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EGO PARIS, un mobilier conçu à la carte

Depuis plus de dix ans, Ego Paris développe des collections haut de gamme, disponibles dans une large palette de couleurs et de matières, en s’appuyant sur de grands noms du tissu outdoor, tels Perennials, Missoni Home, Sunbrella et Kvadrat. Des combinaisons qui rendent chaque composition quasiment unique, selon Nicolas Sommereux, directeur général de la société.

Méridienne Hive. De gauche à droite: Yvan Sommereux, responsable production, Nicolas Sommereux, directeur général, Jean Sommereux, responsable commercial.

 

Ego Paris, c’est avant tout une belle histoire familiale  : celle de trois frères qui ont hérité de la fibre entrepreneuriale de leur père. En 2005, ils cherchent une entreprise à reprendre et à développer : cette marque naissante, haut de gamme, retient leur attention par son potentiel de développement. Comme le souligne Nicolas Sommereux, « on voyait monter des marques comme Dedon qui fabriquait à l’étranger, on a eu cette volonté de se démarquer. “Ego”, signifie en quelque sorte “je crée mon propre mobilier et ensemble”. Ce qui nous a plu, c’est cette personnalisation des meubles qui fait que les produits sont forcément fabriqués en France ». Dès le départ, le point fort de la marque est ainsi la déclinaison d’une large gamme de finitions. Première sera logiquement le nom de la collection de départ : assez classique dans sa structure, elle allie l’aluminium et la Batyline pour un ensemble de chaises et d’une table, et un lounger. Pour composer son ensemble, le client a le choix dans la gamme de revêtements des assises, mais aussi pour le plateau de la table, en verre laqué. Cependant, pour Nicolas Sommereux, la deuxième collection, Tandem, marque vraiment le début d’Ego Paris  : « C’est un produit très atypique, sur lequel on va chercher la convivialité.  C’est notre marque de fabrique : un bain de soleil qui se combine avec une plage où poser un verre. » On retrouve le Batyline pour le confort de l’assise et l’éventail de couleurs, et une structure en aluminium, avec cette fois cette plage en teck ou en Corian qui fait la différence. Récompensée d’un Red Dot Award en 2008, cette création reste l’un des produits phares de la société plus de dix ans après. Forte de son succès, Ego Paris pousse un cran plus loin les possibilités de combinaisons avec la ligne Kama. Cette fois, au-delà des revêtements, la structure est aussi composable, ainsi la collection fonctionne sur un ensemble modulable que l’on agence en canapé, méridienne ou lounger en adaptant le coussinage. L’assise est accompagnée d’une table basse, dont le plateau se relève : « À l’extérieur, on reçoit en cassant les codes. Là, on passe au déjeuner en restant dans le canapé. » Pour assurer le confort et garder ce positionnement haut de gamme, les lattes seront issues de l’industrie du sommier.

Jusque-là, le design était réalisé en interne, mais, selon Nicolas Sommereux, « on se bridait, on dessinait en fonction de ce que l’on savait fabriquer ». Les trois frères décident ainsi de franchir une étape et de faire appel à Emmanuelle Legavre pour un produit ludique. Ce sera la collection Kube, qui s’empile, se déploie, à partir d’une ligne très moderne et d’une base simple.

Suivra la collection Hive, dessinée par Fabrice Berrux, qui part d’un principe de ruche  : des modules hexagonaux qu’on assemble, avec une multitude de coussins pour former un cocon familial. En 2016, la marque se pose et décide de mettre à plat l’ensemble de ses gammes. « Dans l’histoire d’Ego Paris, chacun est arrivé avec ses idées de coloris. Nos gammes de couleurs ont évolué au gré de nos collections et de nos rencontres avec ceux qui les ont conçues. Cette année, nous avons fait un gros travail de refonte de nos palettes de couleurs et de matières. Notre objectif était d’avoir une offre plus cohérente qui fonctionne avec toutes nos collections. L’idée est d’ouvrir une palette de couleurs utilisables sur l’ensemble des gammes.  » Dans les faits, la clientèle évite les couleurs vives, ou alors par petites touches, «  les gens aiment surtout le blanc, les gris, les tons neutres, ils ont plus peur de se tromper que de se lasser. On se rassure en revenant sur ce qui est présenté en magasin ou en photo d’ambiance dans les catalogues. On le voit car lorsqu’on y présente des collections audacieuses, elles sont validées. Ainsi, lors du cobranding que l’on a développé avec Missoni Home pour la collection Hive, j’ai été surpris de la forte adhésion des gens ».

Pour conserver cet ADN fort de personnalisation, les trois frères se sont concentrés sur les propositions de revêtements, à l’image de ce travail fait sur le Stamskin One, que le public pouvait découvrir au dernier Maison  &  Objet. Ce tissu enduit, très naturel au toucher, rappelle la texture dite « peau de pêche ». Sont travaillées aussi les structures, «  jusqu’à présent, les revêtements externes étaient en fil de polyester teint dans la masse, avec un toucher synthétique peu agréable. Depuis deux ou trois ans, on se rapproche du toucher des matériaux propres à l’intérieur ». Une collaboration particulière est montée avec Ferrari pour concevoir de nouveaux tissages pour leurs toiles Batyline. Pour rester dans cette ligne «  personnalisation et convivialité », Ego Paris mise également sur l’accessoirisation. Une évidence avec la table Extrados : le système est composé de deux plateaux et d’un chemin de table en teck, en Corian ou aluminium, qui peut être complété par un bac, un billot, un porte-couteaux… La collection Hive vient, elle, de s’équiper de bacs qui reprennent cette forme de calisson, qui fonctionnent parfaitement avec la base hexagonale de l’ensemble.

ego paris mobilier extérieur
Collection Kama
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