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Monstera Dubia à Beaugrenelle, Alexis Tricoire

Les lianes en folie d’Alexis Tricoire à Beaugrenelle

9 avril 2018 Posted by Agenda, Professionnel 0 thoughts on “Les lianes en folie d’Alexis Tricoire à Beaugrenelle”

Jusqu’à la fin du mois, Alexis Tricoire présente son installation Monstera Dubia au centre commercial parisien Beaugrenelle, l’occasion de découvrir une nouvelle installation de ce « designer aux doigts verts ».

 

Alexis Tricoire, un « designer végétal »

"Monstera Dubia" à Beaugrenelle, Alexis Tricoire

« Monstera Dubia » à Beaugrenelle, Alexis Tricoire

 

Beaugrenelle, lieu de shopping parisien, accueille jusqu’au 29 avril la nouvelle exposition d’Alexis Tricoire « Monstera Dubia ». Le designer travaille depuis une quinzaine d’années à repenser la place du végétal dans notre société. En 2009, il a ouvert un studio-laboratoire à Montreuil où il se concentre sur les innovations végétales et une nouvelle forme d’urbanité qui assurerait un lien avec le végétal. Reconnu pour l’impact de ses installations souvent monumentales, il est invité à concevoir du mobilier, des objets, éclairages et sculptures à travers le monde. Exposant régulièrement dans des lieux institutionnels prestigieux, il présente en 2015 « Global Warming » au Grand Palais, œuvre manifeste sur le réchauffement climatique à l’occasion de la COP 21. En 2017, pour sa « Carte verte » au Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire, il présente « La planète en ébullition », jardin abordant le thème des menaces qui pèsent sur notre environnement. ( Retrouvez notre article sur cette création d’Alexis Tricoire )

 

« Monstera Dubia », une installation en forme d’allégorie de la forêt amazonienne

"Monstera Dubia" à Beaugrenelle, Alexis Tricoire

« Monstera Dubia » à Beaugrenelle, Alexis Tricoire

 

La nature est au cœur de la nouvelle création de ce designer végétal. « Monstera Dubia » s’inspire directement de la plante du même nom, espèce végétale originaire de la forêt amazonienne qu’il a pu lui-même observer. Cette liane s’adapte pour capter au mieux la lumière, grimpant le long des troncs d’arbres jusqu’à 20 mètres de hauteur pour atteindre un espace ensoleillé de la canopée. C’est ce phénomène botanique qu’Alexis Tricoire reconstitue ici en proposant une illusion sublimée de la nature avec ces lianes artificielles descendant des rambardes pour couvrir l’atrium lumineux de Beaugrenelle. Son œuvre, à travers la « recréation » de cette plante, se veut donc une allégorie et un hommage à la forêt primaire d’Amazonie. C’est également un message de sensibilisation à la beauté et la fragilité de cette flore menacée par une déforestation intensive qui détruit chaque année plusieurs centaines de milliers d’hectares. « Végétaliser » le site a constitué un véritable challenge avec 1 km de « feuilles-lianes » accrochées en deux cascades monumentales d’une hauteur atteignant 15 m de haut. Cette exposition a bien entendu respecté les principes d’éco-conception avec l’utilisation exclusive d’aluminium recyclable. De même, en continuité avec la logique du studio Alexis Tricoire de coopérer au recyclage de ses installations éphémères, celle-ci sera offerte à l’association du Festival « We Love Green » qui se tiendra les samedi 2 et dimanche 3 juin 2018 au Bois de Vincennes.

 

Informations pratiques :

L’installation « Monstera Dubia » sera présentée dans le bâtiment Magnetic du centre commercial de Beaugrenelle à Paris jusqu’au 29 avril.

Le bâtiment est ouvert du lundi au samedi de 10h à 20h30 et le dimanche de 11h à 19h.

 

 

 

 

Marine Peyre pour un zeste de pop en outdoor !

6 mars 2018 Posted by Accessoires, Designer, Jardins à vivre, Mobilier, Professionnel, Rencontres, Tendances 0 thoughts on “Marine Peyre pour un zeste de pop en outdoor !”

«Aux limites interdisciplinaires de l’art, de l’espace et du design…» L’univers de Marine Peyre se décline en intérieur et extérieur grâce à des créations variées, imaginées pour différentes marques et éditeurs.  Forte du succès de diverses collaborations, cette designer affirme sa philosophie à travers des collections décalées et expressives.

OUTBED VILLA CAP ART IN SITU, Marine Peyre

 

Marine Peyre, une panoplie de collections modulables

Au premier regard, le mobilier Marine Peyre séduit par ses formes expressives et colorées. Près du sol, module, indépendant, ou partie d’un ensemble, ses meubles épousent l’espace au gré de nos envies.

PORTRAIT, Marine Peyre

Marine Peyre a su affirmer sa vision en composant un univers ludique et pop avec des jeux de construction ou l’usage de matériaux décalés. Son attitude décomplexée s’exprime dans l’ensemble de ses créations et franchit toutes les limites : mobilier, accessoires, scénographie… Tout est pensé pour créer des systèmes de design ludiques et interactifs. On s’approprie immédiatement ces objets qui redessinent notre environnement.

URBANBFLEX, Marine Peyre

Modulables au gré de notre humeur, ils deviennent une part entière de nos espaces. Les collections s’invitent au jardin et nous suivent au fil des saisons pour nous créer une panoplie de souvenirs à leurs côtés. La créatrice explique : « Certaines de mes créations ont été conçues dès le départ pour l’extérieur et l’intérieur, notamment Keops, Outchair, Outdeck. En effet, le constat est de dire qu’aujourd’hui un mobilier peut circuler à l’intérieur, à l’extérieur, et de fait véhiculer par son design une notion de confort propre à l’intérieur, mais avec des matériaux qui puissent résister aux conditions extérieures. L’utilisation de remplissage intérieur spécifique permet aussi de pouvoir utiliser le mobilier en extérieur. Ces mêmes produits sont déclinables, dans la mesure où les coussinages sont indépendants des structures. ».

 

Marine Peyre, nos coups de cœur pour l’extérieur

Un ensemble d’assises modulables composé de différents éléments. Le système nous offre une multitude de possibilité de confort et s’adapte aux souhaits de chacun.

BFLEX ACCESSOIRES, Marine Peyre

 

Une collection d’assises design et relax.

OUTCHAIR TISSU FERRARI, Marine Peyre

 

Invitation aux trêves outdoor en solitaire ou en duo, ce pouf XXL réinterprète les codes esthétiques des années pop.

KEOPS KREMLIN IN SITU, Marine Peyre

 

Noda est un tube XXL, se nouant sur lui-même pour créer l’assise idéale pour chacun. « L’idée était de proposer un support d’assise à la fois structuré et informel, comme une sculpture sur laquelle on puisse s’asseoir », explique Marine Peyre.

NODA, Marine Peyre

 

L’univers des plus petits n’est pas laissé en reste. Cette créatrice aux aspirations ludiques se prête à merveille au monde des enfants avec une série de produits colorés qui soutiennent l’enfant dans le développement de sa motricité et sa confiance en soi.

SUPER SWING, Marine Peyre

 

Emmanuelle Jung

 

pergola

Lippi : d’une simple clôture à des espaces d’intimité

6 février 2018 Posted by Designer, Entreprise, Jardins à vivre, Rencontres 0 thoughts on “Lippi : d’une simple clôture à des espaces d’intimité”

En bois, modulables, personnalisables… les propositions de clôtures Lippi sont vastes et esthétiques. En harmonie avec différents types de  jardin, les collections sont aussi pensées pour s’intégrer dans l’architecture et la vie urbaine. L’entreprise développe ainsi aujourd’hui un véritable univers.

 

Lippi, univers Stem

 

Lippi : des clôtures modulables et contemporaines

Créateur français d’univers d’aménagement extérieurs inspirants, Lippi cultive l’art de la clôture contemporaine en créant des portails, brises vue, mobiliers et accessoires modulables pour profiter de ses espaces en toute liberté. Idéal pour les particuliers, les clôtures Lippi ne se contentent d’un rôle de cloison. En plus de séparer différents espaces, les produits permettent d’aménager et de personnaliser chaque extérieur.

Lippi, univers Z

 

Derniers nés de la designer Julie Cordier, les univers Z et Stem de Lippi révèlent chacun leurs spécificités et créent un véritable jardin à vivre.  Surprenants et singuliers, ils se démarquent dans le monde du design d’espaces et invitent au voyage par leur couleur, leur textures et leurs accessoires. Le plus ? Ils offrent une multitude de combinaisons possible. On découvre.

Lippi : vers la définition d’univers personnalisables

Lippi, collection Stem, prix sur demande

 

La designer Julie Cordier a imaginé, pour les professionnels mais aussi les particuliers, l’univers Stem. Elle a revisité le barreaudage dans un esprit d’intégration totale à l’environnement, « pour sublimer les villes et leur architecture, participer à l’art de vivre urbain en reconnectant la ville et ses habitants ». D’inspiration végétale, Stem rappelle les prêles du Japon et les graminées qui fleurissent les parcs, les prairies et les villes. À associer : vingt-huit couleurs aux textures variées, cinq hauteurs et trois options d’alignement des barreaux. Pour plus de personnalisation, on peut concevoir des associations bicolores.

 

 

Lippi, collection Z, prix sur demande

 

Pour Lippi, Julie Cordier a aussi conçu l’univers Z, destiné aux particuliers : « En créant l’univers Z, je voulais donner la possibilité à tous ceux qui possèdent un espace extérieur de l’aménager, le décorer et le végétaliser comme on le fait naturellement dans les autres pièces d’une maison. » Ainsi, une véritable décoration d’extérieur est possible, avec bougeoirs, jardinières, étagères, photophores pour agrémenter son brise-vue. Dans cette collection, vingt-huit couleurs aux textures variées à associer, six motifs de lames et dix options de hauteur… jusqu’à 168 combinaisons à réaliser pour créer des espaces d’intimité singuliers ! Au dernier salon Paysalia, elle revenait en détail sur toutes les configurations possibles de cette collection.

Emmanuelle Jung

8 cadeaux qui plairont aux petits et grands

14 décembre 2017 Posted by Accessoires, Tendances 0 thoughts on “8 cadeaux qui plairont aux petits et grands”

Enfant, préado ou adolescent, il n’est pas toujours aisé de dénicher les cadeaux parfaits. Une proposition volontairement éclectique !

Collections-Luxembourg, Kid Balad et Adada, de Fermob

MULTIFONCTION

Nature & Découvertes, Mon atelier transformable, 70 €

Cet atelier transformable accompagne l’enfant du salon au jardin. À la fois bureau, tableau et tablette à dessin, il s’adapte à la taille de l’enfant. Livré avec du papier, une craie, un feutre, une brosse et deux magnets, il éveille la créativité des petits. Nature & Découvertes, Mon atelier transformable, 70 €

 ESPRIT 3D

Magis, collection Me Too, chaise enfant Julian, chez Made in design, 95 € l’unité

Tel un animal de compagnie, ce personnage imaginé par Javier Mariscal séduit les plus petits. Aux allures d’un personnage de bande dessinée en 3D, ces chaises sont conçues pour l’extérieur. Magis, collection Me Too, chaise enfant Julian, chez Made in design, 95 € l’unité

GLOBE SANS FIL

Oregon Scientific, SmartGlobe Explorer en réalité augmentée, 130 €

Grâce à quarante-deux activités fascinantes, le SmartGlobe Explorer permet aux jeunes aventuriers de parcourir la planète et d’étudier le système solaire, en profitant de la réalité augmentée. Oregon Scientific, SmartGlobe Explorer en réalité augmentée, 130 €

CINQ FRUITS ET LÉGUMES PAR JOUR

COUSSIN FEUILLE DE BANANIER – FERM LIVING

Fleux, coussins fruits 100 % coton, dès 49 €

En coton, ces coussins à croquer aux allures de fruits plairont à toute la famille, et surtout aux enfants. Libre à eux de les déplacer à leur guise et d’en profiter le temps d’une sieste ou d’un jeu… en attendant le goûter ! Fleux, coussins fruits 100 % coton, dès 49 €

BOLIDE ITALIEN

DISCOVOLANTE, Kartell Kids

Conçu par l’architecte Piero Lissoni, Discovolante est une voiture méthacrylate transparente avec un cadre métallique. Inspirée des voitures de course, elle ravira les pilotes en herbe! Kartell, Voiture discovolante by Piero Lissoni, 518 €

OREILLES PROTÉGÉES

Cool Gift, Earmuffs Headphones, 20 €

Écoutez vos morceaux préférés en boucle en gardant vos oreilles bien au chaud. Ces cache oreilles musicaux sont le parfait accessoire pour vos virées dans le grand froid. Même au fond du jardin, ils offrent une expérience audio de haute qualité. Cool Gift, Earmuffs Headphones, 20 €

TRÊVE OUTDOOR


Du confort assuré où que vous soyez : voyage, festival, pique-nique, balade au parc…Une fois le bon geste adopté, ce matelas sera le compagnon parfait pour toutes les sorties. Fatboy, Lamzac  The Original, Outdoor Sofa, 84,50 €

ET HUE !

Cheval à bascule Adada – Intérieur-extérieur – Fermob

Fermob revisite l’indémodable cheval à bascule et crée Adada : une icône du design. Cet objet ludique a tout pour amuser les enfants et faire craquer les plus grands. Ils passeront des heures à le chevaucher en se balançant gaiement. C’est bien sûr le métal, matériau de prédilection de Fermob, qui a remplacé le bois dans cette version contemporaine et minimaliste. Fermob, cheval à bascule Adada, 199 €

 

Emmanuelle Jung

Après Le Refuge, Marc Ange dévoile ses Araignées à Art Basel Miami !

8 décembre 2017 Posted by Agenda, Designer, Mobilier, Rencontres, Tendances 0 thoughts on “Après Le Refuge, Marc Ange dévoile ses Araignées à Art Basel Miami !”

Art Basel, l’une des plus importantes expositions d’art contemporain au monde, pose ses valises à Miami jusqu’au 10 décembre 2017. L’occasion de découvrir la sélection du créateur Marc Ange, qui a déjà fait le tour de la toile.

MARC ANGE , LE REFUGE © CLAUDIA FERRI

 

Les Araignées et le Refuge, Marc Ange ©Éclat Public Relations

 

L’installation de Marc Ange, inspirée de songes de son enfance

Le Refuge, Marc Ange ©Éclat Public Relations

Du 5 au 10 décembre prochain, à l’occasion de la Miami Art Basel, le designer et artiste parisien Marc Ange dévoile sa nouvelle installation. Les Araignées et Le Refuge seront donc exposés au Fuena Hotel de Miami. Le Refuge, le célèbre lit de repos qui a déjà séduit le monde entier après son apparition à la Milan Design Week, est complété par Les Araignées, une collection de fauteuil à la forme atypique et représentant ces insectes aux huit pattes.

MARC ANGE, REFUGE © MARC ANGE

MARC ANGE ©  Minh Tran

 

Le Refuge a été le concept le plus photographié et partagé sur les réseaux sociaux, générant ainsi une profusion de hashtags (#marcange, #LeRefuge et #WallpaperHandmade). Cet engouement lui a valu le titre de « La pièce la plus emblématique de la semaine du design de Milan ». Composée d’une méridienne nichée dans la végétation surplombée de palmiers métalliques roses, cette installation a été conceptualisée spécifiquement pour The Invisible Collection, enseigne de vente en ligne de mobilier design. Telle une projection d’un souvenir d’enfance du créateur, Le Refuge est imaginé comme un havre de paix, où confort et quiétude sont au rendez-vous. Ses grandes feuilles forment un abri sous le soleil, loin de la réalité, celle de la jungle imaginaire et des créatures redoutées qui raisonnent dans la chambre d’un enfant. Modulable et démontable, cette pièce en édition limitée à toute sa place en outdoor.

Les Araignées, Marc Ange ©Éclat Public Relations

Si Le Refuge apparaît comme un îlot de sérénité, Les Araignées représentent une peur infantile démesurée. Parées de tissu Sunbrella, Les Araignées ont leur place aussi bien en intérieurs qu’en extérieurs. Les différentes zones sont rembourrées, qu’il s’agisse de l’assise, la base, le dossier et les pieds, et se personnalisent grâce à une flopé de tissus. Quant au siège circulaire, il est suspendu par une multitude de pieds en métal, dont les finitions se déclinent à l’or, l’argent et le cuivre. « Les Araignées s’inspirent du comportement menaçant des petites créatures qui ont hanté mes rêves d’enfance et sont la raison pour laquelle Le Refuge existe », précise Marc Ange. Une dualité que retrace l’installation Les Araignées et Le Refuge.

Marc Ange, designer aux « créations de l’extraordinaire »

APR – PORTRAIT MARC ANGE

 

Issu d’une famille à l’histoire surréaliste, sans racine, partagée entre arts, religions et folie, Marc Ange garde de son enfance la confusion du réel et de l’irréel, qui oriente chacune de ses créations. Née à Rome à l’époque terrifiante des Brigades Rouge, le designer a grandit à Paris et partage sa vie entre la capitale française et Los Angeles.  Diplômé de l’école de design ESDI (Paris), il décide de faire de l’art son business et fonde Bloom Room en 2008, studio parisien réunissant des créateurs aux profils hors-normes et complémentaires. Bloom Room est présent à travers le monde, sans afficher aucune limite de secteur, sa seule spécialisation étant « la recherche de l’extraordinaire » dans les créations. En puisant son inspiration dans les illusions et les songes de son enfance, Marc Ange aime raconter des histoires à travers les objets qu’il invente en prenant racine dans le surréalisme. Avec son émotion comme fil conducteur, sa recherche de perfection l’entraîne toujours plus loin.

            Emmanuelle Jung

Kenneth Cobonpue, fauteuil Zoey

Le design danois dans votre jardin

23 novembre 2017 Posted by Mobilier, Tendances 0 thoughts on “Le design danois dans votre jardin”

Cap au Nord ! Aurélien Barbry, designer à Copenhagen, présente Plank Bench, un banc fonctionnel et bucolique, au design danois. De quoi immiscer la culture scandinave dans votre jardin.

 Skagerak, Plank Bench, création Aurélien  Barbry © 2017 Pernille Christiansen Press Office

 

Plank Bench, un banc au design danois

Avec le banc Plank Bench, imaginé pour l’enseigne de produits contemporains Skagerak, Aurélien Barbry incite aux trêves outdoor à l’abri des tensions quotidiennes. Ce banc léger,  aux lignes très simples, dispose d’un dossier subtilement incliné vers l’arrière, complété par deux planches horizontales créant un plateau. L’idéal pour y poser des tasses, assiettes, ou photophores. Avec cette création, le designer insiste sur la fonctionnalité et le confort. Entièrement conçu en teck, un bois lourd et robuste, Plank Bench a toute sa place au sein d’un aménagement au design scandinave. Son effet naturel instaure une ambiance reposante et chaleureuse, invitant à la détente et à la sérénité, véritables fondements du mode de vie danois. Son plus ? Sa teneur en huiles naturelles qui le rend particulièrement résistant aux intempéries.

 Skagerak, Plank Bench, création Aurélien  Barbry © 2017 Pernille Christiansen Press Office

 

Aurélien Barbry cultive le design danois

Né à Paris, Aurélien Barbry est diplômé de l’Ecole Camondo en tant que designer industriel. C’est en 2008 qu’il décide de prendre ses quartiers à Copenhagen afin de fonder son studio de design. Son maître mot ? Simplicité. Aurélien Barbry aime imaginer et renouveler des objets traditionnels et banals. Après ses débuts, il s’oriente ainsi rapidement vers la culture scandinave et collabore sur divers projets de design, avec les plus grands noms danois tels que Goerg Jensen, Fredericia Furniture, Le Klint ou notamment Normann Copenhagen.

Emmanuelle Jung

 

 

Stephanie Saade, sèvres mon seul désir

Sèvres Outdoors : Stéphanie Saadé magnifie le temps

14 juin 2016 Posted by Agenda, Designer, Rencontres 0 thoughts on “Sèvres Outdoors : Stéphanie Saadé magnifie le temps”

L’artiste libanaise Stéphanie Saadé interroge notre rapport au temps lors de l’exposition Sèvres Outdoors. Son œuvre organique se dégrade au fil de l’évènement, laissant le visiteur en réflexion par rapport à sa propre existence.

Sèvres Outdoors expose la nature éphémère

Stephanie Saade, sèvres mon seul désir

Mon seul désir, Stéphanie Saadé – Sèvres Outdoors / Photo : CERA

L’oeuvre de l’artiste :

Avec ses brins d’herbes dorés qui se superposent à la pelouse déjà existante, et sa pomme recouverte de feuilles d’or 24 carats, Stéphanie Saadé interroge le sens même de l’existence. La pelouse interdite d’accès, accentue le côté fascinant et inaccessible de ces pailles d’or, laissant libre cours aux fantasmes du visiteur qui ne peut que la contempler. Et cette pomme posée par terre, comme tombée du ciel, quand perdra-t-elle de sa superbe ? Malgré sa beauté irradiante, la voilà comme tout être organique, soumis aux affres du temps. Pour concrétiser ce projet artistique, la pomme sera laissée en état de décomposition au fil de la manifestation, de quoi observer au plus près les effets du temps sur la beauté et la vie.

Mon seul désir, Stéphanie Saadé - Sèvres Outdoors

Mon seul désir, Stéphanie Saadé – Sèvres Outdoors / Photo : CERA

Qui est Stéphanie Saadé ? :

Née en 1989 au Liban et diplômée de l’ENSBA de Paris depuis 2010, l’artiste vit et exerce entre Beyrouth et la capitale Française. Son travail est représenté par la galerie Akinci d’Amsterdam, Anne Barault et Grey Noise. Ses œuvres, principalement faites de métal et à l’image de celle exposée à Sèvres Outdoors, impliquent une réflexion sur l’individu et son rapport à la vie. Comment le temps impacte-t-il sur le corps et la matière ? C’est cette nature des liens noués, leur persistance et leur caractère éphémère qui fascinent l’artiste.

Sèvres Outdoors, la troisième édition :

Sèvres Outdoors est une exposition dédiée à l’art contemporain qui pose ses quartiers à Sèvres-cité de la céramique. Ouverte à tous, elle accueille aussi bien les amateurs du genre que les curieux en quête d’inspiration. Depuis le 10 juin et jusqu’au 23 octobre prochain, un parcours parsemé d’œuvres artistiques, ponctue la pelouse de l’établissement qui accueille l’évènement pour la troisième fois. Organisée par CERA (Compagnie d’Expérimentation et de Recherche en Art), Galerie Mode d’Emploi et Sèvres-cité de la céramique,  en famille comme entre amis, c’est de l’art au grand air qui vous attend.

Sèvres-cité de la céramique

Sèvres-cité de la céramique / photo : CERA

Informations pratiques :

Sèvres Outdoors 2016
Exposition en plein air gratuite
Du 10 juin au 23 Octobre
Tous les jours de 10h – 18h
Informations pratiques
Dans les jardins de
Sèvres – Cité de la céramique 92310 Sèvres
(France)
Tél. : +33(0)1 46 29 22 00

Coralie Técher

 

Ethimo lance Swing avec Patrick Norguet

10 février 2016 Posted by Mobilier, Tendances 0 thoughts on “Ethimo lance Swing avec Patrick Norguet”

Ethimo poursuit sa collaboration avec le designer français Patrick Norguet et lance une toute nouvelle collection outdoor 2016, Swing. Légèreté, élégance et savoir-faire sont au rendez-vous. Entre les deux canapés, la balancelle, les tables basses et le fauteuil, c’est un vrai concentré de tendances.

Produits de la collection Swing Ethimo

La petite nouvelle : Swing

Cette année encore, l’ambassadrice du design italien Ethimo s’associe au designer Patrick Norguet avec Swing, une nouvelle collection de produits outdoor. Nés de l’inspiration des codes architecturaux mélangés à la volonté du raffinement et de l’élégance, les différents objets ont été créés tout en utilisant les matériaux phares de la marque : le teck décapé et l’aluminium. Le concept est simple. La collection favorise l’accumulation de détails élégants pour donner un rendu final léger et transparent. Pour ajouter une touche de confort optimal, chaque produit peut être complété par des coussins conçus dans un tissu totalement imperméable. La pièce phare de la collection est une balancelle (on vous en parlait dans le numéro 49 de Extérieurs Design) inspirée des années 80. Ethimo et Patrick Norguet ont choisi de la réinterpréter de manière moderne avec une double structure : l’extérieur est en métal surmonté d’un voile amovible, l’intérieur est une association de lattes en teck décapé. Un vrai petit nid confortable, suspendu dans les airs et dans le temps.

Le petit plus ? La collection peut très bien s’adapter dans un jardin extérieur, en bord de mer, à la campagne ou dans un salon intérieur. L’indoor et l’outdoor ne font plus qu’un.

Produits de la collection Swing Ethimo bord de mer

Le pilier d’Ethimo : Knit

Photo des produits de la collection Knit EthimoLancée en 2014, la collection Knit créée par Patrick Norguet pour Ethimo, a beaucoup fait parler d’elle et est aujourd’hui considérée comme l’une des plus importantes collections de la marque. Le principe : offrir du « bien-être » dans un environnement extérieur.

Les matériaux utilisés restent les mêmes, le teck naturel ou l’acajou s’associe avec des fibres en tissu synthétique tressé en corde. Comme pour Swing, Knit a été conçue dans l’idée de « fusionner » intérieur avec extérieur tout en utilisant des matériaux innovants, adaptés aux exigences actuelles sur le marché de l’outdoor. L’esprit ergonomique est conservé. L’allure des produits est unique et raffinée.

Objectifs : relaxation à 100%, polyvalence des objets et sublimation de l’environnement intérieur et/ou extérieur.

 

3 questions à Patrick Norguet

Portrait du designer Patrick NorguetPatrick Norguet est un amoureux des matériaux et du savoir-faire artisanal et industriel. Sa carrière démarre en 1999 quand Giulio Cappellini le fait connaître en éditant sa création, la « Rainbow Chair », aujourd’hui présente au MoMA, à New York. Après avoir travaillé avec des marques de renoms comme Alias, Cassina, Kristalia ou encore Lapalma, il collabore pour la 2e fois consécutive avec la marque Ethimo.

Quelles sont les différentes étapes dans la création d’une collection ?

Cela prend généralement 1 à 2 ans, des premières esquisses jusqu’à la fabrication. Il faut toujours commencer par dessiner les produits mais aussi penser les objets, en termes de processus de fabrication. Une fois le concept défini, on crée les premiers prototypes pour optimiser l’ensemble. Au final, le produit doit être juste au niveau du prix, des processus, de l’environnement, des matériaux et de la qualité.

 

Racontez-nous la naissance de Swing

Swing, c’est l’idée de travailler avec un élément simple. J’ai décidé d’utiliser une seule barre en teck qui a été répétée plusieurs fois pour constituer une architecture globale, le volume de la base de cet objet. Il s’agissait aussi de mixer les structures métalliques en aluminium noir. On vient ensuite habiller l’élément en répétant la même forme. Cela vient former l’ensemble de l’ossature. Il faut toujours se poser la question de pourquoi on crée cet objet, qu’est-ce qu’il possède en plus que tous les autres et amener de l’innovation pour que la création soit pertinente.

Comment travaillez-vous avec Ethimo ?

Comme avec toutes les autres marques, j’essaie de construire une relation forte et sur le long terme. Ce qui m’intéressait aussi avec Ethimo, c’était de les emmener sur des choses non pas pointues mais plus industrielles. Utiliser des technologies intéressantes comme l’aluminium injecté, et en même temps des parties plus simples comme le bois. Avec Ethimo, nous élaborons ensemble, en osmose et nous essayons de penser à l’évolution de la marque. Mon travail de designer est de leur proposer des produits qui soient pertinents en fonction de leurs valeurs et de leur histoire. Mais c’est une relation forte et humaine avant toute chose.

 

Présentation des collections au showroom Ethimo – 62, boulevard Malesherbes, 75008 Paris

Plus d’informations sur le site d’Ethimo.

 

O. M-G

 

Crédits photo : Ethimo /@Studio van Assendelft

Emmanuel Gallina l’efficacité du design au jardin

18 décembre 2015 Posted by Designer, Rencontres 0 thoughts on “Emmanuel Gallina l’efficacité du design au jardin”

Une année qui démarre sur les chapeaux de roue pour Emmanuel Gallina. Entre deux expositions, le salon du meuble de Cologne et Maison & Objet, le designer trouve le temps de nous parler des prémices d’Ushuaia, sa nouvelle collection conçue pour Fast.

Portrait Emmanuel © Andrew Meredith.

Portrait Emmanuel © Andrew Meredith.

Ne demandez pas la lune à un designer, demandez-lui plutôt ce dont vous avez vraiment besoin. » L’accroche d’Akiten*, collectif de designers aquitains dont il fait partie, résume parfaitement le rôle du designer tel que le conçoit Emmanuel Gallina :
« Être designer aujourd’hui, c’est créer un travail autour d’un projet, d’une identité, d’une marque. Nos créations doivent apporter un plus, mais pour cela, c’est fondamental de travailler avec l’entreprise. » C’est certainement une conséquence de ses vingt ans passés en Italie, où il s’est empressé de s’exiler après un bref passage aux Beaux-Arts, pour expérimenter ce rapport très étroit à l’entreprise qui manquait selon lui dans sa formation française. Aujourd’hui enseignant, il essaie encore et toujours de tisser des liens entre ses étudiants et l’industrie, car « beaucoup ont encore l’image du designer star, véhiculée dans les magazines ». à travers l’organisation de workshops, il met en place des passerelles concrètes entre les formations et les entreprises. C’est ainsi que récemment il a coordonné un projet de design autour du vin, dans lequel des étudiants ont imaginé des pièces ensuite prototypées par des partenaires tels qu’Alessi ou Verallia Saint-Gobain et ensuite exposées au CAPC de Bordeaux.

canapé violet

Puzzle contemporain : Un canapé modulable selon ses besoins : on peut ajouter des accoudoirs, des coussins, ou garder des structures épurées qui s’agencent facilement pour composer des canapés d’angle. Fast, collection Ushuaia.

« Donner du sens à ce qu’on fait »

Cohérent dans sa démarche d’enseignant comme de créateur, Emmanuel Gallina incite ses étudiants à explorer les références du passé, lui étant particulièrement intéressé par les architectes français des années 1930-1940 et les courants scandinaves des années 1950, un travail sur le bois qu’il trouve « très contemporain ». Des sources d’inspiration très présentes dans sa première collection conçue pour Fast, Aikana, à l’esprit fifties, une vision raffinée et confortable d’un salon outdoor. En ce début d’année, il réalise pour le même éditeur Ushuaia. « Après un brief sur le résultat d’Aikana, qui a bien marché, Fast a constaté qu’ils avaient également beaucoup de demandes avec un positionnement plus agressif sur le marché, sur le prix. On a donc réfléchi à une gamme moins haut de gamme, avec un système modulaire autour d’un divan deux places et d’un fauteuil, dans un marché d’hôtellerie par exemple où le produit peut s’adapter à beaucoup de compositions. » La recherche portera sur un maximum de flexibilité, qu’elle concerne la souplesse d’agencement entre eux de différents éléments (divan-fauteuil-table) et de positionnement (accoudoirs-dossiers). La qualité du produit est soulignée dans les détails : en fusion aluminium, les pieds sont très modernes, très épurés, mais avec une empreinte du xviiie siècle, qui rappelle le piétement des méridiennes, des causeuses et le savoir-faire des ébénistes de l’époque. « J’aime faire un signe esthétique dans un autre matériau, pour faire appel à la mémoire collective. C’est une manière de rendre l’objet plus proche de l’utilisateur, de lui donner un je-ne-sais-quoi de déjà-vu qui fonctionne dans la mémoire collective, de lui donner du sens. » Emmanuel Gallina « ne cherche pas à faire des objets trop futuristes ou trop minimalistes », mais aime faire fonctionner les références, comme avec la collection Tapparelle pour Colé et le volet en bois du mobilier de bureau revisité façon contemporaine, qui rappelle un style anglais.

Designer pour l’outdoor

Pour Emmanuel Gallina, « travailler pour l’outdoor, c’est une démarche totalement différente de l’indoor, même si on tend à faire croire que les produits passent du salon au jardin et vice-versa sans souci ». Les contraintes sont moins fortes pour la création du mobilier intérieur.

patio et piscine

chaise longue

Tout en légèreté : Une chaise longue, au profil effilé, facile à déplacer grâce aux roulettes intégrées dans les pieds arrière. Fast, collection Ushuaia.

À l’évidence, en outdoor, le choix des matériaux est primordial : ils doivent résister à la pluie, au soleil… Fast a facilement fait de l’outdoor son cœur de marché, car leur savoir-faire porte sur l’aluminium. Certes, ce matériau résiste à l’eau et ne s’oxyde pas. Mais le designer souligne d’autres atouts : « C’est un matériau malléable, c’est un régal de le travailler, de faire des moules, on peut utiliser diverses technologies, par exemple, le travail par extrusion, le découpage au laser… et comme l’alu est très léger, on peut manipuler le mobilier. C’est le deuxième critère de l’outdoor :
On est toujours en train de manipuler les assises, autour de la piscine, sous un parasol, etc. »
La légèreté, c’est le mot clé de la collection. « Il fallait donner une ligne aérienne à la chaise longue. On a joué sur des détails visuels, des effets optiques, en s’appuyant sur des formes biseautées. » Cette finesse lui confère une certaine élégance. Et bien entendu, d’autres détails ont leur importance : l’intégration d’une roulette dans le pied arrière facilite par exemple le déplacement. Enfin, quand il est complètement à plat, le dossier de la chaise longue reste légèrement relevé : une norme de 2 centimètres respectée par le designer qui  participe au caractère aérien tout en évitant de se coincer les doigts! « Je joue beaucoup sur cette contrainte d’ergonomie pour trouver des formes, des lignes cohérentes avec des fonctions intérieures. C’est un travail d’ingénierie énorme, on ne perçoit pas toutes les problématiques quand on voit l’objet. » Une constante pour Emmanuel Gallina, qui cite volontiers Brancusi pour expliquer l’enjeu du design : « La simplicité comme complexité résolue. »

canapé dans jardin

Un esprit confort et fifties pour ce salon de jardin :  Une structure légère qui accueille des assises profondes et moelleuses, imperméables bien sûr. Fast, canapé Aikana, chez direct-d-sign.com ; 3 places.

Un marché en mouvance

Emmanuel Gallina avait pensé à cette collection Ushuaia il y a quelque temps, et  avait dessiné deux-trois croquis. Fast a décidé de se lancer dans ce projet en juin dernier… un rythme rapide, pour présenter de premiers prototypes au salon de Cologne et à Maison & Objet en janvier. « On travaille sous pression aujourd’hui, car les entreprises sont frileuses pour prendre des décisions, on a eu six mois pour faire des pièces, avec des moules, il faut faire beaucoup de prototypes avant d’arriver au bon moule. Il faut bien analyser, c’est prenant, mais c’est aussi ce qui fait l’intérêt du métier! » Actuellement, il finalise les prototypes, les produits définitifs seront présentés au Salon de Milan.

Lampion 3 couleurs

Garden Party : Ce luminaire conçu pour l’extérieur  s’inspire des lampes en papier, mais cette fois il s’accroche grâce à un petit crochet situé au-dessus de l’abat-jour, au mur ou dans les arbres sans danger, ou se pose sur une table ! Pour Emmanuel Gallina, « les propriétés physiques du silicone sont très intéressantes, avec un seul moule on fait la lampe entière ».  Rotaliana, lampion,  chez Made in Design.

Pour le designer, cette période économique frileuse fait apparaître un nouveau marché : le moyen-haut de gamme se développe. Selon lui, « c’est toute la dextérité des designers de s’adapter, de donner des belles pièces avec un prix contenu. Il faut être assez expérimenté pour trouver des technologies innovantes à des coûts intéressants. Mais c’est un challenge intéressant : faire des produits de qualité pour des prix moins élevés. C’est toute la difficulté et la beauté de notre métier! » Ainsi, pour AM.PM., il travaille sur des produits qui ont une identité, une esthétique forte, mais avec un positionnement  sur le marché. « Mon expérience en Italie m’aide beaucoup aujourd’hui à m’insérer dans le marché français. Les entreprises italiennes, et les Italiens, sont beaucoup plus adaptés, réactifs au contexte actuel. La crise est encore plus compliquée en Italie, mais les entreprises de design restent présentes à l’international. En France, les entreprises sont moins agressives à l’export. Il y a Unifrance qui les aide à trouver de nouveaux marchés, cet organisme n’existe pas en Italie, et les Italiens sont habitués et forts pour communiquer autour d’un savoir-faire, d’une identité. » Ainsi, pour Emmanuel Gallina, la période actuelle recèle justement d’opportunités à saisir, si on a une bonne analyse du marché, et une bonne vision marketing : « Le rôle du designer, c’est de mixer la création esthétique, la technologie, au service d’une image, d’une communication. »


* Akiten collectif designers : Samuel Accoceberry, Françoise Bousquet, Christian Desile, Thibaut Damblanc, Emmanuel Gallina, Bruno Gerbier, Caroline Gomez, Jean-Louis Iratzoki, Antoine Phelouzat, Vincent Poujardieu, Ludovic Renson, Gaël Wuithier, Anne Xiradakis.

 Nathalie Degardin

Christophe Pillet “Les frontières entre l’indoor et l’outdoor s’estompent »

18 décembre 2015 Posted by Designer, Rencontres 0 thoughts on “Christophe Pillet “Les frontières entre l’indoor et l’outdoor s’estompent »”

Truffaut édite sa première collection de mobilier pour le jardin. à cette occasion, l’enseigne a fait appel à Christophe Pillet pour proposer un ensemble de tables et de chaises à l’esprit démocratique et intemporel.

chaise rouge

Fermob, fauteuil TNP, 2011 : Un fauteuil « inoxydable au temps ».

C’est avec l’enthousiasme et l’humilité qui le caractérisent que Christophe Pillet a abordé sa collaboration avec Truffaut Design. Une première pour la jardinerie qui avait jusqu’alors un rôle de distributeur, et qui se lance dans l’édition de sa propre ligne de mobilier. Et un défi, car il y a tout à penser : « Quand on développe une marque, on développe un imaginaire, des éléments de séduction. Donc on a commencé par s’interroger sur le fondement de l’identité de Truffaut. En tant que distributeur, il est marqué par l’éclectisme, il n’y a pas de ligne directrice qui se dégage. Pourquoi alors irait-on chercher du mobilier Truffaut ? J’ai commencé à dessiner des esquisses de ce qui, selon moi, fait le caractère de Truffaut : français, universel, distancié, élégant, un “bon vivre” de manière contemporaine, pas donneur de leçon, accessible humainement, démocratique, la collection ne devait pas être excluante ou exclusive, mais fondée sur une idée d’intemporel, un parti pris de classique contemporain. » Comme pour tout projet outdoor, les contraintes majeures – et ici les seules – étaient les matériaux : pour des raisons de coût, l’idée a été de capitaliser sur l’expérience des fournisseurs pour produire une collection en métal (qui sort en mai) et une future collection en bois. Dans les non-dits du cahier des charges, l’objectif était de dessiner deux ensembles qui pourraient avoir des déclinaisons ultérieures.

patio design

Truffaut Design : Collection Christophe Pillet, disponible en champagne, anthracite et blanc. Table rectangulaire,  fauteuil.

En partant de ce constat, Christophe Pillet a donc dessiné pour Truffaut des ensembles tables et chaises métalliques et recyclables et projette une collection en bois : « Ce qui perdure en bois, ce sont les traditionnels et lourds bancs à lattes, nous, on veut quelque chose de léger que l’on accueille aussi bien dans son salon que sur sa terrasse. »

jardin de gravier avec chaises blanches et noir

Kristalia, Mem Chair, 2012 : Une chaise enveloppante, avec accoudoirs, empilable.

Peut-on parler d’une réelle tendance –  dans le contexte économique actuel – de proposer ce mobilier aussi bien in que out ? Le designer retourne la question : « Quand je crée, je pars d’un principe pragmatique : pourquoi le mobilier qui va dehors serait-il différent du mobilier qui va dedans ? Pourquoi y aurait-il une esthétique de l’outdoor, une esthétique de la collectivité ? Même si on a des contraintes de matériaux pour la résistance aux intempéries, cela n’influe pas sur les formes. Pour les chaises de jardin, on a une prédominance de l’image charmante de la chaise en fer forgé avec un dessin de fleur, quelle que soit la marque. Quand j’ai travaillé sur la Lounge Chair pour Emu, on s’est posé la question : pourquoi une chaise conçue pour l’extérieur devrait-elle être moins belle et raffinée ? Ce sont les mêmes éléments de langage pour ce mobilier, un piétement, une assise, les mêmes personnes s’assiéront dessus, que ce soit dans le salon ou sur la terrasse. Les variables, ce sont les matières et le point de vue de la marque, ce qu’elle exprime : un positionnement technologique, une valeur de nostalgie… Dans l’image du jardin, avant, on restait dans l’anonymat, c’est encore plus flagrant sur le mobilier en bois, tout se ressemble, comme un patrimoine collectif. » Un brin provocateur, le designer explique avec humour que, aujourd’hui, « on ne met plus nécessairement des bottes de caoutchouc quand on va au jardin ». Nos façons d’être dehors ou dedans sont désormais assez proches ; on ne vit pas dans des extrêmes, mais plutôt dans une sorte d’intermédiaire, les frontières des univers s’estompant. 

patio

Hôtel Sezz, Saint-Tropez : Un hôtel qui laisse la part belle aux jardins privatifs.

« C’est une réalité de ce que l’on souhaite dans la manière d’exister aujourd’hui, cette aspiration à vivre dans un univers de loisirs, il y a une frontière floue entre l’intérieur et l’extérieur. Si on compare, c’est la même chose qui se passe dans le mobilier de bureau, on a moins de modèles caricaturaux, on cherche un mobilier qui a une valeur universelle, qui correspond à un mode de vie. » Car, pour lui, le design ne révolutionne pas, il illustre le temps qui passe, c’est une traduction de l’inspiration de nos modes de vie, de nos aspirations. C’est ce mouvement qui est le nôtre, utilisateurs, consommateurs, un environnement qui n’est pas figé : « J’ai l’impression de faire les mêmes choses depuis vingt-cinq ans. On passe à travers des typologies constantes : une chaise reste une chaise, une table, un piétement et un plateau. On est en perpétuelle évolution, c’est ce que ces projets rappellent, on raconte une même histoire avec un langage qui évolue. Je ne crois pas que l’on dessine des objets qui restent. Il y a des objets cultes qui valent pour toujours, mais si on regarde bien, ces objets ont été générés par des ruptures qui sont une autre forme de mouvement. »

balcon design

Kristalia, chaise Pulp, 2011 : Une assise d’un seul tenant reprenant la silhouette d’un corps.

Cette façon de concevoir le design, on la retrouve dans la simplicité des lignes de sa création, dans la proposition d’objets qui semblent presque évidents à l’usager, que ce soit pour des grandes marques italiennes ou des éditeurs français… et qui ont forgé son image de créateur sur la scène internationale. Au point de l’associer à ce qui a été nommé la «french touch». Il relativise : « Cette expression me fait sourire, on a trouvé le plus petit dénominateur commun à des designers très différents de par leur âge et leur production. C’est une histoire de marketing, une analogie avec ce qui s’est passé en musique. Jusque dans les années 1990, le design était perçu comme quelque chose de culturel et de cultivé, avec une connotation élitiste, froide, ou avec un statut proche de l’œuvre d’art. Soudain, il y a eu une convergence d’une jeune génération de créateurs, d’entrepreneurs, de consommateurs, qui répondait à une convergence de points de vue afin que l’on sorte du modèle dessiné par les parents, et pour que le design existe de manière quotidienne. Il y avait la prédominance de Starck – qui est toujours omniprésent – et, d’un seul coup, est apparue une nouvelle génération de designers que les étrangers ont remarquée. Mais on est différents, on n’est pas un mouvement, même si on travaille tous à l’international et que l’on est français ! »

transats faces à la mer

S’il est designer, Christophe Pillet est aussi architecte. Et à ce titre, il collabore évidemment avec des paysagistes : « Il y a une cohérence essentielle entre l’architecte et le paysagiste pour que l’univers raconté soit vrai, et pas une suite de cadavres exquis. » Il revient sur la réalisation de l’hôtel Sezz à Saint-Tropez, avec Christophe Ponceau. Pour ce projet, ils écrivent ensemble le scénario d’un hôtel moderne mâtiné d’une pointe de patrimonial, avec des jardins privés et des espaces collectifs : « On voulait une histoire luxuriante où la nature reprend le dessus, comme dans certaines architectures des années 1950, avec cette nature indisciplinée qui participe à l’ambiance. C’était une vraie volonté, inscrite dans les plans avec ces très grandes fenêtres de quatre mètres qui s’ouvrent et une disparition du dedans dehors. » Pour 2014, trois autres projets sont en cours pour Sezz, mais aussi une étude de restaurant-spa en Turquie, d’un grand hôtel Pullman à Roissy, de maisons de particuliers au Maroc, d’un hôtel en Algérie… et, bien sûr, de nouvelles créations dévoilées à Milan, chez Kartell, Offecct, Frag… Présent et discret, Christophe Pillet se nourrit de l’éclectisme pour, à chaque fois et sans être conformiste, rechercher ce trait universel qui ancre très fortement ses créations dans le présent, comme un miroir de nos aspirations quotidiennes.

chaises design grillagés

Varaschin, Summer set, 2010 :  Une structure en acier tubulaire, toute légère, qui s’utilise indoor ou outdoor, selon le coussin d’assise choisi.

Nathalie Degardin

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