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Réalisation Nicolas Bertaudière / Garden Trotter. © Garden Trotter

Le paysagiste, un architecte d’extérieur 

9 août 2018 Posted by Paysagiste, Professionnel, Rencontres 0 thoughts on “Le paysagiste, un architecte d’extérieur ”

Chez Garden Trotter, Nicolas Bertaudière se définit comme un architecte d’extérieur et  « créateur d’espaces à vivre ». Dans ses réalisations, il allie la convivialité au design. Le sur-mesure marie l’esthétique à un confort optimal. Son expérience à l’étranger et chez Sabz ont renforçé son intérêt  pour les matériaux comme pour le végétal.

Réalisation Nicolas Bertaudière / Garden Trotter. © Garden Trotter

Réalisation Nicolas Bertaudière / Garden Trotter. © Garden Trotter

« C’est Pierre-Alexandre Risser, véritable mentor, qui m’a mis le pied à l’étrier dans le monde des jardins », reconnaît Nicolas Bertaudière. Et pour cause, il  a intégré durant quatre années son bureau d’études, Horticulture & Jardins. Il se forme ensuite à la sculpture sur métal auprès de Christian Grisinger. Puis, il s’envole pour le Japon, le Canada et l’Australie : il intègre Garden Life à Sydney, « une expérience incroyable », dont il profite pour approfondir ses connaissances en botanique et en design outdoor. À son retour, le paysagiste  rejoint le bureau d’études Sabz, séduit par les lignes contemporaines de cette enseigne spécialisée.  « Sabz correspondait à ce que j’aimais, c’était une référence. » Nicolas  Bertaudière y a une totale liberté pour concevoir des pièces à vivre uniques.

 

Architecte d’extérieur  et scénographe

Réalisation Nicolas Bertaudière / Garden Trotter. © Garden Trotter

Réalisation Nicolas Bertaudière / Garden Trotter. © Garden Trotter


« Les Parisiens veulent rentabiliser leurs mètres carrés. » Il lance sa propre aventure début 2013, lorsque Sabz se fait racheter par les Jardins de Gally. Nicolas Bertaudière cherche à faire voyager les autres. « Un client rentre chez lui et cherche à se déconnecter du quotidien. C’est le cas de l’un d’entre eux, qui cherchait à avoir une jungle tropicale chez lui, dans le IXe arrondissement. » Ailleurs dans Paris, non loin des Invalides, Nicolas Bertaudière a imaginé la « terrasse Galet », qui a nécessité la réalisation d’un garde-corps en métal et d’un voilage sur mesure, « avec carte blanche pour la végétation ». L’espace recrée l’ambiance d’une villégiature de bord de mer, dans un caractère contemporain nourri par les couleurs et par les matériaux.

«Le paysagiste est aussi un architecte d’extérieur, il utilise les plantes pour créer un décor, comme une scénographie. Le végétal est une composante, mais ce n’est pas tout. La peinture d’un mur a également son importance. »  Le métal, le fer forgé, les matières vraies, à l’image des pots en terre cuite de l’Atelier Vierkant, ont la faveur de Garden Trotter, ici, prescripteur de mobilier. À Saint-Germain-en-Laye, c’est un « jardin de carrés » que Nicolas Bertaudière a réalisé. « C’est une structure dans laquelle les carrés sont imbriqués, sur une surface de 400 mètres carrés. » Une fontaine sur mesure en zinc, de chez Domani, accompagnée d’un barbecue, en Inox également, apportent une touche de la modernité à cet aménagement  raffiné, soigneusement organisé  autour de différents espaces.

Réalisation Nicolas Bertaudière / Garden Trotter. © Garden Trotter

Réalisation Nicolas Bertaudière / Garden Trotter. © Garden Trotter

 

Maxime Lancien

Le jardin, une pièce en plus ?

6 août 2018 Posted by Paysagiste, Professionnel, Rencontres 0 thoughts on “Le jardin, une pièce en plus ?”

Fort d’une longue expérience, Jean-Michel Petiaut a vu  évoluer le secteur du paysage et la demande des clients, comprenant le jardin comme une pièce extérieure .  Avec son équipe, il signe dans l’Aveyron des jardins à la végétation abondante, empreints de naturel, notamment  par la présence vivante de l’eau. 

Réalisation Jean-Michel Petiaut, www.petiautpaysagiste.com

 

Jean-Michel Petiaut est arrivé dans le métier par curiosité personnelle, poussé par un souci d’esthétique et une attirance pour la nature. « J’ai le sang vert, je ne saurais pas faire autre chose », dit-il avec une pointe d’humour, mais surtout une forme de modestie, voire de reconnaissance vis-à-vis de l’élément naturel. Adolescent, il suit une spécialisation horticole, puis intègre une petite entreprise. Technicien de terrain en saison, paysagiste dessin en hiver, son souci de la perfection lui fait développer l’aspect commercial : « Je trouvais que le paysage que je produisais n’était pas assez pointu. » On comprend qu’il monte en 1991 sa propre affaire, pour concevoir de A à Z ses projets. Dès le départ, il met l’accent sur la création de jardins, et, finalement, fait peu d’entretien, inversement aux points forts de l’activité à l’époque. « J’ai un goût pour l’aquatique, j’aime créer des scènes d’eau, avec des petits bassins comme avec des fontaines. Je n’hésite pas à proposer une piscine à un client, même quand ce n’est pas  à l’origine dans sa demande. » Pour lui, le bassin est intimement lié au jardin, c’est un élément qui s’intègre, les abords doivent être réfléchis, travaillés, pour assurer une harmonie avec le lieu ; l’eau est l’un des éléments de sa signature paysagère. « C’est d’une richesse incroyable, on n’a jamais les mêmes reflets, les mêmes angles, les mêmes couleurs. Qui ne s’est jamais arrêté devant de l’eau qui bouge ? » Dans un cadre quasi luxuriant, il va valoriser le naturel de la pierre, ailleurs, il n’hésite pas à associer des lagunes avec des nénuphars autour de bassins à traitement de sel.

Un homme de réseaux

Pendant des années, il a travaillé seul. être dans un réseau avec Alliance Paysage lui apporte aujourd’hui de l’ouverture. « On partage beaucoup entre les adhérents, on se communique des expériences, des formations. Pour moi, c’est un vrai réseau de management de paysagistes, que ce soit sur la gestion, le management, mais aussi sur toute l’évolution de la perception de la “professionnalisation” du métier. J’appartiens aussi au réseau Everblue, qui aide pour les partenariats d’achats aux fournisseurs, la maintenance technique. »

Réalisation Jean-Michel Petiaut, www.petiautpaysagiste.com

 

Être en phase avec  la clientèle

« Les gens ne connaissent pas assez le métier de paysagiste, même certains corps d’état. » Plus qu’un showroom, Jean-Michel veut créer un jardin éphémère dans lequel le visiteur sera transporté dans des scènes très différentes et, surtout, qu’il réapprenne à regarder. « Suivant les départements, c’est différent. Il faut être en phase avec la clientèle, avec son budget. » Avec ces années d’expérience, des histoires de jardins, Jean-Michel Petiaut en a à foison pour peu qu’on prenne le temps. Mais toutes, finalement, parlent de rencontres. « Une année, je fais un jardin éphémère sur le Salon de l’habitat de Rodez. C’était presque l’heure de la fermeture. Un visiteur s’arrête : il avait une vieille piscine à restaurer et à orner, un véritable “vaisseau amiral” des années 1980 qu’il fallait transformer. Mais il ne trouvait personne qui comprenne ses besoins. J’ai présenté sept projets sur un an avant d’avoir son feu vert et de réaliser le chantier par étapes. Il fallait prendre en compte l’environnement : sa compagne habitait sur son lieu de travail et voulait séparer son activité professionnelle de son intimité. Lui voulait une vraie cohérence esthétique, et, au contraire, quand il recevait des clients, il aimait à terminer le rendez-vous à l’extérieur, dans la quiétude d’un espace aquatique. » Pour d’autres, il réalise un rêve. « Un client me dit : “Je voudrais marcher sur l’eau !” De ce fait, j’ai construit un ponton en bois exotique, animé par un éclairage filaire, pour que, le soir, il puisse voir les étoiles en haut et en bas… » S’il était empreint de poésie, le projet n’en était pas moins technique : six mois et demi sur 400 mètres carrés. Compte tenu du lieu, il fallait respecter les volumes, travailler les hauteurs, renforcer un mur de soutènement en pierre.

Réalisation Jean-Michel Petiaut, www.petiautpaysagiste.com

 

Le jardin est une pièce extérieure

« Quand je suis sorti de mes études dans les années 1980, la vision d’un jardin était basique : il fallait simplement une pelouse et quatre arbres, dont un forsythia, un prunus, un cyprès. Aujourd’hui, nos clients lisent des revues, qui leur donnent des idées, et viennent nous voir pour qu’on les retranscrivent. Ils veulent des recoins travaillés. Le jardin suit l’évolution de la maison, c’est une pièce extérieure. Il évolue sur l’aménagement, les circulations. Les gens ont tendance à moins planter, et les jardins à être mieux finis. » Souvent, il remarque, qu’à la fin du chantier,  les clients ont oublié le plan. « Ils se déchargent sur nous en nous choisissant, ils nous font confiance pour l’harmonie. On voit de tout, des petits projets, des plus grands. Le jardin a sa place dans les projets, mais ce n’est plus le jardin de nos parents. Il faut l’utiliser et le créer pour qu’il ait une âme rapidement. »

Réalisation Jean-Michel Petiaut, www.petiautpaysagiste.com

Nathalie Degardin

Jardin contemporain : le « jardin à vivre » de Roots Paysage

1 mai 2018 Posted by Jardins à vivre, Professionnel, Reportages 0 thoughts on “Jardin contemporain : le « jardin à vivre » de Roots Paysage”

Aménager un jardin contemporain en ville peut être un véritable casse-tête. Le peu d’espace demande de l’imagination mais aussi de la précision, chaque mètre carré étant précieux. Roots Paysages a présenté début avril une réponse séduisante au problème à l’occasion de l’évènement Jardins en Seine, à Suresnes, où il a remporté un prix.

 

Deux « pièces » dans un jardin contemporain

Jardin de Roots Paysages

 

Un jardin urbain est généralement synonyme de dimension modeste. Pourtant, cela n’implique pas nécessairement de revoir ses ambitions paysagistes à la baisse. Après Nadea et Vert Oxygène, c’est au tour de Roots Paysages de nous en apporter la preuve avec une réalisation originale qui utilise au mieux ses 40 m2. Construit sur deux diagonales, la création de Nicolas Dupont joue habilement sur les perspectives en proposant deux espaces en un. D’un côté, sur une terrasse surélevée, un lieu convivial pouvant accueillir des chaises et une table pour des moments en famille ou entre amis. De l’autre, une pergola en bois abritant une banquette pour profiter d’instants de détente. Des arbustes persistants comme l’azalea, le nandina ou le pittosporum encadrent ces deux « pièces à vivre » et leur donnent un aspect de cocon végétal.

 

Une recherche d’ouverture et de contraste

 

Pour garder cet espace ouvert, le paysagiste a fait le choix d’une végétation sobre mais contrastée et habilement disposée. Il a utilisé plusieurs plantes basses comme des graminées ou des vivaces (arabis, campanula…) mais aussi des espèces plus imposantes qu’il a placées de manière espacée (phormium, bambou…) pour encadrer le site. Ainsi, avec de multiples trouées, le jardin reste ouvert sur l’extérieur et paraît agrandi. Cette même logique est à l’œuvre au niveau du travail de délimitation du lieu. Nicolas Dupont a utilisé des lames de terrasse plantées verticalement pour matérialiser une limite mais là encore, celles-ci sont espacées et de taille inégale. Elles ne coupent pas le lieu de son environnement extérieur mais ouvrent sur l’horizon. À travers ce travail des volumes et des ouvertures, Roots Paysages propose un « jardin à vivre » apaisant et chaleureux tout en évitant le piège de la monotonie.

 

Découvrez notre vidéo du jardin Roots Paysages :

 

 

Des jardins contemporains à Jardins en Seine

Le jardin Roots Paysages a été réalisé début avril à Jardins en Seine. L’événement a accueilli les mises en scène de plusieurs paysagistes sur la Terrasse du Fécheray à Suresnes. (Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre article sur l’évènement ainsi que celui consacré à « Jardin de l’Olympe », une création que Chrisitan Fournet y a présenté). Les visiteurs ont ainsi découvert 11 jardins conçus sur le thème de « Volume et Perspective ». 

 

David Kabla

Réalisation Pauchard Paysage.

Dans l’Est : on optimise l’espace pour profiter des saisons !

15 mars 2018 Posted by Dossiers, Jardins à vivre, Professionnel, Reportages 0 thoughts on “Dans l’Est : on optimise l’espace pour profiter des saisons !”

Réaliser un jardin contemporain qui garde un ancrage local, c’est le défi quotidien des professionnels du paysage. Bien évidemment, chaque région a ses particularités dont il faut tenir compte . Nous vous proposons un petit tour dans l’Est de la France, avec quelques exemples de réalisations.

 

Réalisation Pauchard Paysage.

Réalisation Pauchard Paysage.

À l’Est,  l’influence du mode de vie allemand

Réalisation Ledoux Jardin

Réalisation Ledoux Jardin

Dans les aménagements, la demande s’inspire beaucoup des tendances allemandes : cuisine aménagée, coin Jacuzzi, des zones de vies distinctes des zones de repas, un coin lecture dans le végétal… et une terrasse  avec un brasero, une petite pergola à lames orientables pour profiter le plus longtemps possible de son extérieur. Pour garder une atmosphère chaleureuse et structurer ses diverses zones au jardin les paysagistes n’hésitent pas à mixer les matériaux, telle cette terrasse en Thermopin. Ce jardin de ville a entièrement été réalisé par Ledoux Jardin. L’entreprise intervient essentiellement à Reims et dans ses alentours pour la création de jardin mais aussi dans toute la Marne et les départements limitrophes pour la réalisation de terrasses.

 

Des savoir-faire multiples de génération en génération

Du jardin privé au parc, Pauchard Paysages intervient depuis plus de 40 ans dans l’Est de la France dans la création paysagère. Son credo ? Concevoir, réhabiliter, embellir le cadre de vie, et revaloriser le paysage. A noter, l’entreprise a développé une activité de pépinière. L’entreprise est aussi membre du groupement l’esprit piscine.

Réalisation Philippe Pauchard, Pauchard Paysage

Réalisation Philippe Pauchard, Pauchard Paysage

 

 

À l’Est, essayez l’argousier!

  Xavier Gerbeaud, fondateur de  www.gerbeaud.com, nous conseille. : « Et si vous essayiez l’argousier (Hippophae rhamnoides) ? Fort résistant, cet arbuste original devient beau sans soin particulier. Feuillage argenté semblable à celui du saule, floraison discrète au printemps, puis baies colorées à foison, qui constituent un appréciable ornement hivernal… sauf si vous les récoltez pour cuisiner (leur teneur en vitamine C est de 30 fois celle de l’orange !). »

N.D.

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