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architecte vs paysagiste FABIEN CUNNY

Architecte VS Paysagiste : Assurer une cohérence In/Out

25 avril 2017 Posted by Entreprise, Paysagiste, Rencontres 0 thoughts on “Architecte VS Paysagiste : Assurer une cohérence In/Out”

Pour les aménagements extérieurs, l’agence d’architecture d’intérieur Véronique Cotrel travaille régulièrement avec la société Didier Danet SA. François Mille, fondateur et directeur de l’agence, et le paysagiste Fabien Cuny reviennent sur le fonctionnement de cette collaboration.

architecte vs paysagiste

Comment s’est passée votre rencontre ?
François Mille : Nous étions, au sein de l’agence, depuis longtemps à la recherche d’une entreprise paysagiste sur qui compter et avions de grandes difficultés sur ce point. En effet, nous estimons que la conception, en amont d’un projet, la réflexion, l’étude, la mise en confrontation du cahier des charges avec les idées créatives et les contraintes du terrain sont des sujets essentiels tout aussi importants que la maîtrise de la mise en oeuvre. Et nous avions du mal à trouver une équipe performante sur ces sujets.
Fabien Cuny : Notre rencontre s’est faite autour d’un projet où nous avons démontré que nous pouvions être un partenaire fiable et de qualité par rapport aux besoins de l’agence Cotrel. Et pour nous, cette réflexion en amont sur un jardin est très importante. Cela permet une vraie symbiose entre architecte-décorateur et jardinier-paysagiste.

Sur quels projets travaillez-vous ensemble?
F. M. : Essentiellement sur la végétalisation d’espaces urbains, intérieurs et extérieurs (principalement extérieurs). Cela va du balcon au jardin, en passant par le rooftop, ou l’intérieur d’un appartement.
F. C. : Nous travaillons sur des jardins, terrasses, balcons. Principalement sur la végétalisation et la création d’espaces qui sont la continuité de l’intérieur. Nous arrivons de plus en plus à répondre à des demandes en intérieur, car nous commençons à maîtriser les plantes comme la technique.

Comment se déroulent vos collaborations ?
F. M. : Véronique Cotrel, directrice artistique de l’agence, connaît parfaitement ses clients et leurs contraintes. Elle sert de lien entre le client et l’entreprise paysagiste, en formalisant le cahier des charges et en amorçant les idées créatives. Puis le talent des équipes de Didier Danet SA fait son oeuvre, en conception tout comme en relationnel commercial.
F. C. : Véronique Cotrel nous fait un brief de l’espace à aménager, des contraintes du site, des souhaits des clients. Mais elle apporte également son point de vue et ses orientations, toujours en émettant des réserves pour voir la faisabilité avec nous. Puis nous répondons au projet, à l’aide d’esquisses, croquis, 3D, et des planches d’inspirations. Avant de proposer aux clients, nous le soumettons à l’agence Cotrel, pour voir la cohérence du projet. Après la présentation aux clients, nous rectifions le projet si besoin est, toujours en faisant des allers-retours avec Véronique Cotrel.

Les budgets de la partie outdoor sont-ils inclus dans la totalité du projet ou traités séparément par le client ?
F. M. : Il s’agit le plus souvent de deux budgets séparés.

En termes de réalisation, de matériaux, comment se gère la cohérence in/out ?
F. M. : Les échanges créatifs sont nombreux en phase de conception, entre l’architecte et le paysagiste. Chacun partage ses moodboards, les documents (plans, planches matériaux), les fournisseurs, les contacts. La réalisation ne peut se faire que s’il y a une bonne interaction, un vrai partage. Chacun évoque ses idées, ses sources, ses fournisseurs, puis la coordination technique du chantier permet à chacun d’apporter ses solutions.
F. C. : L’ensemble des matériaux, mobilier, déco… sont systématiquement proposés, validés de façon unanime. Cette collaboration s’enrichit d’échange d’idées entre l’architecte et le paysagiste

Quelle est la spécificité de la vision de l’architecte dans votre collaboration ?
F. M. : Peut être une spécificité sur « l’expérience utilisateur » ; c’est-à-dire la capacité à intégrer dans un décor paysager des éléments «utilisables» : sonorisation, cuisine, salon… avec tout ce que cela implique en termes de plans (plan électrique, ergonomie, etc.).
F. C. : Tout d’abord, Véronique est au coeur du projet, car c’est elle qui est en relation directe avec le client. Elle connaît le mieux ses envies, souhaits, désirs. L’agence par la suite veille à la cohérence du projet global. Elle nous accompagne dans le suivi du chantier en nous mettant en contact avec les différents corps d’états.

architecte vs paysagiste

Et inversement, quelle est la spécificité du paysagiste ?
F. M. : Clairement la compétence végétale ! La maîtrise des sujets, leur adaptation à l’environnement, leurs couleurs et les variations de celles-ci tout au long de l’année, les contraintes d’entretien, d’arrosage, etc.
F. C. : Comme on l’a déjà évoqué, notre valeur ajoutée réside dans le savoir végétal. Mais aussi un vrai savoir-faire dans la technicité globale que l’on rencontre dans un jardin (éclairage, arrosage, maçonnerie…).

Selon vous, comment caractériser la spécificité d’un aménagement outdoor ?
F. M. : Chaque lieu de vie indoor (peut-être excepté la chambre, et encore ?) peut trouver une correspondance en outdoor. Les caractéristiques seront alors liées aux changements climatiques. L’espace va être inutilisé une partie de l’année : se pose la question de « sa mise en hibernation ». De plus, il faut aussi étudier la résistance des matériaux nécessaires. La variation visuelle de l’espace au fil des saisons est aussi à prendre en compte et à maîtriser. Enfin, la prospective à long terme est essentielle, car l’environnement va évoluer au fil des années.
F. C. : Dans des villes comme Paris, les personnes recherchent « le vert ». La vraie valeur d’un espace outdoor, c’est son côté vivant, nous travaillons avec des plantes qui ne sont pas des objets statiques. Nous devons sans cesse prendre cela en considération. Nous pouvons faire pratiquement ce que l’on veut d’un espace outdoor.
Or, il est important de garder une cohérence par rapport au site, pour être en phase avec les souhaits du client.
Nous allons de plus en plus vers une vraie pièce d’extérieur avec des systèmes de voiles, de pergolas, de parasol, de chauffage, de sonorisation, d’éléments de décoration (sculptures, bassins). Le mobilier devient de plus en plus important aussi. Ce qui est intéressant, c’est que, ces dernières années, l’outdoor connaît une vraie évolution en termes d’esthétique et d’usage.
L’espace outdoor devient un vrai lieu de vie et à vivre tout au long de l’année.

NATHALIE DEGARDIN – PHOTOS : LAURENT ANDRÉ

terrasse didier danet

Aménager sa terrasse : Didier Danet SA nous inspire

22 mars 2017 Posted by Jardins à vivre, Reportages 0 thoughts on “Aménager sa terrasse : Didier Danet SA nous inspire”

En partant d’un principe de camouflage habilement mené, l’équipe de Didier Danet SA a transformé une terrasse rectiligne difficile à aménager en espaces compartimentés protégés du vent.

terrasse didier danet

Dans l’Ouest parisien, ces propriétaires rêvaient d’une terrasse en prolongement naturel de leur intérieur. Dans un premier temps, avec Artmadeus Architecte, ils ont repensé l’accès à partir de la petite pièce qui servait de bureau par une véranda accueillant une cuisine. Mais restait le problème de cet espace rectiligne, venteux, où la pelouse difficile à entretenir contrastait avec les tuyaux de cheminées omniprésents. Sur les conseils de l’architecte, ils ont donc sollicité l’équipe de Danet SA pour aménager l’outdoor. Le projet final est né de trois esquisses. « Nous avions un triple défi, raconte Fabien Cuny, il fallait camoufler l’existant, gagner de la place et protéger l’endroit du vent. » Pour optimiser l’espace, ils s’appuient sur les tuyaux existants pour mieux les faire disparaître. Avec la complicité d’Éric Ferber sont alors réalisées sur mesure des jardinières en zinc en forme de U inversé, pour s’encastrer sur les tuyaux.

terrasse didier danet

Afin de faciliter l’entretien, il est décidé de supprimer la pelouse et d’oser enlever les 60 m3 de terre qui recouvraient la terrasse ! Tout un chantier qui a permis une reconfiguration majeure, en recouvrant la surface en bois cumaru, et a évité la monotonie par des incursions habiles : ici, le grès cérame accueille table et chaises, là, la pelouse synthétique reçoit des loungers. Ces différents revêtements s’inscrivent harmonieusement en symétrie dans le prolongement de la véranda – posée par Verre Clair– et dans une perspective : tout en protégeant des vis-à-vis, les paysagistes ont dégagé un panorama sur la
Défense, apportant une plus-value certaine au lieu. En contrepoint, la palette végétale casse habilement cette symétrie : un olivier s’oppose à un palmier situé de l’autre côté de la terrasse. Pour éviter un effet de surcharge, le zinc est réservé aux jardinières latérales, tandis que des pots en résine reçoivent arbres et arbustes.

terrasse didier danet

Le propriétaire, passionné d’horticulture, a activement participé au choix des végétaux : érable, Ilex crenata taillé en nuage, Pinus densiflora ‘Tanyosho Compacta’. Pour assurer un calendrier de floraison quasi annuel, plus des deux tiers des plantes sont des persistantes. Clématite, hortensia, jasmin étoilé et rosier ‘Fée des neiges’ assurent la note florale, et la molinie bleue ou l’herbe aux écouvillons, la légèreté graphique. Viennent en appui la luxuriance des Fargesias, le panache du carex ou l’élégance de l’agapanthe d’Afrique.

terrasse didier danet

Afin de contrer le vent, des panneaux en bois sont apposés et peints pour préserver une verticalité et contraster avec le plancher. Là encore, les détails sont révélateurs : quand les cassettes en zinc rappellent les toits de Paris, ailleurs, des miroirs prolongent la vue et possèdent un léger retrait pour y placer des photophores.
En cachant les cheminées alentour par des coffrages en bois, l’équipe de Fabien Cuny a fait émerger des banquettes, des coffres de rangement, accentuant un décaissement pour délimiter des micro-terrasses. Pour parfaire ce lieu, des enceintes Sonos repeintes en noir ont été incrustées dans les bacs de graminées.
De même, l’éclairage se compose d’appliques et de spots choisis chez Royal Botania et a été pensé en ombres portées pour respecter un esprit intimiste.

Nathalie Degardin- Photos : Laurent André

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