de repères entre la partie « civilisée » de l’endroit et celle, plus sauvage, qui l’entoure. En effet, la végétation indigène semble descendre le flanc du terrain pour s’immiscer dans le jardin composé et maîtrisé. Une ancienne bâtisse en ruine domine d’ailleurs la propriété, ajoutant au caractère romantique de cette nature inaprivoisée. Frédéric Trifilio a donc réussi son pari en mêlant habilement le paysage naturel et celui créé par l’homme, sans que l’un empiète sur l’autre. C’est cet équilibre savamment entretenu qui permet, selon lui, d’obtenir ce lieu « hors du temps tout en étant, également, très organisé ».

 

David Kabla

Jardin de roses japonaises à Séricourt !

4 juillet 2018 Posted by Jardins à vivre, Professionnel, Reportages 0 thoughts on “Jardin de roses japonaises à Séricourt !”

Les Jardins de Séricourt viennent d’ouvrir un nouvel espace qui revisite le jardin japonais. Paysagisme français et végétaux japonais s’y rencontrent pour un espace à la confluence de deux traditions.

 

Revisiter le jardin japonais

« Le clos des roses Keiji », Jardin de Séricourt © D. Kabla

 

Les jardins de Séricourt accueillent un nouvel espace, « Le clos des roses Keiji », fruit de la collaboration du paysagiste français Guillaume Gosse de Gorre et du rosiériste japonais Kenichi Kunieda, créateur de la Rose Farm Keiji. Ce projet paysager est né d’une volonté de créer un jardin à la confluence de deux influences. Il s’agissait de s’inspirer de la tradition paysagère japonaise sans pour autant en reprendre les codes les plus évidents. Ainsi, on n’y trouvera pas d’érables ou de galets mais des murets en torchis et des chemins couverts d’herbe. On y décèle pourtant une même attention à la gestion de l’espace, au travail du vide et du plein. La structure du lieu s’inspire notamment de la forme du nombre d’or et un promontoire composé de larges dalles de pierre surplombe le jardin afin de pouvoir y « absorber » l’énergie apaisante qui s’en dégage.

 

Un rosiériste japonais à Séricourt

Variété de rose Wabara, « Clos des roses Keiji », Jardins de Séricourt © D. Kabla

 

Kenichi Kunieda est un célèbre rosiériste japonais. Il a créé en 2003 la Rose Farm Keiji où il cultive des variétés de roses originales, telle que l’espèce Wabara («Rose du Japon » en français) qui est ici introduite pour la première fois en France. Son travail porte sur toutes les phases de la vie d’une rose. Ainsi, s’il cherche à produire une variété particulière, il prend toujours en compte l’environnement dans lequel elle sera introduite, qu’il s’agisse d’un bouquet ou d’un jardin comme c’est le cas ici. Le spectaculaire n’est pas recherché en soi, ce qui en fait un pépiniériste idéal pour un projet influencé par le paysagisme japonais.

 

Les jardins de Séricourt

« Clos des roses Keiji », Jardin de Séricourt© D. Kabla

 

Les Jardins de Séricourt ont été créés par Yves Gosse de Gorre en 1983. Depuis 30 ans il y conçoit des espaces aux esthétiques diverses chargés de « raconter » des histoires. Lieu situé dans le Pas de Calais, une région fortement marquée par les deux guerres mondiales, nombre de ces créations s’inspirent du souvenir des conflits pour en offrir une représentation paysagère originale. C’est aujourd’hui son fils, lui aussi paysagiste, qui dirige l’entreprise familiale depuis plusieurs années.

 

Les Jardins de Séricourt, 2 rue du Bois, 62270 Séricourt. Le site ouvre tous les jours du 15 avril au 15 octobre : du mardi au samedi de 10h 19h ; dimanche, lundi et jour férié de 15h à 19h. Il peut également être visité sur rendez-vous le reste de l’année.

 

David Kabla

 

 

 

 

 

 

Un instant de tranquillité avec « Urban sancturary » de Charlie Albone

3 juillet 2018 Posted by Jardins à vivre, Reportages 0 thoughts on “Un instant de tranquillité avec « Urban sancturary » de Charlie Albone”

Au Melbourne Garden Show 2017, Charlie Albone dévoilait un jardin alliant élégance et simplicité qui a remporté la médaille de bronze du salon.

« An Urban Sanctuary », création de Charlie Albone. © Charlie Albone/ MIFGS_DAYON

 

Un refuge végétal en milieu urbain

« An Urban Sanctuary », création de Charlie Albone. © Charlie Albone/ MIFGS_DAYON

 

Ce jardin de Charlie Albone, baptisé « An Urban Sanctuary » (« un sanctuaire urbain »), s’appréhende comme un lieu de retraite, un abri construit au sein de la ville. L’espace est organisé autour d’une allée centrale composée de larges dalles de pierre menant à une pergola, refuge ouvert qui domine le lieu. On retrouve dans cette création du paysagiste australien une certaine symétrie, élément déjà présent dans des projets précédents. Deux bassins à débordement encadrent le passage où la surface de l’eau agit comme un miroir reflétant le jardin. Cette eau qui coule en permanence, sa surface réfléchissante, confèrent au lieu une sérénité et ajoutent de la profondeur à l’espace.

 

Une alliance originale d’esthétiques diverses

« An Urban Sanctuary », création de Charlie Albone. © Charlie Albone/ MIFGS_DAYON

 

Ces bassins sont enveloppés par des plantes, des arbustes, ce qui produit un mélange original de matériaux. Ce contraste fait le charme de cette création qui oscille entre le minéral et le végétal, le blanc des dalles qui forment le chemin, le gris métallisé des bassins et le vert des plantes qui les encadrent. Cette allée centrale aboutit à une pergola conçue comme un havre de détente où l’on retrouve cette même combinaison d’éléments. Disposés à l’entrée, de larges pots conçus par l’atelier Vierkant renforcent le caractère géométrique de l’espace. Dans la continuité de l’allée, le sol est constitué de larges dalles de pierre blanche qui procurent une impression de luminosité. La structure métallique qui recouvre l’ensemble laisse passer la lumière à travers des vitres agencées dans le toit de la pergola et appuie l’aspect lumineux de cet espace couvert. La table, éditée par Tribù, et les chaises, choisies chez Air Chairs, sont également en métal, ce qui offre une opposition rafraîchissante avec le sol de pierre. Le point fort de cette création est ainsi d’allier une esthétique classique de jardin à l’anglaise avec un caractère géométrique, symétrique, tout en restant contemporain sur le jeu des matières et des couleurs.

 

 

 

 

Repenser le jardin avec « Le nuancier du jardinier » !

18 juin 2018 Posted by Livres, Paysagiste, Professionnel, Rencontres 0 thoughts on “Repenser le jardin avec « Le nuancier du jardinier » !”

Alexandra Torossian et Morgane Ilin (paysagistes de l’agence « Canopées ») ont publié en mai dernier un livre au concept original : Le nuancier du jardinier. L’ouvrage rassemble une somme considérable d’espèces végétales (plus de 3500 plantes) en les classant par couleurs. Résultat d’un travail minutieux sur la chromie, il se présente comme un outil qui pourrait s’avérer très précieux dans le travail de création paysagère, aussi bien pour l’amateur que le professionnel. Découvrez notre interview de ses deux auteurs.

 

Alexandra Torossian © Canopées

 

Morgane Ilin © Canopées

 

Comment vous-est venu l’idée de réaliser un nuancier de plantes ?

Alexandra : L’idée m’est venue il y a 5 ans face à un besoin réel dans notre travail de paysagiste. On concevait des jardins, on composait des massifs puis on plantait… Mais quand on repassait après les floraisons, il y avait parfois un décalage très grand en termes de couleur entre ce qu’on avait vu sur internet ou dans un livre… Dans la réalité, des associations ne fonctionnaient pas alors qu’elles étaient censées «marcher sur le papier ». On a décidé de prendre en photo les plantes sur nos jardins et de les classer pour avoir une référence basée sur la réalité. On a rassemblé les 3500 plantes sur plusieurs années, durant chaque saison, pour pouvoir observer toutes les floraisons. Ça a été très dense. On a axé notre travail sur des plantes de rusticité classique. Il y a aussi des plantes méditerranéennes ou non rustiques mais l’ouvrage ne se concentre pas sur ce type de végétaux. On couvre donc une grande partie de la France, la Belgique, la Hollande, la Suisse…

 

« Le nuancier du jardinier », page consacrée à la couleur « rose corail »

 

Quelles catégories de plantes avez-vous incluses  dans ce nuancier ?

Alexandra : Quand on fait un jardin, on commence par la strate haute, les arbres, après on passe aux arbustes, puis les vivaces, grimpantes, graminées, mais on travaille toujours tout en relation avec le tout. Dans le livre, il fallait que toutes ces strates soient représentées pour avoir cette richesse, de la profondeur de champ, du contraste, des harmonies… On ne voulait rien exclure. Ce qui est le plus représenté reste tout de même les plantes vivaces. Il y a aussi beaucoup d’arbustes. Les arbres fleurissent moins donc ils sont peu représentatifs pour la couleur. Les graminées sont moins représentées aussi. Leur florescence peut être colorée mais elle reste le plus souvent verte donc on ne s’est pas attardé sur ce type de plantes. On en a mis des petites touches, comme pour le feuillage à la fin de l’ouvrage. Le but c’est d’avoir un petit support en feuillage pour compléter les massifs si on veut du vert, du panaché… Pour les gens, la base du jardin, c’est la fleur. C’est très rare que les clients ne nous parlent pas de fleurs ou de couleurs.

 

« Le nuancier du jardinier », page consacrée à la couleur « violet bleu »

 

À qui s’adresse votre livre ?

Morgane : À la base, on l’a conçu comme un outil pour nous en tant que paysagistes mais chacun peut tout à fait s’approprier cet outil. S’ils ont envie de faire un jardin bleu, ils regardent la page des bleus, voient ce qui leur plaît et utilisent les plantes qui les intéressent.

Alexandra : Ce livre enrichit notre mémoire puisqu’on a à disposition tous les végétaux auxquels on ne penserait pas. Visuellement, il nous permet de vérifier assez vite les associations qui fonctionnent. Les amateurs vont aller dans un magasin, choisir une fleur au hasard, et obtiennent souvent un résultat qui manque d’harmonie. Ce livre est aussi fait pour que les gens puissent s’approprier cette façon de jardiner sans nécessairement faire appel à un paysagiste. Il y a toutes les informations sur les plantes : l’exposition, le besoin en eau, la rusticité… Elles sont classées par couleur mais il y aussi des indications sur chacune pour savoir quelles espèces peuvent pousser au même endroit. J’aimerais que le livre transforme la façon dont les jardins sont créés, que les amateurs découvrent une richesse végétale qu’ils ne soupçonnaient pas. Bien sûr, il existe des nuanciers de roses ou d’iris mais c’est surtout fait pour être « vendeur », on ne fait pas de jardin qu’avec une fleur. Cet ouvrage pourrait favoriser la créativité et permettre à des amateurs d’avoir des jardins plus riches, plus aboutis.

Morgane : La plupart des gens ne se rendent pas compte de la variété de plantes et de couleurs. Avec ce livre, ils prennent conscience du nombre de cartes avec lesquelles ils peuvent jouer quand ils conçoivent un jardin.

 

Cet ouvrage est-il réellement un outil pour les paysagistes ?

Alexandra : Oui je crois. Jusqu’ici on a toujours travaillé avec des espèces de béquilles mentales pour savoir quelles plantes utiliser et où… Ce qui est compliqué quand on se base sur la mémoire, même lorsqu’on est un professionnel, c’est qu’on oublie 9 trucs sur 10. On finit par faire toujours le même jardin, les mêmes associations. Le livre propose des infos que vous ne trouverez pas dans un autre livre ou sur internet. C’est la première fois qu’on met au service des gens cette connaissance. On a réalisé ce livre parce-que l’on en avait besoin, qu’on en rêvait et il n’y a pas de raisons pour que ça ne soit pas le cas d’autres paysagistes.  Avec cet ouvrage, le lecteur a tout à sa disposition. Depuis qu’on travaille à partir de ce livre, on gagne un temps fou. On va deux fois plus vite pour concevoir un jardin et on fait de nouvelles associations, on crée des choses qu’on avait jamais fait. On a beaucoup travaillé avec un pantonier, à l’imprimerie, on a vérifié la chromie avec les graphistes. La couleur imprimée, c’est la couleur exacte. Si c’est reproduit, copié sur internet, ça ne vaudra plus rien parce-que d’un écran à l’autre on n’aura pas la même couleur.

 

« Le Nuancier du jardinier » est actuellement disponible aux éditions Ulmer. 160 pages, 3000 illustrations. 29,90 €

 

Couverture du « Nuancier du jardinier »

 

Jardins Jardin : que retenir de l’édition 2018?

13 juin 2018 Posted by Agenda, Professionnel 0 thoughts on “Jardins Jardin : que retenir de l’édition 2018?”

La 15e édition de Jardins Jardin s’est achevée le dimanche 3 juin. Le salon a connu une augmentation de fréquentation pour une édition qui marque une évolution par rapport aux années précédentes. Retour sur un évènement majeur du monde du paysage.

 

Le succès de l’édition 2018 de Jardins Jardin

« Monsieur Paul », jardin de Pierre-Alexandre Risser et Solenn Moquet (Horticulture et Jardins). © Anthony Ondomat

 

La dernière édition de Jardins Jardin s’est achevée il y a 8 jours et l’heure est désormais au bilan. Avec ses 26 500 visiteurs, l’évènement a attiré 10% de visiteurs supplémentaires par rapport à l’année précédente. Pour 2018, l’accent a été mis sur les professionnels, avec l’organisation en avant-première d’un « mercredi des pros » qui a accueilli plus de 350 représentants des filières de l’agriculture, de l’horticulture, du paysage. Réunis dans la tente de l’Orangerie, ils ont animé trois conférences portant sur des thèmes d’actualité : agriculture urbaine, jardins patrimoniaux et villes vertes. Le salon a aussi été l’occasion de la traditionnelle remise de prix récompensant les jardins éphémères exposés. Parmi les plus notables, on peut retenir le prix Val’Hor/Cité Verte remis à la startup Up4Green pour son projet « La nature entre ciel et terre ». Il s’agit d’une installation végétale verticale, connectée et intelligente, qui est capable de s’adapter aux contraintes des villes durables. Le Prix de la Création Paysagère a  lui récompensé Pierre-Alexandre Risser et Solenn Moquet (Horticulture & Jardins) pour leur hommage à Paul Bocuse avec « Monsieur Paul », potager de 100 m2 célébrant les plantes qui passent du jardin à l’assiette. Le « coup de cœur » du jury a lui été décerné à « Projection », le jardin de Bernard Bois/Marcel Villette/N2B arrosage, création paysagère avec une vision prospective prenant en compte le réchauffement climatique et l’usage de l’eau.

 

Un évènement en phase de transition

« Projection », jardin de Bernard Bois/Marcel Villette/N2B arrosage. © Anthony Ondomat

 

Cette édition 2018 a été l’occasion de nouveautés. La Terrasse du bord de l’eau présentait le Bosquet des innovations, nouveau lieu dédié à l’innovation et à l’expérimentation. Le public y a découvert les projets de huit écoles (design, paysage, architecture) amenées à travailler sur le thème de la nature en ville. Dix-sept prototypes de design d’extérieur en cours d’édition étaient exposés, et les visiteurs échangeaient directement avec les lauréats du Concours de l’Innovation. Si une volonté de changement est perceptible, l’organisation du Carré du Sanglier, espace traditionnellement réservé aux jardins éphémères, nous a laissés quelque peu perplexes. Si, certaines créations étaient très réussies, telles que « Monsieur Paul » (Pierre-Alexandre Risser) ou « Projection » (Bernard Bois/Marcel Villette/N2B arrosage), tous deux récompensés, globalement les stands semblaient moins sophistiqués qu’à l’accoutumée pour le visiteur, peut-être par la présence de certains exposants dont la présentation relevait davantage de la scénographie classique de stand que du paysagisme à proprement parler. En revanche, l’espace terrasse semblait offrir davantage de propositions pour les petites surfaces urbaines. Ainsi, pour son édition 2018, Jardins Jardin nous est apparu comme un évènement entrant dans une phase de transition, ce qui ne l’empêche pas de rester un salon majeur du domaine, très agréable à parcourir, comme en témoignent les chiffres de fréquentation.

 

Découvrez notre vidéo de la dernière édition de Jardins Jardin :

 

 

David Kabla

Festival de jardins de Chaumont : Nature et Culture avec « Le livre de sable »

12 juin 2018 Posted by Paysagiste, Rencontres 0 thoughts on “Festival de jardins de Chaumont : Nature et Culture avec « Le livre de sable »”

Jusqu’au 4 novembre, les amateurs de jardin pourront découvrir trente créations au festival international de Chaumont-sur-Loire avec pour thème « Les jardins de la pensée ». « Le livre de sable », jardin issu de la collaboration entre le collectif d’architecture Moonwalklocal et celui des Paysagistes sans Frontières, propose une lecture innovante de ce sujet qui a retenu notre attention.

 

Une symbiose entre nature et culture à Chaumont

« Le livre de sable », jardin des collectifs Moonwalklocal et Paysagistes sans Frontières. © Eric Sander

 

Avec le thème des « jardins de la pensée », les organisateurs du festival international de Chaumont-sur-Loire ont invité les paysagistes à relever un défi de taille. Comment figurer le travail de l’intelligence humaine au sein d’un jardin ? Les collectifs Moonwalklocal et Paysagistes sans Frontières ont su apporter une réponse intéressante et véritablement originale à ce problème avec « Le livre de sable ». Si l’on a souvent tendance à séparer nature et culture, ces paysagistes ont décidé de montrer à travers leur création le lien qui les unit. Recouvert d’une surface de sable, le jardin accueille des sculptures de bois bleu composées de petites pièces enchevêtrées les unes dans les autres. Cette accumulation d’objets imbriqués figure le fonctionnement de la pensée humaine et son processus de l’association d’idées. Pourtant, ces pensées ne surgissent pas de nulle part. Sous les statues, les membres de ces deux collectifs ont disposé des plantes, symbolisant ainsi le lien vital unissant la pensée humaine à la nature qui l’entoure. Ce lien est d’ailleurs renforcé à travers certains détails. Les paysagistes nous ont ainsi expliqué que les végétaux utilisés sont comestibles et qu’au fur et à mesure de leur floraison, ils se teindront de bleu. Cette comestibilité témoigne du rapport nourricier que la nature entretient avec la pensée de l’homme. De même la couleur bleu induit l’idée qu’une symbiose est possible entre les deux puisqu’ils vont progressivement prendre les mêmes teintes.

 

Un jardin « intertextuel »

Il est original de concevoir un jardin dont un des éléments majeurs est le sable. Avec le passage des nombreux visiteurs de Chaumont-sur-Loire et le souffle du vent, la surface de cet espace est transformée en permanence. C’est justement cette instabilité que recherchaient les paysagistes. Elle figure le mouvement perpétuel de la pensée humaine, construction inachevée et inachevable. C’est ici que l’on comprend la référence du nom du jardin. « Le livre de sable » est une nouvelle de l’écrivain argentin Jorge Luis Borges dans laquelle il est question d’un livre qui n’a ni début ni fin, évoluant en permanence à chaque fois qu’il est ouvert. Les collectifs ont repris littéralement pour leur création cette métaphore du sable représentant l’infini du savoir et de la pensée humaine. On ne peut compter les grains de sable et ceux-ci bougent constamment, empêchant de parvenir à rien de définitif. Ce travail de la référence pour figurer la pensée dans le jardin se retrouve également à travers l’usager de la couleur. Les sculptures évoquées plus haut sont peintes dans une nuance de bleu inspirée par la teinte des vêtements que portent certains hommes à Chinguetti en Mauritanie. Ces derniers sont chargés de garder de très anciennes bibliothèques abritant des savoirs ancestraux. À nouveau, les paysagistes utilisent une référence extérieure au monde du paysage pour figurer la pensée humaine dans le jardin. Ils font de celui-ci un espace « intertextuel », un lieu dont la signification se découvre à travers les multiples liens qu’il tisse avec l’extérieur. La création de ces deux collectifs fonctionne donc lui-même par association d’idées, reproduisant ainsi lui-même un processus essentiel de la pensée humaine.

 

Découvrez l’interview d’Etienne Roby (Paysagistes sans Frontières) et Axel Adam (Moonwalklocal) :

 

David Kabla 

Escapade végétale au Château de Vullierens !

8 juin 2018 Posted by Hors les murs 0 thoughts on “Escapade végétale au Château de Vullierens !”

Le Château de Vullierens est un domaine séculaire d’une centaine d’hectares situé dans le Canton de Vaud en Suisse. Avec ses 400 variétés d’iris, il abrite la plus grande collection de cette fleur en Suisse. Découvrez un lieu qui recèle de nombreuses richesses végétales !

 

Domaine du Château de Vullierens, Porte des iris © Regis Colombo

 

Une importante collection d’iris

Domaine du Château de Vullierens, La collection d’iris © David Kabla

 

Le domaine du Château de Vullierens, dans le Canton de Vaud en Suisse, a toujours appartenu à la même famille depuis le XIIIe siècle. Si le premier château était une forteresse édifiée en 1308 par Pierre de Duin, le bâtiment actuel a été construit en 1715 par Gabriel-Henri de Mestral. Il constitue aujourd’hui un des rares témoins authentiques des demeures seigneuriales suisses du XVIIIe siècle et appartient désormais à Robert Bovet. Le jardin, lui, est beaucoup plus récent puisqu’il a fait son apparition il y a seulement 63 ans. Créé par la mère du propriétaire actuel, Doreen Bovet, il constitue une des plus importantes collections d’iris de Suisse. Il accueille actuellement plus de 400 variétés de cette fleur dont les rhizomes sont tous achetés chez Schreiner, célèbre hybrideur suisse installé aux États-Unis, dans l’état d’Oregon. La châtelaine était passionnée par cette fleur et inaugura les premières floralies en 1955 dans l’idée de subventionner les frais engendrés par l’entretien du patrimoine. D’origine américaine, chaque voyage dans son pays natal était l’occasion d’acheter de nouvelles variétés, le jardin en ayant accueilli plus de 800 depuis sa création. Ces iris sont aujourd’hui vendus aux visiteurs et peuvent être achetés sur le site internet du château.

 

De nombreux jardins thématiques 

 

Le domaine du Château de Vullierens accueille également de nombreux jardins thématiques :

 

  • Le jardin de Doreen :

Domaine du Château de Vullierens, Jardin de Doreen. © David Kabla

 

Il s’agit de l’ancien potager du château, transformé au XIXe siècle en jardin au style anglais. Aujourd’hui, c’est un jardin de style français composé d’iris, de lys-hémérocalles, de roses ainsi que de tulipes blanches et de pivoines. Traversé par un tunnel recouvert de laburnum, il accueille en son centre une fontaine entourée de palmiers exotiques. Des sculptures des artistes Manuel Torres, Étienne Krähenbühl, Herbert Mehler y sont également exposées.

 

  • Le jardin de Dorianne :
 

Domaine du Château de Vullierens, Le jardin de Dorianne © Regis Colombo

 

Créé en 2006 sur une terrasse au pied du château, il accueille plus de 300 rosiers plantés selon un dessin géométrique. Nommé en mémoire de la dernière châtelaine, cet espace a ouvert ses portes au public pour la première fois cette année.

 

  • Le jardin de Daria :

Domaine du Château de Vullierens, Le jardin de Daria © Regis Colombo

 

Baptisé du nom de la sœur du châtelain actuel, il louvoie entre les tulipiers de Virginie et s’achève près du Séquoia géant à feuilles d’if de 30 mètres de haut, qui domine le parc. L’espace est constituée de rhododendrons inkarho récemment plantés, d’azalées japonaises et d’une collection de pivoines. Un chemin de graviers relie les parterres, offrant une vue sur le lac Léman et les Alpes. Il est bordé de rangées de lilas doubles blancs, dont le très parfumé syringa vulgaris dit «Mme Lemoine». 

 

  • Le jardin de Muñi :

Domaine du Château de Vullierens, Le jardin de Muñi © Regis Colombo

 

Il s’agit d’une large allée haute bordée de tulipes blanches tardives et d’hortensias accueillant une collection de statues d’une vingtaine d’artistes suisses et internationaux tels que Manuel Torres, Berverly Pepper et Gillian White.

 

  • Le jardin secret :

Domaine du Château de Vullierens, Le jardin secret © David Kabla

 

Il est situé à l’entrée de la propriété, un peu à l’écart des autres. C’est un jardin en pente traversé par un ruisseau qui confère au lieu une atmopshère calme et apaisante. On y trouve une grande variété de végétaux tels que des pommiers à fleurs, des viornes obier, des hortensias blancs de Virginie ou encore un tamaris de printemps.

 

  • Le bois enchanté :

Domaine du Château de Vullierens, Le bois enchanté © David Kabla

 

À la différence des jardins précédemment évoqués, cet espace est resté sauvage. Un long sentier le traverse qui permet d’observer la richesse végétale du bois. On y trouve également de nombreuses sculptures de Sara H représentant des elfes et des papillons qui donnent l’impression de se promener dans un lieu sorti d’un conte.

 

 

Les Jardins du Château de Vullierens sont ouverts au printemps tous les jours du 28 avril au 17 juin 2018 de 10h00 à 18h00. En été les Jardins sont ouverts du 18 juin au 28 juillet 2018, du mardi au dimanche de 13h30 à 18h00. En automne les Jardins sont ouverts les week-ends du 28-29-30 septembre et du 5-6-7 octobre 2018 de 10h00 à 16h00.

 

David Kabla

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