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Rencontres à l’abbaye de Royaumont autour de Gilles Clément!

14 juin 2018 Posted by Agenda, Professionnel 0 thoughts on “Rencontres à l’abbaye de Royaumont autour de Gilles Clément!”

Du vendredi 29 au samedi 30 juin, l’abbaye de Royaumont accueillera l’évènement « Génie naturel ! Génie humain ? ». Il s’agit d’une série de rencontres autour du paysagiste et écrivain Gilles Clément qui traiteront du rapport de l’Homme à son environnement, au milieu qu’il habite.

 

Une série de tables rondes autour de Gilles Clément 

Parc André Citroën, Gilles Clément; Paysagiste associé : Allain Provost; Architectes associés Patrick Berger, Jean-Paul Viguier. © Gilles Clément, source : http://www.gillesclement.com

 

La Fondation Royaumont (Goüin-Lang) pour le progrès des sciences de l’Homme propose des rencontres entre professionnels du paysage et penseurs en sciences humaines en créant le cycle L’Homme & la Nature. Pour cette première édition, « Génie naturel ! Génie humain ? », se déroulant le vendredi 29 et samedi 30 juin prochain, Gilles Clément sera entouré de personnalités pour tenter de définir ce qui lie l’humain à son milieu.  Comment l’habite-t-il et le façonne-t-il? De quelle façon interagit-il avec la nature au-delà de son territoire? Gilles Clément est un célèbre paysagiste et écrivain français. Il est un des acteurs phares de la réflexion sur le paysage, notamment par les concepts qu’il a développés tels le « le jardin en mouvement », le « jardin planétaire » ou « le tiers-paysage », qu’il a théorisés dans ses ouvrages et mis en œuvre dans ses créations paysagères. Parmi ses projets les plus connus on peut citer Le Parc André Citroën (en co-conception), le Domaine du Rayol dans le Var, le parc Matisse à Lille ou encore le jardin du musée du Quai Branly à Paris.

 

Interroger le rapport de l’homme à son habitat

Gilles Clément, paysagiste et écrivain français. © Yann Monel

 

Pour Gilles Clément, il existe un « génie du lieu » et un « génie humain ». Le premier correspond à la « configuration » d’un espace, ses caractéristiques naturelles tandis que le second est issu de l’esprit humain, son imagination et conduit « aux prouesses de la pensée, aux exploits de la raison, aux performances technologiques ». Les rencontres organisées par la Fondation de Royaumont exploreront ce « rapport entre l’Homme et son habitat », le rapport entre ces deux « génies ». Pour étudier ce sujet, les organisateurs de l’évènement ont organisé une série de tables rondes qui porteront vendredi 29 juin sur le thème « Habiter et façonner le territoire » et samedi 30 sur « Par-delà le territoire ». Elles seront animées par Ruth Stegassy, journaliste française très active dans le domaine de l’écologie.

 

L’évènement « Génie naturel! Génie humain? » se tiendra à l’abbaye de Royaumont le 29 et 30 juin prochain. L’abbaye est située à Asnières-sur-Oise,Val-d’Oise, 95270.

David Kabla

perdrix rouge_MNHN_FJiguet

Des campagnes sans oiseaux ?

27 mars 2018 Posted by Dossiers, Jardins à vivre, Professionnel 0 thoughts on “Des campagnes sans oiseaux ?”

Deux études venant de paraître dressent un constat très inquiétant sur la question des oiseaux en milieu agricole. Un tiers de leur population a disparu en 15 ans et le phénomène s’accentue ces dernières années.

 

Le déclin des populations d’oiseaux

perdrix rouge_MNHN_FJiguet

Perdrix rouge © Muséum national d’Histoire naturelle, F. Jiguet

 

Après une vingtaine d’année d’enquête sur les populations d’oiseaux, le STOC et le CNRS sont parvenus à un résultat particulièrement troublant : durant ces 15 dernières années, un tiers des oiseaux vivant en milieu agricole ont disparu. Le STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) est un programme de sciences participatives porté par le Muséum national d’Histoire naturelle au sein du CESCO (Centre des sciences de la conservation). À travers une étude portant sur l’ensemble du pays, ses chercheurs ont découvert que ce phénomène avait commencé dans les années 90 et connaissait une intensification depuis les années 2016-2017. Ainsi, ils ont découvert que des espèces spécifiques (c’est-à-dire fréquentant prioritairement ce milieu) comme l’alouette des champs, la fauvette grisette ou le bruant ortolan, ont perdu en moyenne un individu sur trois en seulement une quinzaine d’années. Ces observations issues d’une enquête nationale, nous les retrouvons à un niveau local. Depuis 1995, des chercheurs du CEBC, le Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS/Université de La Rochelle) suivent chaque année, dans les Deux-Sèvres, 160 zones de 10 hectares d’une plaine céréalière typique des territoires agricoles français. Leur étude témoigne de la même disparition alarmante d’oiseaux de plaine à une vitesse vertigineuse, certaines espèces comme la perdrix ayant vu sa population réduite de 80%.

 

Les raisons d’une disparition

Le bruant proyer © Vincent Bretagnolle, CEBC (CNRS et Université de La Rochelle)

Le bruant proyer © Vincent Bretagnolle, CEBC (CNRS et Université de La Rochelle)

 

Ces enquêtes montrent que le déclin touche autant les espèces spécialistes que celles dites généralistes (retrouvées dans tous les types d’habitat, agricoles ou non). Pourtant, en comparant ces deux études, les chercheurs ont remarqué un fait significatif. Si les espèces généralistes tendent aussi à disparaître des milieux agricoles, ce n’est pas nécessairement le cas dans d’autres environnements. Ici, l’observation locale et celle nationale diffèrent et montrent que ce phénomène est propre au milieu agricole. Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ce résultat. La disparition progressive des insectes de ce type d’environnement pourrait en être une des causes. L’intensification de certaines pratiques agricoles est également mise en avant. Ces 25 dernières années, en particulier depuis 2008/2009, plusieurs pratiques ont contribué à grandement fragiliser l’habitat de ces espèces. Ainsi, depuis 2008, la jachère obligatoire, qui permettait à la terre de se reposer entre deux cultures, a été abandonné par la PAC (Politique agricole commune, mise en place à l’échelle de l’Union européenne). De même, le sur-amendement au nitrate pour avoir un blé surprotéiné et la généralisation des néonicotinoïdes, insecticides neurotoxiques très persistants, jouent aussi un rôle important dans cette disparition. L’ampleur de ce phénomène nous place aujourd’hui face un risque réel de catastrophe écologique. Pour éviter cela, il est plus que jamais nécessaire de travailler avec l’ensemble des acteurs du monde agricole afin de faire évoluer des pratiques qui entraînent un risque, chaque jour plus réel, d’extinction de tout une part de la faune de notre pays.

 

David Kabla

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